En attendant le procès sur les matches truqués en championnat de Belgique, La Dernière Heure/Les Sports avance aujourd'hui des chiffres précis, non confirmés par les autorités judiciaires. Il y aurait au total 35 inculpés et les joueurs corrompus auraient touché, au total, 826.500 euros.

C'est Laurent Fassotte qui aurait empoché le plus d'argent sale (140.500 euros), devant Laurent Delorge et Yves Van der Straeten (120.500), Igor Nikolovski (117.500) et Marius Mitu (108.500). Tous des footballeurs à l'époque au Lierse. Sont aussi mentionnés: Cliff Mardurlier (Lierse, 67.000 euros), Paul Put (Lierse, 50.000), Mario Espartero (La Louvière, 30.000), Hasan Kacic (Lierse, 27.000), Patrick Deman (Lierse, 25.000) et Dusan Belic (Saint-Trond, 7000).

Selon le parquet fédéral, 19 matches (dont 18 de D1) auraient été arrangés entre novembre 2004 et octobre 2005. Des joueurs auraient aussi refusé de se laisser acheter: Alex Teklak (La Louvière, on lui aurait proposé deux fois 100.000 euros) et Laurent Wuillot (Brussels). Seraient inculpés pour avoir trempé dans le scandale: les avocats Laurent Denis et Christiaan De Nyn. Gilbert Bodart, lui, n'aurait pas accepté d'argent pour manipuler des matches de son équipe.

L'ombre chinoise

Le principal intéressé dans cette affaire, Zheyun Ye, reste cependant introuvable par les autorités judiciaires et policières. Son visage était connu mais il s'est fondu à jamais dans l'immense population de son pays. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin à une époque où la justice s'apprête à demander des comptes aux personnes impliquées dans le scandale des matches truqués.

Pourtant, les faits qui datent de 2004 à 2006 ne pourront être véritablement éclairés qu'avec l'arrestation de Zheyun Ye. Plusieurs équipes de journalistes l'ont cherché en vain à travers toute la Chine et spécialement dans la région de Shanghai. A-t-il été liquidé par la mafia chinoise après ses aventures en Europe? Il en a longtemps été question pour cette ombre chinoise désormais aussi discrète que le Yéti.

La semaine passée, un homme d'affaires belge attentif nous a contactés: "Ye est vivant. Il s'est installé dans une grande ville. Une relation chinoise fiable l'a localisé par le plus grand des hasards. Cette relation le connaît. Au cours d'un bavardage, il avait été question de ce Chinois qui avait sévi dans le football. Pendant cette conversation, ils ont retrouvé une photo de Ye sur internet. Et à sa grande surprise, le businessman chinois aurait reconnu Ye. Il a pris un sérieux coup de vieux et aurait probablement subi quelques opérations de chirurgie esthétique. Il mènerait une vie discrète mais confortable, entouré par plusieurs femmes."

Dossier à suivre mais l'homme qui a été localisé dans une des métropoles chinoises a eu des affaires à Paris: exactement comme Ye. Alors, preuve de plus ou double coïncidence? Et que faire si cette découverte se confirmait? L'homme d'affaires européen qui évoque cette rencontre s'interroge. Que doit-il faire de ce qui pourrait être une bombe? Ne mettrait-il pas ses activités en danger sans vérifier attentivement ses affirmations? Pour le moment, il a opté pour la plus grande discrétion.

Pierre Danvoye et Pierre Bilic

En attendant le procès sur les matches truqués en championnat de Belgique, La Dernière Heure/Les Sports avance aujourd'hui des chiffres précis, non confirmés par les autorités judiciaires. Il y aurait au total 35 inculpés et les joueurs corrompus auraient touché, au total, 826.500 euros. C'est Laurent Fassotte qui aurait empoché le plus d'argent sale (140.500 euros), devant Laurent Delorge et Yves Van der Straeten (120.500), Igor Nikolovski (117.500) et Marius Mitu (108.500). Tous des footballeurs à l'époque au Lierse. Sont aussi mentionnés: Cliff Mardurlier (Lierse, 67.000 euros), Paul Put (Lierse, 50.000), Mario Espartero (La Louvière, 30.000), Hasan Kacic (Lierse, 27.000), Patrick Deman (Lierse, 25.000) et Dusan Belic (Saint-Trond, 7000).Selon le parquet fédéral, 19 matches (dont 18 de D1) auraient été arrangés entre novembre 2004 et octobre 2005. Des joueurs auraient aussi refusé de se laisser acheter: Alex Teklak (La Louvière, on lui aurait proposé deux fois 100.000 euros) et Laurent Wuillot (Brussels). Seraient inculpés pour avoir trempé dans le scandale: les avocats Laurent Denis et Christiaan De Nyn. Gilbert Bodart, lui, n'aurait pas accepté d'argent pour manipuler des matches de son équipe. L'ombre chinoiseLe principal intéressé dans cette affaire, Zheyun Ye, reste cependant introuvable par les autorités judiciaires et policières. Son visage était connu mais il s'est fondu à jamais dans l'immense population de son pays. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin à une époque où la justice s'apprête à demander des comptes aux personnes impliquées dans le scandale des matches truqués. Pourtant, les faits qui datent de 2004 à 2006 ne pourront être véritablement éclairés qu'avec l'arrestation de Zheyun Ye. Plusieurs équipes de journalistes l'ont cherché en vain à travers toute la Chine et spécialement dans la région de Shanghai. A-t-il été liquidé par la mafia chinoise après ses aventures en Europe? Il en a longtemps été question pour cette ombre chinoise désormais aussi discrète que le Yéti. La semaine passée, un homme d'affaires belge attentif nous a contactés: "Ye est vivant. Il s'est installé dans une grande ville. Une relation chinoise fiable l'a localisé par le plus grand des hasards. Cette relation le connaît. Au cours d'un bavardage, il avait été question de ce Chinois qui avait sévi dans le football. Pendant cette conversation, ils ont retrouvé une photo de Ye sur internet. Et à sa grande surprise, le businessman chinois aurait reconnu Ye. Il a pris un sérieux coup de vieux et aurait probablement subi quelques opérations de chirurgie esthétique. Il mènerait une vie discrète mais confortable, entouré par plusieurs femmes." Dossier à suivre mais l'homme qui a été localisé dans une des métropoles chinoises a eu des affaires à Paris: exactement comme Ye. Alors, preuve de plus ou double coïncidence? Et que faire si cette découverte se confirmait? L'homme d'affaires européen qui évoque cette rencontre s'interroge. Que doit-il faire de ce qui pourrait être une bombe? Ne mettrait-il pas ses activités en danger sans vérifier attentivement ses affirmations? Pour le moment, il a opté pour la plus grande discrétion.Pierre Danvoye et Pierre Bilic