Par Frédéric Waseige

21 grammes, le poids de l'âme et, parfois, des tonnes pour le poids du vague à l'âme. Celui qui pèse sur les esprits de certains acteurs de la super production qu'est la Ligue des Champions. Elle a repris ses droits avec quelques erreurs de casting.

Flash-back sur des miraculés de Lyon bien burnés. Trop de chance a borné leur parcours. 7 buts à Zagreb ? Ok, possible. Le foot et ses impossibles rêves font de ce sport le roi de la jungle appelée sport business. Le cauchemar, c'est à 1.400 km de là. Deux erreurs d'arbitrages qui pénalisent son concurrent pour la qualif. Deux buts annulés à l'Ajax. La différence se fait là. Sur la décision d'un juge de touche qui devrait être mis hors-jeu. Son âme fait toujours 21 grammes. Et ses remords ? L'humain, toujours l'humain.

Plus aléatoire, le tirage ! Lyon y gagne aussi. Il tombe sur le premier que tous les deuxièmes de classe ont rêvé de tirer : Apoel Nicosie, qualifié avec une différence de but de... 0. Le moins de buts inscrits, le moins de tirs tentés (6/match), le plus de concédés (23/match) et le plus de cartons jaunes. Quasi le choix des armes pour Lyon. L'Apoel a commencé son parcours du combattant le 13 juillet. Mais tant mieux que ce club chypriote soit en huitièmes. Génial, même.

Pendant ce temps-là, les Manchester ont des problèmes de gâchettes. United, le club le plus puissant du monde, dehors. City, le plus riche, dehors. Un milliard d'euro investis par le Cheik Mansour mais la suite de la compète se fera en D2 européenne. Des nouveaux riches, il y en a d'autres en 1/8es. D'ailleurs, j'y suis. Pendant que vous lisez ceci, je suis à Moscou qui, hier, a défié le grand Real Madrid. Là aussi, la qualif du CSKA tient du miracle. 85e minute du dernier match de la phase de groupe, les Russes sont derniers. Milito touche la latte. Au lieu d'un enterrement, c'est une renaissance car une minute plus tard, c'est 1-2. Ils passent deuxième et se qualifient. La couronne mortuaire est pour Lille et Trabzonspor qui regardent passer le cortège. En une minute, le CSKA passe de rien au jackpot.

Gros lot pour les Russes. Deux clubs passent. Comme l'Angleterre. Historique pour les uns, catastrophique pour les autres. 12 ans que ça n'était plus arrivé aux Anglais. Le foot change. La preuve, un foot italien en crise de tout se retrouve avec trois qualifiés. Son réalisme est éternel.

Cinq des 16 qualifiés sont passés par les tours préliminaires, il n'y a que l'Apoel Nicosie qui a créé l'exploit. Pour Arsenal, le Bayern, Benfica et Lyon c'est plus l'abondance nationale qui les a obligés à insister sur les importants préliminaires, indispensables pour un bon orgasme. D'ailleurs, cinq équipes sont passées par-là avant de caresser la belle aux grandes oreilles. On a même eu droit à une finale avec deux équipes "repêchées". Et quelle finale. Celle de 99 entre Man U et le Bayern ! La prochaine, ce sera à Munich. Bayern-Apoel en finale. On parie, on en rit ou on en jouit déjà ?

Par Frédéric Waseige21 grammes, le poids de l'âme et, parfois, des tonnes pour le poids du vague à l'âme. Celui qui pèse sur les esprits de certains acteurs de la super production qu'est la Ligue des Champions. Elle a repris ses droits avec quelques erreurs de casting. Flash-back sur des miraculés de Lyon bien burnés. Trop de chance a borné leur parcours. 7 buts à Zagreb ? Ok, possible. Le foot et ses impossibles rêves font de ce sport le roi de la jungle appelée sport business. Le cauchemar, c'est à 1.400 km de là. Deux erreurs d'arbitrages qui pénalisent son concurrent pour la qualif. Deux buts annulés à l'Ajax. La différence se fait là. Sur la décision d'un juge de touche qui devrait être mis hors-jeu. Son âme fait toujours 21 grammes. Et ses remords ? L'humain, toujours l'humain. Plus aléatoire, le tirage ! Lyon y gagne aussi. Il tombe sur le premier que tous les deuxièmes de classe ont rêvé de tirer : Apoel Nicosie, qualifié avec une différence de but de... 0. Le moins de buts inscrits, le moins de tirs tentés (6/match), le plus de concédés (23/match) et le plus de cartons jaunes. Quasi le choix des armes pour Lyon. L'Apoel a commencé son parcours du combattant le 13 juillet. Mais tant mieux que ce club chypriote soit en huitièmes. Génial, même. Pendant ce temps-là, les Manchester ont des problèmes de gâchettes. United, le club le plus puissant du monde, dehors. City, le plus riche, dehors. Un milliard d'euro investis par le Cheik Mansour mais la suite de la compète se fera en D2 européenne. Des nouveaux riches, il y en a d'autres en 1/8es. D'ailleurs, j'y suis. Pendant que vous lisez ceci, je suis à Moscou qui, hier, a défié le grand Real Madrid. Là aussi, la qualif du CSKA tient du miracle. 85e minute du dernier match de la phase de groupe, les Russes sont derniers. Milito touche la latte. Au lieu d'un enterrement, c'est une renaissance car une minute plus tard, c'est 1-2. Ils passent deuxième et se qualifient. La couronne mortuaire est pour Lille et Trabzonspor qui regardent passer le cortège. En une minute, le CSKA passe de rien au jackpot. Gros lot pour les Russes. Deux clubs passent. Comme l'Angleterre. Historique pour les uns, catastrophique pour les autres. 12 ans que ça n'était plus arrivé aux Anglais. Le foot change. La preuve, un foot italien en crise de tout se retrouve avec trois qualifiés. Son réalisme est éternel. Cinq des 16 qualifiés sont passés par les tours préliminaires, il n'y a que l'Apoel Nicosie qui a créé l'exploit. Pour Arsenal, le Bayern, Benfica et Lyon c'est plus l'abondance nationale qui les a obligés à insister sur les importants préliminaires, indispensables pour un bon orgasme. D'ailleurs, cinq équipes sont passées par-là avant de caresser la belle aux grandes oreilles. On a même eu droit à une finale avec deux équipes "repêchées". Et quelle finale. Celle de 99 entre Man U et le Bayern ! La prochaine, ce sera à Munich. Bayern-Apoel en finale. On parie, on en rit ou on en jouit déjà ?