Depuis qu'il a pris le relais de Luis Aragonés à la tête de l'équipe nationale espagnole, en 2008 après le succès à l'Euro, Vicente Del Bosque n'avait subi qu'une seule défaite: en Afrique du Sud, contre les Etats-Unis, en demi-finale de la Coupe des Confédérations. A part cela, rien que des victoires (24 en 25 matches), même pas le moindre petit match nul. Sa deuxième défaite, c'est de nouveau en Afrique du Sud qu'il l'a subie: hier après-midi, contre la Suisse, pour son premier match à la Coupe du Monde.

Malgré le statut de favori que lui prêtaient les bookmakers, et malgré l'euphorie qui régnait au pays, on le sentait un peu. Les derniers matches amicaux n'avaient pas été très convaincants et des joueurs importants, comme Fernando Torres, Andrés Iniesta et Cesc Fabregas s'étaient blessés deux mois avant le début de la compétition. La saison avait aussi été très longue pour tous les internationaux espagnols. Du coup, la crainte de voir l'Espagne échouer dans une grande compétition après avoir dominé la phase qualificative de la tête et des épaules, ressurgit.

Rien n'est perdu, évidemment. La Roja est parfaitement capable de battre le Chili et le Honduras. Mais elle a semblé manquer de fraîcheur, sans pouvoir d'accélération.

Quant au pays hôte, l'Afrique du Sud, il risque bien de devenir le premier pays organisateur éliminé dès le premier tour de sa compétition. Tout au moins dans une Coupe du Monde. Car, en championnat d'Europe, c'est déjà fait: c'était la... Belgique, lors de l'Euro 2000.

Daniel Devos

Depuis qu'il a pris le relais de Luis Aragonés à la tête de l'équipe nationale espagnole, en 2008 après le succès à l'Euro, Vicente Del Bosque n'avait subi qu'une seule défaite: en Afrique du Sud, contre les Etats-Unis, en demi-finale de la Coupe des Confédérations. A part cela, rien que des victoires (24 en 25 matches), même pas le moindre petit match nul. Sa deuxième défaite, c'est de nouveau en Afrique du Sud qu'il l'a subie: hier après-midi, contre la Suisse, pour son premier match à la Coupe du Monde. Malgré le statut de favori que lui prêtaient les bookmakers, et malgré l'euphorie qui régnait au pays, on le sentait un peu. Les derniers matches amicaux n'avaient pas été très convaincants et des joueurs importants, comme Fernando Torres, Andrés Iniesta et Cesc Fabregas s'étaient blessés deux mois avant le début de la compétition. La saison avait aussi été très longue pour tous les internationaux espagnols. Du coup, la crainte de voir l'Espagne échouer dans une grande compétition après avoir dominé la phase qualificative de la tête et des épaules, ressurgit. Rien n'est perdu, évidemment. La Roja est parfaitement capable de battre le Chili et le Honduras. Mais elle a semblé manquer de fraîcheur, sans pouvoir d'accélération. Quant au pays hôte, l'Afrique du Sud, il risque bien de devenir le premier pays organisateur éliminé dès le premier tour de sa compétition. Tout au moins dans une Coupe du Monde. Car, en championnat d'Europe, c'est déjà fait: c'était la... Belgique, lors de l'Euro 2000. Daniel Devos