Un 10/10 possible pour l’Antwerp, les retrouvailles de Mazzu avec les Zèbres et le mauvais souvenir malinois d’Hoefkens : voici cinq bonnes raisons de regarder la 10e journée de Pro League ce week-end

Après avoir effectué leurs devoirs internationaux avec la Belgique et les Pays-Bas, toby Alderweireld et Vincent Janssen tenteront d'offrir une dixième victoire consécutive à l'Antwerp. (Photo by TOM GOYVAERTS / BELGA MAG / Belga via AFP) (Photo by TOM GOYVAERTS/BELGA MAG/AFP via Getty Images)

La période des matches internationaux étant terminée jusqu’à la prochaine grosse échéance, la Coupe du monde, le championnat de Belgique va donc enchaîner huit week-end jusqu’au 11 novembre. Et si vous aviez oublié pourquoi notre bonne Jupiler Pro League était intéressante à suivre, voici cinq raisons qui vous donneront envie de la regarder dès ce vendredi. Avec comme apéro, un derby liégeois entre un Standard requinqué et Seraing.

Un 10/10 inédit pour l’Antwerp ?

La trêve internationale aura-t-elle coupé l’autoritaire leader de la compétition, l’Antwerp, dans son élan ? Ce sera l’un des enjeux de cette 10e journée de compétition, qui pourrait permettre au Great Old de réaliser une série de 10 victoires consécutives en début de compétition. Ce serait inédit pour lui. Pour y parvenir, ce dimanche, il faudra d’abord venir à bout d’un Courtrai en panne d’idées mais pas de folie, avec la présence dans ses rangs d’un certain Didier Lamkel Zé. L’impétueux camerounais a un oeuf à peler avec certains membres du noyau du matricule 1 et on le sait revanchard. Dans un grand jour, l’ailier est capable de tout. Mais est-il pour autant capable d’enrayer une machine bien huilée, qui à défaut de séduire footballistiquement, s’avère diablement efficace ? Un autre courtraisien revanchard, actuellement prêté aux Kerels par l’Antwerp, ne sera en revanche pas de la partie. Dorian Dessoleil ne peut en effet pas jouer contre son club propriétaire selon une clause incluse dans son contrat de location.

Toby Alderweireld (à gauche) et Vincent Janssen (à droite de Ritchie De Laet au centre) de retour de leurs obligations internationales porteront-ils à nouveau l’Antwerp sur la voie du succès contre le club de Didier Lamkel Zé ? (Photo by Geert van Erven/Orange Pictures/BSR Agency/Getty Images)

En empochant sa 8e victoire voici deux semaines, l’Antwerp avait déjà réalisé le meilleur début de saison de toute son histoire, en battant son record personnel qui datait d’il y a… 92 ans. Si l’Antwerp remportait son 10e match au stade des Eperons d’or ce dimanche, il égalerait la série du FC Bruges lors de la saison 1997-98.

En revanche pour battre le record absolu, il faudra encore un peu patienter puisqu’il est de 14 victoires consécutives en début de championnat. C’est le FC Bruges qui avait réalisé cette performance lors de la saison 2000-01. Cette incroyable série, alors que le championnat n’avait pas encore de Playoffs et autres, n’avait pas permis aux Blauw en Zwart d’être sacrés à la fin de la saison. Dans leur sillage, Anderlecht, qui s’offrait quelques exploits sur la scène de la Ligue des Champions en battant quelques équipes prestigieuses comme Manchester United et la Lazio, n’accusait que six petits points de retard, réalisant pour sa part la 7e meilleure entame de l’histoire du championnat belge.

Les Mauves, portés par leur duo Juan Koller et Tomasz Radzinski, déborderont les Brugeois lors de la deuxième partie de saison pour s’offrir le 26e titre de leur histoire. Un scénario que les Anversois, qui attendent de retrouver le trône belge depuis 65 ans, n’entendent pas vivre, si d’aventure ils égalaient cette série brugeoise de 14 succès consécutifs.

Den Dreef la deuxième maison de l’Union

Parce qu’elle ne dispose pas d’un stade conforme pour accueillir les rencontres européennes, l’Union Saint-Gilloise est contrainte de se rendre à Louvain pour disputer ses matches à domicile. Et Den Dreef réussit bien aux hommes de Karel Geraerts qui ont jusqu’ici remporté leurs deux joutes continentales contre les Glasgow Rangers et Malmö.

Cette fois, c’est dans le cadre du championnat belge que les Apaches effectueront le court déplacement jusque dans la cité universitaire, où ils défieront les joueurs locaux d’OHL, révélation de ce début de saison. Les hommes de Marc Brys occupent en effet la quatrième place provisoire avec 10 points de retard sur la parfaite Antwerp, cinq sur Genk et deux sur le FC Bruges, seule équipe à avoir triomphé d’OHL à Den Dreef cette saison. Les Louvanistes essaieront d’empocher une quatrième victoire à domicile en cinq réceptions, sauf que l’Union a réellement pris ses quartier au King Power Stadium et pas qu’en Coupe d’Europe.

Den Dreef est devenu la deuxième maison des supporters de l’Union. (Photo by Alan Harvey/SNS Group via Getty Images)

En championnat aussi, l’Union se régale sur l’une des plus belles pelouses du Royaume. Il faut en effet remonter au 14 janvier 2018 pour trouver trace de la dernière victoire des universitaires dans leurs installations. OHL s’était imposé 3-1 à l’époque, grâce à des réalisations signées Esteban Casagolda, Derrick Tshimanga et Nikola Storm. Mathias Fixelles avait lui sauvé l’honneur pour les Bruxellois. Le seul acteur de cette journée qui sera encore présent ce samedi après-midi est Mathieu Maertens qui était capitaine à l’époque. Depuis lors, l’Union l’a emporté à 4 reprises à Den Dreef et trois fois avec au moins deux buts d’écart. Il y a eu aussi un partage sur un score nul et vierge le 11 février 2020.

Felice Mazzu pourra-t-il briller contre ses anciennes couleurs zébrées ?

Le 9 décembre 2018, Cristian Benavente faisait trembler les filets de Franck Boeckx à 60 secondes de la fin du temps réglementaire et permettait à Charleroi d’arracher un point de son déplacement à Anderlecht, qui avait pris l’avance grâce à un jeune prometteur à l’époque, Francis Amuzu. Ce dernier est désormais l’un des chouchous de Felice Mazzu qui a troqué son training zébré contre le mauve.

En six années passées à Charleroi, le nouvel entraîneur du RSCA a forcément croisé le fer quelques fois avec son employeur actuel. En garde-t-il forcément des bons souvenirs ? On ne peut pas dire que les Mauves ont souvent réussi à Mazzu puisque ses différentes équipes zébrées n’ont remporté que deux succès au Parc Astrid/Lotto Park, partagé une fois l’enjeu et surtout subi six défaites. La première était d’ailleurs un cuisant 5-2 en août 2013 avec un triplé du talentueux Matias Suarez. Mazzu a d’abord subi cinq défaites consécutives lors de ses déplacements à Bruxelles avant de connaître enfin le goût de la victoire le 27 avril 2017, lors d’une victoire 0-1 en Playoffs 1 grâce à un but du jeune retraite Hamdi Harbaoui.

Christian Benavente avait marqué le but carolo lors du partage entre Anderlecht et Charleroi en 2018. L’entraîneur des Zèbres était un certain Felice Mazzu qui retrouvera son ancien club ce dimanche. (Photo by Vincent Van Doornick/Isosport/MB Media/Getty Images)

Pour continuer le plus longtemps possible son aventure anderlechtoise, le technicien hennuyer doit espérer que ses nouvelles couleurs réaliseront une série plus productive contre les Zèbres. Notons que pour les réceptions d’Anderlecht, le bilan de Mazzu à la tête de Charleroi est à peine plus reluisant avec trois victoires, cinq défaites et un partage, mais aussi une qualification en Coupe de Belgique au terme de la séance de tirs au but.

Une cinquième victoire pour le Standard ?

En lever de rideau de cette 10e journée de championnat, le Standard recevra le voisin de Seraing. Une rencontre a priori facile sur le papier puisque les Rouches viennent d’enchaîner quatre victoires consécutives, dont un probant succès 3-0 contre le champion brugeois.

L’élan amené par Ronny Deila semble porter ses fruits et Seraing pourrait être la prochaine victime. Si les pensionnaires de Sclessin seront privés de Renaud Emond, absent pour quelques semaines, l’arme fatale pourrait donc être danoise avec l’ailier Philip Zinckernagel, qui a démontré qu’il avait de la dynamite dans son pied gauche contre le FC Bruges. Stipe Perica, l’attaquant croate engagé à la fin du mercato, pourrait aussi en profiter pour débloquer son compteur chez les Rouches. Ce dernier a cependant déjà marqué dans notre compétition lors de son passage à Mouscron au cours de la saison 2019-20. Son dernier but remonte au 8 février 2020 contre Ostende.

Du côté de Seraing, on se souviendra que la dernière confrontation entre les deux clubs à Sclessin avait débouché sur un succès des Métallos 0-1. Mais la dynamique des deux formations du bord de Meuse est toute autre aujourd’hui.

Stipe Perica profitera-t-il de l’absence de Renaud Emond pour ouvrir son compteur but à Sclessin. (Photo by JOHN THYS/BELGA MAG/AFP via Getty Images)

Le FC Malines, un oiseau pour le chat Brugeois, mais un mauvais souvenir personnel pour Carl Hoefkens

Samedi en soirée, le FC Bruges recevra le FC Malines avec pour ambition de se remettre la tête à l’endroit après la dégelée subie au Standard et pour préparer au mieux la prochaine rencontre de Ligue des Champions contre l’Atlético Madrid d’Axel Witsel et Yannick Carrasco.

Le KaVé apparaît d’ailleurs comme une victime consentante des triple champions de Belgique au vu de l’histoire récente de leurs confrontations. Sur les dix derniers duels, les Blauw en Zwart se sont imposés 8 fois, ont partagé une fois et n’ont subi qu’une seule défaite, derrière les Casernes, la saison dernière.

Au Jan Breydel, les Brugeois seraient plutôt du genre « sans pitié ». S’ils ont concédé trois fois le partage, les Blauw en Zwart ont surtout remporté les sept autres confrontations disputées sur leurs terres. Le goal average est plutôt éloquent puisqu’il est de 26 buts inscrits pour 7 seulement concédés.

Carl Hoefkens était capitaine du FC Bruges lors de la dernière victoire du FC Malines au Jan Breydel stadion. (Photo credit should read OLIVER HARDT/AFP via Getty Images)

Pour trouver trace de la dernière victoire des Sang et Or malinois en Venise du Nord, il faut remonter à onze duels en arrière. Nous sommes le 21 janvier 2012 et le KaVé surprend le Club à domicile 0-1 grâce à un but signé Alessandro Cordaro. Le capitaine brugeois ce soir là ? Un certain Carl Hoefkens qui occupait le poste de back droit dans une équipe qui comptait aussi dans ses rangs Ryan Donk, Victor Vazquez, Nabil Dirar, Carlos Bacca, mais aussi le désormais Anderlechtois Lior Refaelov et ce qui allait devenir un futur Diable rouge, Thomas Meunier.

Pour la petite histoire, le natif de Saint-Ode n’était pas encore considéré comme un latéral droit par Christoph Daum, le coach brugeois de l’époque. C’est donc dans un rôle d’attaquant qu’il était monté au jeu sans parvenir à changer l’issue de la rencontre.