16 clubs, 72 arrivées en 31 jours: en moyenne, chaque équipe a fait venir 4,5 nouveaux joueurs ! Il y a celles qui n'ont opéré que des retouches chirurgicales dans leur noyau. Courtrai n'a pris qu'un seul nouveau joueur. Genk s'est contenté de deux renforts. Charleroi, Lokeren et Malines ont fait trois opérations entrantes.

Le cas d'Anderlecht est particulier: il y a eu six transferts, mais ils ont été faits essentiellement en prévision de la prochaine saison car des pièces maîtresses (Jovanovic, Mbokani, Biglia, Kouyaté) ont de bonnes chances de partir l'été prochain. Pour toutes ces équipes, la campagne de janvier a été sage, justifiée. Mais dans plusieurs clubs, on voit des débordements. Six nouveaux joueurs à Waasland-Beveren, sept à Gand et au Standard, huit au Beerschot. Comme par hasard, ce sont toutes des équipes dont la direction s'est plantée dans son recrutement d'été. Dans la plupart des cas, il y a à la tête de ces clubs des patrons immensément riches qui peuvent se permettre de corriger leurs mauvaises décisions en sortant simplement leur portefeuille. C'est une insulte aux présidents moins nantis et qui n'ont pas fait n'importe quoi pendant les grandes vacances. Par exemple, si Charleroi se fait manger prochainement par Gand, le Beerschot ou le Lierse, il y aura un côté illogique. Le Sporting travaille bien depuis plusieurs mois avec un train de vie limité mais est à présent menacé par des financiers qui se sont plantés.


Par Pierre Danvoye

16 clubs, 72 arrivées en 31 jours: en moyenne, chaque équipe a fait venir 4,5 nouveaux joueurs ! Il y a celles qui n'ont opéré que des retouches chirurgicales dans leur noyau. Courtrai n'a pris qu'un seul nouveau joueur. Genk s'est contenté de deux renforts. Charleroi, Lokeren et Malines ont fait trois opérations entrantes. Le cas d'Anderlecht est particulier: il y a eu six transferts, mais ils ont été faits essentiellement en prévision de la prochaine saison car des pièces maîtresses (Jovanovic, Mbokani, Biglia, Kouyaté) ont de bonnes chances de partir l'été prochain. Pour toutes ces équipes, la campagne de janvier a été sage, justifiée. Mais dans plusieurs clubs, on voit des débordements. Six nouveaux joueurs à Waasland-Beveren, sept à Gand et au Standard, huit au Beerschot. Comme par hasard, ce sont toutes des équipes dont la direction s'est plantée dans son recrutement d'été. Dans la plupart des cas, il y a à la tête de ces clubs des patrons immensément riches qui peuvent se permettre de corriger leurs mauvaises décisions en sortant simplement leur portefeuille. C'est une insulte aux présidents moins nantis et qui n'ont pas fait n'importe quoi pendant les grandes vacances. Par exemple, si Charleroi se fait manger prochainement par Gand, le Beerschot ou le Lierse, il y aura un côté illogique. Le Sporting travaille bien depuis plusieurs mois avec un train de vie limité mais est à présent menacé par des financiers qui se sont plantés. Par Pierre Danvoye