Par Daniel DEVOS

Ah! Si on avait pris Jean-François De Sart... Tout cela ne serait pas arrivé. Mais on n'en voulait pas, du bon Jean-François. Surtout en Flandres. Trop gentil, trop inexpérimenté, manque de personnalité, absence de palmarès (c'est sûr, une demi-finale de championnat d'Europe et une demi-finale de Jeux Olympiques, cela ne représente rien). Trop... wallon (on préférait un Hollandais). De Sart n'offrait pas assez de garanties.

C'est sûr, Advocaat, il en offrait, des garanties. On voit aujourd'hui où il nous a menés: cinq matches amicaux (trois victoires et deux défaites), quelques centaines de milliers d'euros évaporés dans la nature (ou plutôt dans les caisses de l'Hôtel Conrad et des compagnies d'aviation de première classe).

Ceux qui, en août 2008, après la quatrième place de Pékin (seule nation européenne dans le dernier carré), n'avaient pas voulu de De Sart, doivent se poser la question: ne serait-on pas plus loin, aujourd'hui, avec le brave Jules qu'avec cet Advocaat de diable? Pourquoi ne l'a-t-on pas laissé grandir avec un groupe qu'il avait lui-même construit? Aujourd'hui, on doit de nouveau tout recommencer de zéro. On avait déjà perdu deux ans avec Vandereycken, voilà qu'on perd encore six mois avec un Hollandais volant...

Par Daniel DEVOSAh! Si on avait pris Jean-François De Sart... Tout cela ne serait pas arrivé. Mais on n'en voulait pas, du bon Jean-François. Surtout en Flandres. Trop gentil, trop inexpérimenté, manque de personnalité, absence de palmarès (c'est sûr, une demi-finale de championnat d'Europe et une demi-finale de Jeux Olympiques, cela ne représente rien). Trop... wallon (on préférait un Hollandais). De Sart n'offrait pas assez de garanties. C'est sûr, Advocaat, il en offrait, des garanties. On voit aujourd'hui où il nous a menés: cinq matches amicaux (trois victoires et deux défaites), quelques centaines de milliers d'euros évaporés dans la nature (ou plutôt dans les caisses de l'Hôtel Conrad et des compagnies d'aviation de première classe). Ceux qui, en août 2008, après la quatrième place de Pékin (seule nation européenne dans le dernier carré), n'avaient pas voulu de De Sart, doivent se poser la question: ne serait-on pas plus loin, aujourd'hui, avec le brave Jules qu'avec cet Advocaat de diable? Pourquoi ne l'a-t-on pas laissé grandir avec un groupe qu'il avait lui-même construit? Aujourd'hui, on doit de nouveau tout recommencer de zéro. On avait déjà perdu deux ans avec Vandereycken, voilà qu'on perd encore six mois avec un Hollandais volant...