Toby Alderweireld: « Dans les prochains mois, l’Antwerp occupera la première place, la Belgique la seconde »

Toby Alderweireld va donner la priorité à son club dans les prochains mois. (Photo by Liu Lu/VCG via Getty Images)

La déception de la Coupe du monde au Qatar atténuée, Toby Alderweireld se tourne vers le futur. Le défenseur veut propulser l’Antwerp au sommet et se voit toujours un avenir chez les Diables rouges.

En principe, l’Antwerp sera ton dernier club au plus haut niveau?

ALDERWEIRELD: Je suis super heureux ici et je n’irai plus jamais ailleurs. J’ai donné mon cœur et mon âme à l’Ajax, à Tottenham et à tous les clubs où j’ai joué au football, mais l’Antwerp est encore plus spécial. Si j’avais pu écrire le scénario de ma carrière sur une feuille blanche, j’aurais mis l’Antwerp en première position. Aussi à cause de ma famille. Je vais le redire de manière très romantique: y a-t-il quelque chose de plus beau, en tant que footballeur, que de pouvoir défendre sa propre ville dans le championnat national et en Europe? .

As-tu jamais pensé que tu terminerais ta carrière en Belgique?

ALDERWEIRELD: J’aurais certainement ressenti un manque si je n’avais jamais joué en Belgique. On me pose souvent la même question: ne détestes-tu pas jouer dans les stades belges après avoir regardé la Premier League? Au contraire, j’adore. Avant, je ne voyais ces stades qu’à la télévision et maintenant, je suis moi-même sur le terrain. Mais il y a tellement de facteurs externes qui influencent un transfert que vous ne pouvez pas prédire à quoi ressemblera votre carrière.

La Coupe du monde au Qatar était l’adieu définitif à la génération dorée des Diables rouges. Quel bilan dresses-tu de la meilleure formation belge de ce siècle?

ALDERWEIRELD: Nos performances ont rapporté de l’argent, que la Fédération a utilisé pour financer la construction du centre national d’entraînement à Tubize. Ensemble, on a laissé un héritage pour les générations futures. Je comprends la déception des supporters belges, mais je regrette que l’on ne se souvienne de nous que comme de la génération dorée qui n’a pas décroché de prix.

Combien de temps te vois-tu encore jouer en équipe nationale? Si tu commences les qualifications, l’objectif est quand même de continuer jusqu’à l’EURO?

ALDERWEIRELD: (hoche la tête) Je reste disponible pour le nouveau sélectionneur. D’ici l’EURO 2024, j’aurai 35 ans. Après ça, il sera progressivement temps de se dire au revoir. Il ne faut jamais dire jamais, mais le Qatar a été ma dernière Coupe du monde. Si je veux apporter ce que l’Antwerp attend de moi, j’ai besoin de repos à mon âge. Physiquement et aussi dans ma tête. Je suis fier d’avoir pu jouer plus de 130 matches internationaux pour la Belgique, mais dans les prochains mois, l’Antwerp occupera la première place. La Belgique ne viendra qu’en second lieu.

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