L’Enfer de Sclessin pour le FC Bruges, des anciens de Bödo à la fête et l’Antwerp toujours aussi efficace: voici quelques chiffres à retenir de cette 9e journée de Pro League

Le Standard s'est offert le scalp du FC Bruges. BELGA PHOTO BRUNO FAHY (Photo by BRUNO FAHY / BELGA MAG / Belga via AFP) (Photo by BRUNO FAHY/BELGA MAG/AFP via Getty Images)

La Pro League cuvée 2022-23 a vécu son neuvième week-end. Mais que faut-il retenir des matches disputés sur les pelouses du Royaume ? Disette brugeoise au Standard, hommes forts de Genk, la vraie de Westerlo et l’efficacité de l’Antwerp. Voici quelques chiffres intéressants.

Le FC Bruges ne digère ni le Porto ni l’Enfer de Sclessin

Après avoir été encensé par toute la presse du pays et par les supporters des autres clubs ces derniers jours, le retour sur terre a été violent pour le FC Bruges, qui a subi, ce dimanche, une lourde défaite sur la pelouse du Standard (3-0). Pourtant, à l’exception de Roman Yaremchuk qui suppléait Ferran Jutgla, le reste du onze Blauw en Zwart était le même que celui qui avait roulé sur les hommes de Sergio Conceiçao, une ancienne idole de Sclessin d’ailleurs, en milieu de semaine.

Liège ne semble d’ailleurs pas réussir aux champions de Belgique qui y ont rarement brillé ces dernières années, malgré leur domination sur le football belge et les différentes crises sportives qui ont agité les bords de Meuse en parallèle.

Sur les dix derniers duels entre les deux équipes dans l’Enfer de Sclessin, les Rouches se sont imposés à cinq reprises et ont partagé l’enjeu à cinq reprises. Même lors du match décisif pour le titre lors de la saison 2017-18, marqué par une récupération dans le rectangle de Ruud Vormer entachée par une faute de bras qui aurait pu être sifflée, les Brugeois n’avaient pu faire mieux qu’un partage (1-1). La dernière victoire des Blauw en Zwart au Standard remonte en fait au 22 janvier 2017. A l’époque, le score sur le tableau d’affichage ce dimanche aurait été inversé. L’équipe de la Venise du Nord, encore entraînée par un certain Michel Preud’homme à l’époque, avait pu compter sur des buts de Jelle Vossen, Vormer et Wesley pour s’offrir ce dernier (grand) succès à l’ombre des anciens hauts-fourneaux.

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Le Standard poursuit aussi sur sa belle lancée en championnat puisqu’il a remporté sa quatrième rencontre consécutive. Une éternité me direz-vous, mauvaises langues que vous êtes ? Et pourtant, le dernier quatre à la suitte rouche ne remonte jamais qu’à janvier 2021. A l’époque, l’équipe reprise en main par Mbaye Leye s’était imposée après la trêve hivernale contre Beveren (3-1) avant de poursuivre sur sa lancée au Cercle de Bruges (0-1). Vainqueurs ensuite d’une rencontre d’alignement contre Malines (0-4); les Liégeois allaient ensuite s’offrir le derby wallon contre Charleroi (3-2). La belle série s’arrêtera quelques jours plus tard avec un partage contre Ostende.

L’un des hommes de ce dimanche après-midi est certainement William Balikwisha. Depuis son éclosion, on a oublié son frère Michel-Ange, qui a rejoint les rangs de l’Antwerp, lors de l’été 2021. Le milieu de terrain a marqué le troisième but des siens et a délivré les passes décisives sur les deux premières réalisations rouches. Il s’est avéré précieux au coeur du jeu avec un passing assez précis ainsi qu’en donnant 3 passes clé et en effectuant trois récupérations. Un garçon qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans les parages de Nicolas Raskin.

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Deux anciens de Bodö/Glimt à la fête, un autre toujours en panne

Aux côtés de Balikwisha, un autre joueur s’est particulièrement mis en évidence sur la pelouse de Sclessin contre les Bruges: Philip Zinckernagel. Loué à l’Olympiacos, le Danois a crevé l’écran alors que ses compatriotes Casper Nielsen et Andreas Skov Olsen qui se trouvaient dans le camp d’en face sont restés bien plus discrets que d’habitude. L’ailier à la patte gauche redoutable a d’ailleurs déposé sa carte de visite dans les filets de Simon Mignolet avec une frappe phénoménale à la demi-heure.

Le Danois a aussi montré toutes ses qualités puisqu’il a effectué 30 touches de balle, s’est montré précis dans ses passes (83% réussies), a réussi un tacle, provoqué une faute et récupéré cinq ballons. Avec ses débuts tonitruants, les fans Rouches aspirent déjà à une saison aussi folle que celle que Zinckernagel avait livré du côté de Bodö/Glimt voici deux ans. Il avait alors signé 19 buts et donné 24 assists. Mais s’il atteint déjà son niveau de Nottingham Forest la saison dernière (7 réalisations et 7 passes décisives), il risque déjà d’apporter beaucoup à un volcan liégeois qui se réveille de plus en plus.

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A l’Union, son ancien compère Victor Boniface continue de se montrer efficace. Le Nigérian, qui aussi marqué en cours de semaine le but décisif contre Malmö, a remis le couvert contre Eupen en sortant de sa boîte dans les arrêts de jeu. C’est déjà son troisième but en huit rencontres pour le compte des vice-champions de Belgique. Il faut aussi rajouter deux passes décisives. S’il poursuit sur cette lancée dans les prochaines semaines, on risque de se demander quel était le nom de famille de cet attaquant se prénomant Deniz dans les travées du Parc Duden.

Le troisième lascar de Bodö/Glimt qui a posé ses valises en Belgique cet été semble lui plus en difficulté. Jens Petter Hauge est toujours muet depuis qu’il a enfilé la liquette des Buffalos. C’est pourtant le plus doué de la bande sur le papier puisqu’il appartient à l’Eintracht Francfort (vainqueur de l’Europa League quand même) qui l’avait acheté à l’AC Milan. Mais malgré ce CV, le jeune Norvégien reste bloqué à 0 but et 0 passe décisive et ne figurait même pas dans l’effectif gantois lors de la défaite subie contre Genk.

Les deux chefs de gare de Wouter Vrancken

Avec un hall de gare sur le marché des transferts, Wouter Vrancken a dû trouver d’autres chefs de gare pour mettre en route le nouveau train genkois, alors que les Junya Ito, Cyriel Dessers ou Theo Bongonda sont partis poursuivre leur carrière sous d’autres cieux. L’ancien technicien de Genk peut s’appuyer sur un capitaine, Bryan Heynen, qui prend ses responsabilités et se montre décisif depuis le début de la saison. Pas assez cependant pour être repris par Roberto Martinez lors de la dernière sélection des Diables rouges, alors qu’il figurait dans la pré-sélection.

Contre La Gantoise, Heynen a signé son cinquième but en neuf matches et égale déjà son total de la saison écoulée en 32 apparitions. Le milieu de terrain devrait logiquement battre ce record personnel. Pour tromper la vigilance de la défense gantoise, le capitaine a pu compter sur le flair de l’inévitable Mike Trésor, l’autre chef de gare désigné par Vrancken. Toujours propre et inspiré au milieu, il a réussi 84% de ses passes sur 43 tentées et a touché deux ballons. Il a réussi un dribble et provoqué deux fautes.

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Mais surtout, il a de nouveau été décisif pour la septième fois en neuf rencontres disputées par les Limbourgeois cette saison. Il n’y a que contre Saint-Trond et le Cercle qu’il ne s’est pas distingué. Au total, Trésor a marqué cinq fois et a délivré autant de caviars. Un véritable moteur pour le Genk version Vrancken et qui mériterait aussi d’être tenu à l’oeil par le sélectionneur national.

De Cuyper, la vraie star de Westerlo

Si Westerlo a réalisé un joli coup sur le mercato en rapatriant le Diable rouge Nacer Chadli, c’est pourtant un autre joueur qui crève l’écran en Campine: Maxim De Cuyper. Le sosie capilaire de Wout Faes ou Axel Witsel était déjà l’un des moteurs du Westerlo qui avait dominé la D1B la saison dernière (6 buts et 5 assists en 25 apparitions). Malgré cela, le FC Bruges auquel il appartient toujours (et où il a été formé) l’a encore laissé pour une saison de plus chez les promus. En neuf matches, il a déjà délivré quatre caviars et marqué un but. Ce dernier est tombé sur la pelouse de Charleroi à la 10e minute, soit sept minutes après qu’il ait permis à Bryan Reynolds d’ouvrir le score pour les siens.

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Déterminant à plus d’un titre ce samedi, De Cuyper, qui a aussi réussi deux dribbles et une passe clé, a permis à Westerlo de s’offrir sa première victoire de la saison hors de ses terres, après quatre premiers revers. Après le succès de prestige contre Anderlecht le week-end dernier, les hommes de Jonas De Roeck retrouvent une belle dynamique. Au contraire d’un Charleroi, qui pensait s’être remis de ses deux goals encaissés rapidement en recollant au score en toute fin de match grâce à Youssouph Badji. C’était sans compter sur Kyan Vaesen, qui avait pris le relais de Chadli à un quart d’heure de la fin, pour murer, quelques secondes après l’égalisation, le stade du Pays de Charleroi dans un silence assourdissant.

Le Cercle tourne en rond à Ostende

Si le Standard ne réussit pas au FC Bruges, l’autre formation de la Venise du Nord, le Cercle, ne semble pas trop apprécier l’air iodé de la côte belge. Les Vert et Noir ne se sont plus imposés à Ostende depuis 2013 et reste sur un bilan de 7 défaites et 4 partages contre le KVO.

Bruno sans pitié pour ses anciennes couleurs, un ancien champion d’Angleterre ouvre son compteur

La Venue Elindus Arena s’est rappelée ce samedi que son ancien nom, avant d’être vendu à un sponsor, était Regenboogstadion (ou stade arc-en-ciel). Il suffisait de lever les yeux au ciel pour le constater. Malheureusement, c’est plutôt des nuages noirs qui se trouvent au-dessus de l’enceinte de l’Essevee après la lourde défaite concédée contre Saint-Trond (0-3).

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Et un ancien de la maison s’est montré sans pitié pour ses anciennes couleurs. Gianni Bruno doit pourtant garder de bons souvenirs de son passage à Zulte Waregem puisqu’il a marqué 32 fois en 67 rencontres là-bas. Samedi, l’attaquant a marqué deux des trois buts des siens. Il s’est aussi montré relativement précis dans ses passes (82%), a adressé 2 passes clé et provoqué trois fautes. Après sa saison ratée à Gand, Gianni Bruno a retrouvé la bonne carburation chez les Canaris puisqu’il facture 4 goals en 8 matches.

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La dernière rose trudonnaire a été plantée dans le jardin de Zulte Waregem par Shinji Okazaki. Avec Shinji Kagawa, c’est l’autre grande star nipponne du Stayen. C’est son premier but pour Saint-Trond après cinq apparitions, lui qui fut champion d’Angleterre en 2016 avec Leicester City. Il avait fait trembler les filets à cinq reprises en 36 duels disputés pour les Foxes lors de cette saison historique.

Le rouleau compresseur anversois peut compter sur ses grosses recrues estivales

L’Antwerp a battu Seraing ce vendredi soir et ce n’était pas une surprise, même si le score fut sans doute plus serré qu’imaginé. Grâce à ce neuvième succès de rang, le matricule 1 s’offre un record historique mais entre aussi dans le cercle restreint des quatre équipes à avoir accompli pareille performance dans l’histoire du championnat belge depuis la saison 1948-49.

La dernière équipe qui avait réussi un aussi beau départ était le Standard lors de la saison 2013-14. Les Rouches, entraînés alors par le fantasque isréalien Guy Luzon, avaient terminé en tête de la phase classique avec quatre points d’avance sur le FC Bruges et dix sur Anderlecht, qui soulèvera finalement le trophée au terme des Playoffs 1, où les points avaient été divisés par deux au début.

L’Antwerp espère ne pas revivre un scénario similaire dans quelques mois.

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Le transfert de Vincent Janssen au Bosuil a surpris autant qu’il a suscité des questions. Si cet ancien grand talent du football néerlandais a connu son heure de gloire il y a quelques années au point de rejoindre Tottenham, il s’était éloigné des radars en rejoignant le Mexique et Monterrey lors des dernières saisons. Revenu en grâce en sélection où Louis Van Gaal apprécie beaucoup son profil, Janssen a été transféré à l’Antwerp pour cinq millions d’euros, mais avec un sens du but un peu en berne. Il n’avait jamais marqué que quinze fois lors de ses trois saisons au Mexique et son dernier exercice à plus de dix buts remonte à six ans du côté de l’AZ (27 réalisations).

Après des débuts compliqués où Michael Frey semblait avoir pris l’ascendant, le Batave a profité de la blessure du Suisse pour faire son trou. En marquant contre Seraing son sixième but de la saison, Janssen est surtout devenu le premier joueur dans l’histoire de notre compétiton à marquer à chaque fois lors de ses cinq premières titularisations.

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Le deuxième but des Anversois est de nouveau l’oeuvre de Toby Alderweireld. Le défenseur central signe sa deuxième réalisation en deux semaines. Il a d’ailleurs été imité deux jours plus tard par son compère chez les Diables rouges, Jan Vertonghen, qui a aussi ouvert son compteur pour Anderlecht. Les deux anciens ne sont pas revenus pour se la couler douce au pays et comptent bien encore jouer un rôle important avec la Belgique lors du prochain (sans doute leur dernier) Mondial.

Enfin, un petit mot pour Seraing où un joueur s’illustre particulièrement ses derniers temps. Formé à Anderlecht, Antoine Bernier n’a jamais réussi à y faire son trou. Chez les Métallos, il est l’un des éléments les plus importants dans le dispositif de José Jeunechamps. En six rencontres, le milieu offensif dinantais facture trois buts et deux passes décisives.