Brian Riemer veut un Anderlecht qui ne permet jamais à l’adversaire de prendre l’initiative

Brian Riemer a dirigé sa première rencontre sur le banc d'Anderlecht à l'occasion du stage en Grèce. (Photo by STEFANOS RAPANIS / BELGA MAG / Belga via AFP) (Photo by STEFANOS RAPANIS/BELGA MAG/AFP via Getty Images)
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Le nouvel entraîneur danois d’Anderlecht s’est confié sur les réseaux sociaux sur la griffe qu’il veut imposer sur le jeu de son équipe. Ce jeudi après-midi, il s’est aussi présenté devant la presse avec le nouveau directeur sportif Jesper Fredberg.

Cinq jours après l’annonce de son arrivée, Brian Riemer le nouvel entraîneur du RSC Anderlecht, s’est confié assez longuement mercredi sur les réseaux sociaux de son nouveau club. Il a évoqué sa vision du football qu’il veut voir appliquer.

« Je veux une équipe agressive, avec de l’énergie, de la vitesse et de la puissance. Je veux une équipe qui est impossible à briser, qui récupère vite le ballon, qui ne permet jamais à l’adversaire de prendre l’initiative. » Le technicien danois veut aussi une équipe « qui donne toute son énergie à chaque match, qui affiche tout le talent dont nous disposons, qui n’a pas peur de commettre des erreurs« , ajoute celui qui est déjà le 3e le troisième T1 à officier à l’ombre de Saint-Guidon cette saison après Felice Mazzu, remercié le 24 octobre, et Robin Veldman, désormais T2.

« Nous devons montrer que nous aimons jouer, que nous aimons divertir grâce à notre jeu et que nous sommes une équipe où les joueurs se battent les uns pour les autres, qui va récupérer vite le ballon. Cet opportunisme, cette liberté et cette confiance en soi, telle est l’équipe d’Anderlecht que je veux voir à l’œuvre. »

Adjoint de Thomas Frank depuis cinq ans à Brentford, d’abord en Championship puis à partir de juillet 2021 en Premier League, Riemer aborde à 44 ans un nouveau chapitre de sa carrière d’entraîneur. Pas le plus simple a priori compte tenu des difficultés actuelles du club au record de 34 titres de champion de Belgique. Il n’occupe que la 11e place à la moitié de la saison régulière avec un bilan de 20 points.

« La manière de jouer avant les résultats »

Le RSC Anderlecht a présenté officiellement le duo en charge de relever l’équipe, en crise depuis le début de la saison, ce jeudi au Lotto Park. Il s’agit des Danois Jesper Fredberg, qui devient le responsable du domaine sportif en tant CEO Sports, et de Brian Riemer, le troisième T1 qui se voit confier cette saison l’équipe première.

Les deux hommes se sont refusés à se fixer un objectif chiffré pour cette saison, même « si jouer l’Europe reste une ambition », selon Fredberg. « Mais pour le moment ce ne sont pas les résultats qui sont les plus importants, mais la manière de jouer. C’est avec la manière que les résultats suivront. Nous avons une stratégie à long terme. Je vois un club avec un énorme potentiel. Mais je vois aussi beaucoup de choses que l’on peut améliorer. Le défi est de créer du succès et d’avancer. La première chose à changer est la manière de jouer et avoir la mentalité nécessaire pour y parvenir. » Jesper Fredberg est revenu sur le recrutement de son compatriote. « Il fallait trouver rapidement un coach mais pas trop vite non plus. Je ne connaissais pas personnellement Brian mais professionnellement : son style de jeu mais aussi sa mentalité, sa manière d’entraîner, sa connaissance du haut niveau en Europe, comment il travaille collectivement. Je ne l’ai pas recruté à cause de sa nationalité même si ce fut un avantage car je connaissais son passé et sa compétence. »

Brian Riemer passait son grand oral devant la presse ce jeudi. (Photo by BRUNO FAHY/BELGA MAG/AFP via Getty Images)

Nommé le 2 décembre, Brian Riemer n’a pas eu beaucoup le temps de souffler depuis. « Ce fut un scénario parfait d’aller immédiatement au stage d’entraînement (en Crète, NDLR) pour connaître les joueurs et le staff. Je n’avais l’ambition de devenir entraîneur principal que seulement si c’était la bonne équipe », a expliqué l’ancien T2 de Brentford ces quatre dernières années et demi. « Le projet d’Anderlecht m’a attiré. J’y ai la possibilité de faire grandir le talent. Ma première impression est que le groupe est extrêmement talentueux. Nous avons une énorme opportunité de progresser. Nous verrons si l’équipe est capable de jouer de la manière que je souhaite (de manière agressive, avec de l’énergie, de la vitesse et de la puissance, qui récupère vite le ballon, NDLR). Je suis très confiant. Nous sommes dans une situation délicate avec cette 11e place. Avec le talent que nous avons, je crois qu’on peut inverser le scénario. Je vais faire de mon mieux. »

Je n’ai pas engagé Brian Riemer pour sa nationalité mais pour sa compétence.

Jesper Fredberg, nouveau directeur sportif d’Anderlecht

L’ère « danoise » du RSCA débutera le 21 décembre (20h45) par une bien délicate rencontre de huitièmes de finale de Coupe de Belgique à Genk. Cinq jours plus tard, le 26 décembre (20h45), Anderlecht se déplacera au Sporting de Charleroi pour des retrouvailles avec Felice Mazzu qui a retrouvé ses racines auprès des Zèbres.