Sandy Walsh et la quête d’une première sélection avec l’Indonésie : « Je pensais qu’ils ne voulaient plus de moi »

Sandy Walsh. BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ
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Sandy Walsh est l’un des incontournables du FC Malines cette saison. Mais en 2023, il espère surtout obtenir sa première sélection internationale sous les couleurs de… l’Indonésie en 2023. Un rêve qu’il poursuit depuis longtemps. Eleven est allé à la rencontre de ce joueur qui a aussi des racines néerlandaises et anglaises.

Vous rencontrez peu de joueurs comme Sandy Walsh dans le milieu du football professionnel. L’arrière droit du FC Malines est né à Bruxelles et peut choisir de mener une carrière internationale pour différents pays. Par exemple, son père est Anglais et sa mère est Irlandaise. De plus, cette dernière est née en Suisse, dispose d’un passeport néerlandais et a des parents indonésiens. On se souvient d’un joueur qui avait autant de possibilités de nationalités en la personne d’Adnan Januzaj. Avant qu’il ne décide de finalement porter les couleurs belges, il était dragué par la moitié de l’Europe. Sans oublier le cas de Mémé Tchite qui pouvait représenter quatre pays d’Afrique.

Bien qu’il ait grandi et a été formé en Belgique, notamment à Anderlecht et à Genk, il a évolué dans toutes les équipes d’âge des Pays-Bas. Avec les U17, il est même devenu champion d’Europe en 2012.

Cependant, son aventure internationale n’a pas été plus loin. Après s’être révélé aux yeux du grand public du coté de Genk, il n’a plus été convoqué et appelé en sélection. Walsh n’est certes pas un mauvais joueur, mais il apparaît bien trop court pour intégrer des sélections où règne une concurrence féroce comme la Belgique ou les Pays-Bas. Voici sept ans, une nouvelle porte s’est ouverte à lui. « Lorsque j’ai atteint les quarts de finale de l’Europa League avec Genk, je me suis soudainement retrouvé à la une de certains journaux indonésiens parce que j’étais un joueur ayant des racines dans le pays », raconte Sandy Walsh à Eleven. « Grâce aux réseaux sociaux, la nouvelle s’est répandue à travers le pays. J’ai aimé cette situation à l’époque. Tout d’un coup, j’ai eu de nouveaux fans. D’où venaient-ils ? Finalement, le sélectionneut national indonésien m’a ensuite contacté via Instagram pour me demander si j’avais vraiment des racines dans ce pays’‘, explique le latéral droit du Malinwa.

« Et c’est ainsi que tout a commencé. J’ai ensuite pris l’avion en direction de la capitale Djakarta pour le rencontrer, ainsi que la Fédération, avec tous les documents officiels », poursuit-il. Mais Walsh n’a pas obtenu un passeport indonésien immédiatement. Après avoir rencontré l’entraîneur et le président de la Fédé, les choses se sont alors compliquées. « De nouvelles personnes sont arrivées aux deux postes et j’ai soudainement perdu mes contacts en Indonésie. C’était le silence le plus complet dans mon dossier de naturalisation », raconte encore Sandy Walsh.

Des années d’attente

Walsh n’a pas abandonné son projet de défendre les couleurs de l’Indonésie, mais dans les années qui ont suivi, il ne s’est plus passé grand-chose. « A un moment, j’ai cru qu’ils ne voulaient plus de moi », explique-t-il. Sa situation sportive s’est ensuite dégradée. A la fin de son contrat à Zulte Waregem, lors de l’été 2020, Walsh n’avait pas retrouvé de club à la fin du mercato estival. « Je pensais alors que l’Indonésie ne voudrait plus me convoquer étant donné que je n’avais aucune équipe où jouer. Je pense que c’était le pire moment de de ma carrière. J’ai souvent pensé que ce n’était plus nécessaire pour moi de rêver à une carrière internationale », détaille le joueur du FC Malines.

Mais en octobre, la roue a tourné. En une semaine, il a reçu une offre de contrat du KaVé ainsi qu’un appel téléphonique de l’un des assistants du sélectionneur national Shin Tae-yong. « Il m’a demandé si j’étais toujours intéressé par la sélection indonésienne. Bien sûr, je l’ai été pendant quatre ans », affirme le natif de Bruxelles.

(Photo by Maarten Straetemans/Isosport)

Le « non » de Malines

Le 22 novembre de l’année dernière, Sandy Walsh devenait enfi citoyen indonésien et pouvait être appelé en équipe nationale. Avec la Coupe de l’AFF, un tournoi réunissant tous les pays asiatiques, qui se profilait à l’horizon, c’était le moment rêvé pour une première convocation. Le tournoi devait commencer le 23 décembre, mais finalement Walsh ne se trouvait parmi les heureux élus devant défendre les couleurs le pays. Le tournoi n’était pas officiel pour la FIFA et l’arrière latéral avait donc besoin de l’accord du FC Malines pour y participer.

Le sélectionneur de l’Indonésie s’est même rendu à Malines pour tenter de convaincre les décideurs des Sang et Or. « Nous sommes parvenus à un accord qui arrangeait tout le monde. Je ne participais qu’à la phase de groupe et ensuite, je retournais en Belgique. Le championnat battait son plein et le club avait besoin de moi », raconte Sandy Walsh.

Ce sera finalement encore un rendez-vous manqué. « Quelques semaines avant le coup d’envoi de l’AFF Cup, le sélectionneur de l’Indonésie a tout d’un coup décidé que l’arrangement entre la Fédération et Malines n’atait pas suffisant. Il voulait que je reste jusqu’à la demi-finale. Je suis donc rentré en Belgique pour obtenir l’accord de Malines. Mais ce dernier a refusé et du coup l’entraîneur ne m’a logiquement pas repris. Même si je comprenais la décision, j’étais très déçu. Je n’allais manquer que deux rencontres avec le KaVé alors que j’attendais cette première sélection depuis sept ans », détaille encore le joueur du FC Malines.

Le latéral droit a donc reporté son rêve à 2023. En espérant que cette fois plus aucun bâton ne vienne se mettre dans ses roues.

Un reportage complet à retrouver sur le site internet d’Eleven Sport.

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