Cette saison, le Sporting de Charleroi avait décidé de communiquer (sauf avec Sport/Foot Magazine). Et pourtant, de la conférence de presse annonçant le limogeage de Jacky Mathijssen, on a surtout pu constater que de communication, il n'y en avait plus entre les différents étages du club. "On se réveille avec la gueule de bois. On a reçu un grand coup sur la tête", a débuté le secrétaire général Pierre-Yves Hendrickx avant que Mogi Bayat ne commente: "Nous avons pris acte de la décision du président Abbas Bayat de mettre fin au contrat de travail de notre entraîneur. Si vous avez des questions, prenez votre GSM et appelez le président. Dans toutes les entreprises, il y a toujours quelqu'un qui est au sommet de l'organigramme et qui a le pouvoir décisionnel." Le directeur commercial Mehdi Bayat ajoutait lui: "Qu'on soit d'accord ou pas, on doit continuer à faire notre travail. On gère les affaires courantes."

Ceux qui gèrent au quotidien le club n'étaient donc pas d'accord avec la décision présidentielle et étaient très peu informés quant au nom du successeur et à la mise en place (et la durée) de l'intérim assuré par l'adjoint Tibor Balog.

Abbas a donc pris cette décision seul. Une décision d'ailleurs pas si étonnante que cela puisque, pendant trois ans, Abbas a toujours refusé le retour de Mathijssen, n'ayant pas digéré son départ. C'est donc à force de persuasion que l'entraîneur limbourgeois avait été imposé par Mogi Bayat. Mais depuis le début, il était clair qu'on ne laisserait rien passer à Mathijssen. Et certainement pas deux 5-0 (un à Genk et un contre Bruges). Il y a un mois, un manager avait d'ailleurs déjà cherché à joindre le président pour lui proposer un entraîneur. Et Abbas lui avait même donné rendez-vous à Bruxelles.
Il ne manquait plus que l'étincelle (ou le dernier clou du cercueil) pour acter le départ de Mathijssen.

Le retour aux vestiaires, après la débâcle brugeoise, a servi de déclencheur puisqu'un violent échange verbal a opposé le président à son entraîneur (certains médias ont même affirmé que les deux hommes en étaient presque venus aux mains, ce que Mogi Bayat a démenti). Ce qui n'est pas sans rappeler l'échange musclé entre les mêmes hommes, à la fin d'un Charleroi-Anderlecht, ou le dialogue entre Abbas et Tommy Craig lors d'un Westerlo-Charleroi la saison passée.

Le limogeage de Mathijssen marque donc les limites de la zone d'influence de Mogi Bayat, fortement marqué par le départ de l'entraîneur limbourgeois. "C'est une décision qui tombe à un moment difficile, dans une semaine difficile (Charleroi se déplace ce mardi au Standard) et qui touche un entraîneur pour lequel j'ai le plus grand respect."

Stephane Vande Velde

Cette saison, le Sporting de Charleroi avait décidé de communiquer (sauf avec Sport/Foot Magazine). Et pourtant, de la conférence de presse annonçant le limogeage de Jacky Mathijssen, on a surtout pu constater que de communication, il n'y en avait plus entre les différents étages du club. "On se réveille avec la gueule de bois. On a reçu un grand coup sur la tête", a débuté le secrétaire général Pierre-Yves Hendrickx avant que Mogi Bayat ne commente: "Nous avons pris acte de la décision du président Abbas Bayat de mettre fin au contrat de travail de notre entraîneur. Si vous avez des questions, prenez votre GSM et appelez le président. Dans toutes les entreprises, il y a toujours quelqu'un qui est au sommet de l'organigramme et qui a le pouvoir décisionnel." Le directeur commercial Mehdi Bayat ajoutait lui: "Qu'on soit d'accord ou pas, on doit continuer à faire notre travail. On gère les affaires courantes." Ceux qui gèrent au quotidien le club n'étaient donc pas d'accord avec la décision présidentielle et étaient très peu informés quant au nom du successeur et à la mise en place (et la durée) de l'intérim assuré par l'adjoint Tibor Balog. Abbas a donc pris cette décision seul. Une décision d'ailleurs pas si étonnante que cela puisque, pendant trois ans, Abbas a toujours refusé le retour de Mathijssen, n'ayant pas digéré son départ. C'est donc à force de persuasion que l'entraîneur limbourgeois avait été imposé par Mogi Bayat. Mais depuis le début, il était clair qu'on ne laisserait rien passer à Mathijssen. Et certainement pas deux 5-0 (un à Genk et un contre Bruges). Il y a un mois, un manager avait d'ailleurs déjà cherché à joindre le président pour lui proposer un entraîneur. Et Abbas lui avait même donné rendez-vous à Bruxelles. Il ne manquait plus que l'étincelle (ou le dernier clou du cercueil) pour acter le départ de Mathijssen. Le retour aux vestiaires, après la débâcle brugeoise, a servi de déclencheur puisqu'un violent échange verbal a opposé le président à son entraîneur (certains médias ont même affirmé que les deux hommes en étaient presque venus aux mains, ce que Mogi Bayat a démenti). Ce qui n'est pas sans rappeler l'échange musclé entre les mêmes hommes, à la fin d'un Charleroi-Anderlecht, ou le dialogue entre Abbas et Tommy Craig lors d'un Westerlo-Charleroi la saison passée. Le limogeage de Mathijssen marque donc les limites de la zone d'influence de Mogi Bayat, fortement marqué par le départ de l'entraîneur limbourgeois. "C'est une décision qui tombe à un moment difficile, dans une semaine difficile (Charleroi se déplace ce mardi au Standard) et qui touche un entraîneur pour lequel j'ai le plus grand respect."Stephane Vande Velde