Roberto Martínez: « J’aurais préféré perdre des points contre le Canada »

© (c) Damon De Backer
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Imke Courtois a réalisé la première grande interview de Roberto Martínez après la Coupe du monde pour Sport/Foot Magazine. Avant-goût.

Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné au Qatar ?

Martínez: On avait un staff fantastique dans tous les domaines. On pouvait s’appuyer sur l’expérience de la Coupe du monde 2018. On avait un mix fantastique de joueurs. Certains disputaient leur troisième Mondial, d’autres leur deuxième. Les ingrédients, équipe et staff compris, étaient excellents. Mais on avait appris, quatre ans plus tôt, qu’on avait besoin des trois premiers matches pour atteindre notre meilleur niveau. Ce tournoi a été très particulier. Normalement, on peut disputer quelques matches de préparation mais là, on a joué notre premier match après cinq jours. On n’était pas nous-mêmes. On cherchait la meilleure version de nous-mêmes. Les joueurs voulaient gagner à tout prix, mais avaient trop peur de perdre. Peut-être parce que la Belgique a disputé trois tournois. Notre responsabilité était colossale. La pression, les responsabilités et les attentes des gens nous ont privé de tout plaisir de jouer lors des deux premiers matches. Terminer au creux de la vague n’est pas agréable.

Pourtant, vous avez une telle expérience. C’est quand même étrange ?

Martínez: En 2018, j’avais le sentiment qu’on était prêts dès le début du tournoi. Cette fois, je ne l’ai eu que deux jours avant notre dernier match, contre la Croatie.

Que changeriez-vous, si c’était possible ?

Martínez: J’aurais préféré perdre des points contre le Canada. Ça aurait pu accélérer le processus.

Parce que ça aurait secoué le groupe ?

Martínez: Oui, de la même manière qu’après le match contre le Maroc. Il y a différentes manières de progresser quand on expérimente quelque chose. On a gagné quatre ou cinq fois d’affilée lors des tournois précédents. Jamais on n’avait perdu par deux buts d’écart, comme contre le Maroc, au premier tour.

Découvrez l’intégralité de l’interview de Roberto Martínez dans votre Sport/Foot Magazine du 23 décembre.