Seraing et Anderlecht joueront gros ce week-end

Seraing et Anderlecht joueront gros ce dimanche. BELGA PHOTO VIRGINIE LEFOUR

Ce dimanche, sur le coup de 16 heures, Serésiens et Anderlechtois joueront gros dans le cadre de la 22e journée de championnat. Les deux clubs battent des records cette saison, malheureusement négatifs… Malheur au vaincu.

Qui aurait cru qu’on parlerait de match à six points pour le maintien dans l’histoire du Sporting d’Anderlecht ? Battus par Zulte Waregem ce jeudi, les Mauves ne possèdent plus que cinq unités d’avance sur leur bourreau, première équipe en position de relégable au classement. Les Métallos occupent une peu envieuse lanterne rouge après leur courte défaite au stade des Eperons d’or, contre Courtrai. Ils accusent cinq points de retard sur Eupen, dont le match contre Genk a été reporté à cause de la neige. Mais pour ne pas voir leurs espoirs de maintien encore se réduire, les Serésiens seraient bien inspirés de battre le club le plus titré de Belgique dans leur stade du Pairay. Sauf que les choses ne sont pas si simples.

Un Pairay maudit

L’antre ne sourit plus trop aux joueurs locaux. Si Seraing a contraint le Standard au partage lors de son dernier match disputé sur ses terres, il n’a toujours pas retrouvé le goût de la victoire. La disette des Metallos au Pairay atteint même un niveau historique dans l’histoire du championnat belge. Seraing n’a ainsi remporté aucun de ses 16 derniers matches à domicile. Battu onze fois, il a aussi concédé le score de parité à cinq reprises. Cette absence de victoires dans ses installations est la plus longue dans le championnat belge depuis… 1987.

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A l’époque, Berchem Sport avait connu 21 rencontres sans succès au Rooi (rebaptisé depuis lors stade Ludo Coeck). Il reste donc cinq rencontres aux Metallos pour ne pas égaler ce triste record. Si Seraing ne remportait pas les trois points au moins une fois au cours de cette période, La Gantoise pourrait devenir la 22e formation consécutive à priver les locaux d’une victoire au Pairay. Et ce ne serait pas un poisson d’avril.

Les Serésiens ne veulent et ne peuvent de toute façon pas attendre jusque-là. Ils ambitionnent donc de mettre un terme à cette spirale négative en s’imposant dès ce dimanche.

Le plus médiocre Anderlecht de l’histoire ?

Il fallait remonter au 27 février 2013 et à un but du regretté Franck Berrier pour trouver trace de la dernière défaite au Parc Astrid d’Anderlecht contre Zulte Waregem. Ce dernier est souvent une victime consentante des Mauves puisque, à l’exception de cette victoire mentionnée, le club fusionné a subi 17 revers et partagé seulement à sept reprises lors de ses visites à l’ombre de Saint-Guidon. Et ce depuis son accession à la D1 lors de la saison 2005-06. Est-ce là le signe que plus rien ne tourne rond dans le club le plus titré du pays ? Sans doute. Car d’autres chiffres illustrent à quel point Anderlecht est malade comme il ne l’a jamais été au cours de sa longue et prestigieuse histoire.

Anderlecht n’y parvient plus. BELGA PHOTO VIRGINIE LEFOUR

Contre l’Essevee, Anderlecht a concédé une onzième défaite en championnat cette saison. Un scénario qui s’était déjà produit lors de la saison 2013-14, sauf que le Sporting avait été sacré champion au bout du compte. Un scénario qu’on ne risque pas de revivre cette fois puisque ce nombre de revers à l’époque avait été obtenu après 40 duels et pas seulement 21 comme aujourd’hui. Le record de défaites du club le plus titré de Belgique remonte à la saison 1930-1931. Anderlecht avait alors connu 14 fois le goût de la défaite. Un record qui semble malheureusement à la portée de cette triste cuvée mauve 2022-23 au goût de mauvais vinaigre.

Le pourcentage de points pris actuellement en championnat par Anderlecht n’est seulement que de 38%. Là aussi, le triste record de la saison 2019-20 (49,4 % des points pris), qu’on ne pensait pas voir battu, risque de voler en éclat à ce rythme. Après 21 rencontres de Pro League, les Mauves n’ont engrangé que 24 points sur 63, soit 38% des points. Et dire qu’avant la reprise du club aux 34 titres de champion par Marc Coucke, le bilan le plus médiocre du RSCA en championnat remontait à la saison 1972-73 lors de laquelle les Bruxellois n’avaient engrangé que 51,1% de points. Grandeur et décadence.