Scott Parker : « Ma famille devenait folle quand j’étais tout le temps à la maison »

Scott Parker a retrouvé le feu sacré en lui grâce à la proposition brugeoise. (Photo by Joris Verwijst/BSR Agency/Getty Images)
Steve Van Herpe
Steve Van Herpe Steve Van Herpe est rédacteur de Sport/Voetbalmagazine.

Dans une interview accordée au Daily Mail, l’entraîneur anglais de 42 ans évoque son licenciement de Bournemouth, le désespoir de sa femme quand il était tout le temps à la maison et le défi proposé par le FC Bruges.

« Peu d’entraîneurs anglais s’aventurent à l’étranger, mais cela ne me fait pas peur. J’avais hâte de relever ce nouveau défi et de découvrir une culture différente », confie Scott Parker au journaliste du journal britannique The Daily Mail. Le nouveau guide des Blauw en Zwart décrit aussi le centre d’entraînement Belfius comme « impressionnant ».

Carly, l’épouse de Parker, était très contente de l’appel du FC Bruges à la fin du mois de décembre. Depuis son renvoi de Bournemouth à la fin du mois d’août, l’ancien international anglais était père de famille à plein temps. Il avoue d’ailleurs que ce rôle ne lui convenait pas vraiment: « Ma famille devenait folle avec moi, j’en suis sûr. Ma femme m’a parfois dit : « S’il te plaît, retourne au travail.« 

Scott Parker a essayé de se rendre utile en effectuant des travaux dans et autour de la maison familiale et en accompagnant ses quatre fils Frankie (19 ans), Murphy (18 ans), Sonny (15 ans) et Rafa (9 ans) aux matches de football. Mais lorsque le FC Bruges l’a contacté, il n’a pas hésité très longtemps avant de prendre sa décision.

La famille du nouvel entraîneur brugeois sera présente dans les travées du stade Jan Breydel dimanche, pour le Topper contre Anderlecht. « Vous vous engagez à un tel point dans le football que votre famille vous suit partout », raconte encore Scott Parker dans le média anglais. « C’est comme çela que ça s’est passé pendant une grande partie de ma vie. J’ai déménagé ici à là et ma femme et mes enfants n’ont jamais vraiment eu leur mot à dire. Leur engagement envers moi est donc énorme », admet le technicien de 42 ans.

Une lourde défaite 9-0 à Anfield Road, l’antre de Liverpool, aura scellé le sort de Scott Parker à la tête de Southampton. (Photo by Michael Regan/Getty Images)

Le feu sacré en lui

Dans cet entretien, Scott Parker a également abordé son licenciement de Bournemouth, où il a été contraint de vider son casier après une déroute sur le score de 9-0 contre Liverpool. Lors des semaines précédentes, au grand dam du conseil d’administration, il avait régulièrement tiré la sonnette d’alarme en s’inquiétant de la faible qualité de son noyau. Il avait à plusieurs reprises exigé des renforts.

« Je veux gagner. Je veux réussir et je ferai tout pour que nous soyons dans une position où cela est possible. Est-ce que je nourris des regrets ? Non, pas du tout en fait. Nous avons accompli avec mon staff un excellent travail là-bas. Je suis dans le milieu du football depuis assez longtemps pour savoir à quel point les choses peuvent vite changer », explique le premier entraîneur anglais du FC Bruges.

Juste après son licenciement, il a reçu plusieurs offres, mais avait besoin de prendre du recul. « Cependant, la manière dont le Club de Bruges s’est présenté était assez spéciale. J’ai à nouveau senti le feu sacré en moi. J’avais immédiatement envie de sauter dans le premier avion », explique encore Scott Parker.

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