Manzano, qui avait déjà dénoncé les pratiques dopantes au sein de Kelme en 2004, a redécrit le système. Il a donné une longue liste de produits dopants prescrits par les docteurs de l'époque. Hormones de croissance, hormone féminine (HMG), Androgel (testostérone), cortisone, Actovegin (sang de veau), nandrolone, EPO russe et chinoise et albumine pour faire baisser l'hématocrite, tous ces produits - en plus des autotransfusions - étaient livrés à Manzano et à d'autres coureurs de Kelme par Eufemiano Fuentes. L'ex-coureur est revenu sur l'épisode de son évanouissement sur le Tour de France 2003. "Au matin de la 7-ème étape, le directeur (Vicente Belda) m'a envoyé voir le médecin (Walter Viru) dans sa chambre. Celui-ci m'a injecté 50 ml d'Oxyglobin (hémoglobine d'origine canine). Durant l'étape je m'échappe, mais je commence à me sentir mal et je m'évanouis. On m'a emmené à l'hôpital où les directeurs sportifs sont venus expressément me voir pour me dire de ne surtout pas dire ce qu'ils m'avaient donné, qu'on risquait tous la prison". Les coureurs de l'équipe Kelme de l'époque s'étaient tous dopés, à l'exception de Juan Miguel Cuenca Martinez, qui avait un problème d'inflammation des veines, a expliqué Manzano. (CER)

Manzano, qui avait déjà dénoncé les pratiques dopantes au sein de Kelme en 2004, a redécrit le système. Il a donné une longue liste de produits dopants prescrits par les docteurs de l'époque. Hormones de croissance, hormone féminine (HMG), Androgel (testostérone), cortisone, Actovegin (sang de veau), nandrolone, EPO russe et chinoise et albumine pour faire baisser l'hématocrite, tous ces produits - en plus des autotransfusions - étaient livrés à Manzano et à d'autres coureurs de Kelme par Eufemiano Fuentes. L'ex-coureur est revenu sur l'épisode de son évanouissement sur le Tour de France 2003. "Au matin de la 7-ème étape, le directeur (Vicente Belda) m'a envoyé voir le médecin (Walter Viru) dans sa chambre. Celui-ci m'a injecté 50 ml d'Oxyglobin (hémoglobine d'origine canine). Durant l'étape je m'échappe, mais je commence à me sentir mal et je m'évanouis. On m'a emmené à l'hôpital où les directeurs sportifs sont venus expressément me voir pour me dire de ne surtout pas dire ce qu'ils m'avaient donné, qu'on risquait tous la prison". Les coureurs de l'équipe Kelme de l'époque s'étaient tous dopés, à l'exception de Juan Miguel Cuenca Martinez, qui avait un problème d'inflammation des veines, a expliqué Manzano. (CER)