D'après les prévisionnistes, l'un ou l'autre ténor du football africain était susceptible de jouer le rôle de trouble-fête à la Coupe du Monde. Après une dizaine de jours de compétition, il faut toutefois se rendre à l'évidence: ce n'est pas encore cette année que les représentants du continent noir décrocheront la timbale.

Une fois n'est pas coutume, certains, comme le Nigeria et l'Algérie notamment, auront payé cher les errances de leur gardien Vincent Eyeama et Faouzi Chaouchi. Mais ce qui frappe surtout, c'est l'indigence offensive, chez eux comme chez les autres. Fini le temps où les Super Eagles du Nigéria s'appuyaient sur le savoir-faire d'éléments talentueux, tels Jay-Jay Okocha, Daniel Amokachi ou Finidi George. Idem pour les Fennecs algériens où l'on cherche en vain les successeurs des Lakhdar Belloumi, Rabah Madjer, Mustapha Dahleb et Salah Assad.

Aujourd'hui, signe des temps, tous les joueurs semblent bel et bien coulés dans le même moule et cette uniformité engendre à la fois carences et ennui.

Bruno Govers

D'après les prévisionnistes, l'un ou l'autre ténor du football africain était susceptible de jouer le rôle de trouble-fête à la Coupe du Monde. Après une dizaine de jours de compétition, il faut toutefois se rendre à l'évidence: ce n'est pas encore cette année que les représentants du continent noir décrocheront la timbale. Une fois n'est pas coutume, certains, comme le Nigeria et l'Algérie notamment, auront payé cher les errances de leur gardien Vincent Eyeama et Faouzi Chaouchi. Mais ce qui frappe surtout, c'est l'indigence offensive, chez eux comme chez les autres. Fini le temps où les Super Eagles du Nigéria s'appuyaient sur le savoir-faire d'éléments talentueux, tels Jay-Jay Okocha, Daniel Amokachi ou Finidi George. Idem pour les Fennecs algériens où l'on cherche en vain les successeurs des Lakhdar Belloumi, Rabah Madjer, Mustapha Dahleb et Salah Assad. Aujourd'hui, signe des temps, tous les joueurs semblent bel et bien coulés dans le même moule et cette uniformité engendre à la fois carences et ennui. Bruno Govers