Nos photos marquantes de l’année foot 2022: un maillot bricolé à la CAN et la force de Wouter Vrancken

Pour refermer le chapitre de 2022, la rédaction de Sport/Foot Magazine vous proposera chaque jour deux de ses choix de photos marquantes de l’année écoulée. Aujourd’hui, c’est un maillot un peu particulier lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations et la force de caractère d’un entraîneur belge en tête du championnat qui sont les clichés mis à l’honneur.

Le moment exceptionnel de Chaker

Ce n’est pas l’image qui va le plus rester en mémoire de cette CAN. Lors du huitième de finale entre les Comores et le Cameroun, les premiers, privés de gardien en raison d’une épidémie de Covid, ont dû faire jouer un défenseur dans la cage. Sauf que celui-ci n’avait pas de maillot avec le numéro adéquat, ce qui l’a obligé à bricoler son numéro 3 avec du ruban adhésif. Chaker Alhadhur n’avait jamais occupé ce poste de sa vie. Ce qui ne l’a pas empêché de signer une série d’arrêts mémorables. Les Comoriens ne sont inclinés que 2-1 contre une équipe qui était encore présente à la Coupe du monde. Quinze jours plus tard, Alhadhur a mis aux enchères ce maillot improbable au profit d’associations caritatives. «J’ai eu la chance de vivre un moment exceptionnel et c’était important pour moi que cette expérience puisse profiter à des causes qui me tiennent à cœur.»

(Fabien Chaliaud, rédacteur web)

Le moment exceptionnel de Chaker, Chaker Alhadhur
Le moment exceptionnel de Chaker, Chaker Alhadhur © getty

La force de Vrancken

L’hiver dernier, pour une interview, j’ai rencontré Wouter Vrancken, alors encore entraîneur du KV Malines. Dans cette série d’interview, nous cherchons à découvrir la personne qui se cache derrière le joueur ou l’entraîneur et j’ai ainsi pu avoir un aperçu de qui était Wouter Vrancken. D’autres rencontres m’ont marquée, mais j’ai choisi celle-ci parce que cette conversation a pris de la valeur depuis son succès à Genk.Le coach y évoquait son insécurité, la façon dont celle-ci est devenue un atout et le fait qu’il ne tenait pas compte du statut des joueurs. Être formateur? Ce n’est pas un «must» pour lui. «Si je dois partir et que personne ne veut de moi, je ferai autre chose». Comme il l’a déjà fait pendant des années après sa carrière de joueur parce qu’il ne supportait plus «le monde plein d’hypocrisie» du football.Mais Vrancken est de retour. Et comment! Et sa force a été capturée en une image. Après être passé par les échelons inférieurs, Vrancken est revenu de manière inattendue au football professionnel et à sa manière: sans craindre de perdre son emploi et en étant simplement lui-même. Sa vulnérabilité n’est plus un écueil, mais une qualité.Le moteur de ce développement? Sa femme. Vous trouverez une interview de Karen Pittomvils dans ce numéro. La boucle est ainsi bouclée, près d’un an plus tard.

(Mayke Wijnen, journaliste)

La force de Vrancken, Wouter Vrancken
La force de Vrancken, Wouter Vrancken © belgaimage