Alors que notre consultant Marc Degryse se demande en nos colonnes comment faire pour restaurer l'image de la Coupe de Belgique, en allant jusqu'à envisager la suppression de l'épreuve tant les équipes s'en désintéressent, on a vécu hier des émotions rares en Coupe de France. Qui n'ont pas été générées par Bordeaux, Lyon ou l'OM, mais par la petite équipe amateur de Quevilly (D4) qui a sorti Boulogne (après avoir déjà sorti Rennes, Angers et Pacy aux tours précédents) et se retrouve en demi-finale.

La différence se situe sans doute là: en Belgique, au lieu de s'enthousiasmer devant d'éventuels exploits des petits poucets, on pleure l'élimination des grands. On va même jusqu'à "protéger" les grands pour qu'ils aillent le plus loin possible: matches aller-retour, et s'il n'y a qu'un seul match (lors des premiers tours), possibilité d'inversion des terrains, toujours dans le même sens évidemment: ce n'est jamais le "grand" qui va demander de déplacer son match sur le terrain du petit.

En France, c'est le contraire: avant même le tirage au sort, Quevilly est déjà certain d'accueillir son prochain adversaire à domicile en demi-finale. Ou plutôt à Rouen, car son stade est trop petit. En France, c'est toujours le petit qui reçoit. Et il n'y a personne pour se demander: Quevilly pourrait-il dignement représenter la France en Europa League s'il y accède?

Si l'on veut redynamiser la Coupe de Belgique, il serait peut-être temps d'en revenir à l'essentiel. Qualification en une manche, à tous les tours, et avantage du terrain aux clubs des divisions inférieures. Et si le terrain d'Heppignies ne permet pas d'accueillir le Standard, qu'on joue le match au Mambourg, mais pas à Sclessin!

A quand Bertrix en demi-finale devant les caméras de la RTBF? Et avec des sourires radieux...

Daniël Devos

Alors que notre consultant Marc Degryse se demande en nos colonnes comment faire pour restaurer l'image de la Coupe de Belgique, en allant jusqu'à envisager la suppression de l'épreuve tant les équipes s'en désintéressent, on a vécu hier des émotions rares en Coupe de France. Qui n'ont pas été générées par Bordeaux, Lyon ou l'OM, mais par la petite équipe amateur de Quevilly (D4) qui a sorti Boulogne (après avoir déjà sorti Rennes, Angers et Pacy aux tours précédents) et se retrouve en demi-finale. La différence se situe sans doute là: en Belgique, au lieu de s'enthousiasmer devant d'éventuels exploits des petits poucets, on pleure l'élimination des grands. On va même jusqu'à "protéger" les grands pour qu'ils aillent le plus loin possible: matches aller-retour, et s'il n'y a qu'un seul match (lors des premiers tours), possibilité d'inversion des terrains, toujours dans le même sens évidemment: ce n'est jamais le "grand" qui va demander de déplacer son match sur le terrain du petit. En France, c'est le contraire: avant même le tirage au sort, Quevilly est déjà certain d'accueillir son prochain adversaire à domicile en demi-finale. Ou plutôt à Rouen, car son stade est trop petit. En France, c'est toujours le petit qui reçoit. Et il n'y a personne pour se demander: Quevilly pourrait-il dignement représenter la France en Europa League s'il y accède?Si l'on veut redynamiser la Coupe de Belgique, il serait peut-être temps d'en revenir à l'essentiel. Qualification en une manche, à tous les tours, et avantage du terrain aux clubs des divisions inférieures. Et si le terrain d'Heppignies ne permet pas d'accueillir le Standard, qu'on joue le match au Mambourg, mais pas à Sclessin! A quand Bertrix en demi-finale devant les caméras de la RTBF? Et avec des sourires radieux...Daniël Devos