Bilan de la première journée de Ligue des champions: l’histoire se répète entre l’Atlético et Porto, des géants anglais à la peine et Lewandowski qui voit toujours triple

Le Napoli et Guiseppe Simeone n'ont fait qu'une bouchée du dernier finaliste de la C1, Liverpool. (Photo by Giuseppe Bellini/Getty Images)

Les 16 premières rencontres de la journée inaugurale ont livré leurs verdicts. Une performance de taille à l’ombre du Vésuve pour un Napoli aidé par le fils d’un entraîneur qui a exulté au terme d’arrêts de jeu complètement fous sur la pelouse de l’Atlético. Tuchel centenaire remercié, Lewandowski et la preuve par trois, un ancien du FC Malines qui se donne des ailes, un défenseur de l’OM qui chancelle et un Kudus parfait . On vous dit tout ce qu’il faut retenir de ces rencontres

La prestation collective de la semaine: un Napoli en ébullition

Le San Paolo, désormais rebaptisé Diego Armando Maradona Stadium aura fait honneur à sa légende argentine ce mercredi soir contre Liverpool. Les Partenopei ont tout simplement étouffé un Liverpool impuissant et aucunement inspiré malgré une grande possession du ballon. Les Napolitains ont su se montrer concret et auraient même pu s’imposer avec plus d’écart si Victor Osimhen n’avait pas buté sur Alisson Becker en tentant de convertir un pénalty à la 18e minute de jeu. Comme les statistiques ci-dessus en attestent, la défense anglaise est passée à côté de son sujet, pendant que le milieu de terrain n’a pas apporté grand chose. Illustration de cette faillite défensive avec Virgil van Dijk. Le Néerlandais a de nouveau concédé un pénlaty, son deuxième lors de ses 7 dernières sorties avec les Reds, alors qu’il n’en avait pas concédé un seul en 150 matches pour Liverpool avant cela. Le meilleur défenseur du monde est clairement dans le dur et son étoile a fortement pâlit.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

L’un des grands artisans du succès napolitain se nomme Piotr Zielinski. Le Polonais ne voulait pas que seul son compatriote Lewandowski s’illustre et a signé un doublé. Il aurait même pu planter trois buts s’il n’avait pas laissé le second pénalty des siens à Osimhen, alors qu’il avait transformé le premier. Le milieu de terrain polonais a aussi inscrit deux des trois buts les plus rapides de Napoli en Champions League. Mercredi soir, c’était à la 5e minute et le 6 décembre 2017, contre Feyenoord, c’était même après seulement 120 secondes.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

Lors de la première mi-temps, Liverpool a encaissé trois buts. C’est la quatrième fois que cela lui arrive en Ligue des Champions. Naples avait déjà réussi à secouer les filets adverses par trois fois en l’espace de 45 minutes contre le Racing Genk en 2019. Mais cette fois, l’adversaire était d’un autre calibre que notre équipe limbourgeoise.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

Le chiffre de la semaine: 100 matches, une C1 et puis bye-bye

Le football oublie vite, surtout lorsque les relations humaines ne sont pas bonnes entre certains acteurs. Ce n’est pas un secret de polichinelle que Todd Boehly n’appréciait que moyennement le style de Thomas Tuchel, un entraîneur exigeant et pas toujours facile à gérer. En raison de ces succès, il était difficile de s’en séparer lorsque l’investisseur américain a repris le club. Certains affirment même que le coûteux mercato (280 millions d’euros) a été réalisé pour satisfaire l’Allemand.

Egratigné par son altercation avec Antonio Conte lors du derby londonien, Tuchel n’avait probablement plus le droit à l’erreur, surtout après un début de saison moyen. La défaite surprenante encaissée contre le modeste Dinamo Zagreb aura eu raison de l’Allemand. Il aura fêter sa 100e à la tête du club londonien avec un C4 au lieu d’un beau gâteau avec de belles bougies. Et tant pis si l’homme avait permis à Chelsea de brandir la Coupe aux grandes oreilles seulement 350 jours après sa nomination. Le passé, c’est le passé et pas sûr que Graham Potter, l’entraîneur de Brighton qui pourrait le remplacer, pourra faire aussi bien, malgré d’indéniables qualités. Mais l’Anglais détient un master en leadership et intelligence émotionnelle de l’université de Leeds. Un atout qui lui permettra sûrement de ne pas entrer en conflit avec Todd Boehly.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

Amené à succéder au vieillissant Samir Handanovic entre les perches intéristes, le gardien camerounais André Onana a signé une grande performance ce mercredi contre le Bayern Munich malgré deux buts concédés. L’ancien gardien de l’Ajax, qui avait été suspendu un an pour dopage, avant de revenir l’an dernier sans laisser la même impression qu’avant sa mise à l’écart, a effectué 10 arrêts contre le Rekordmeister bavarois. Jamais depuis sa création, Opta n’avait enregistré une telle statistique en Champions League.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

L’homme de la semaine : Maryan Shved, des Casernes Malinoises à la piste aux étoiles

Le 1er septembre dernier, Maryan Shved quittait les Casernes malinoises dans un relatif anonymat. Le sachant convoité depuis le début de l’été par le Shakhtar Donetsk, l’entraîneur Danny Buijs avait préféré ne pas faire appel à ses services sachant qu’il était sur le départ. L’Ukrainien est donc retourné dans son pays natal au sein de la formation la plus puissante. Il venait pourtant d’être cédé en juillet de l’année passée par le Celtic Glasgow, qui l’avait déjà loué la saison d’avant.

Formé à Karpaty, Shved avait déjà tenté sa chance au FC Séville, alors qu’il n’avait que 19 ans. Après un retour dans son premier club formateur où il devient l’élément le plus important, il s’engage en échange de 2 millions d’euros avec le Celtic, dont il ne portera la liquette 3 fois pour une seule réalisation. Il est prêté puis vendu au FC Malines. Il plante quatre goals et donne deux assists lors de sa première saison. La seconde ne sera pas spécialement meilleure avec seulement deux petits buts et 3 assists en 32 apparitions. Il est évidemment affecté par la guerre qui éclate dans son pays en mars.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

Le voici donc de retour là-bas pour la modeste somme d’1 million d’euros. Maryan Shved s’est directement intégré à Donetsk et pour son deuxième match, sur la plus belle des scènes du football européen, il s’offre un doublé à Leipzig pour sa première apparition dans un match de poule. De quoi donner des ailes au Shakhtar qui s’imposera 1-4, ce qui précipitera le renvoi du coach Domenico Tedesco. Ce n’est cependant pas le premier but de Shved en Ligue des Champions. Son seul but au Celtic l’a été dans ce cadre, mais lors des tours préliminaires. Il avait marqué le deuxième but des siens chez les Estoniens de Kalju lors de la saison 2019-20.

Maryan Shved a déployé ses ailes avec un doublé à Leipzig. (Photo by Chris Brunskill/Fantasista/Getty Images)

Autre homme en vue de cette journée, l’inévitable Erling Haaland. Lui aussi, comme Shved, Zielinski, Richarlison et Kylian Mbappé, s’est offert un doublé à l’occasion de cette journée inaugurale. Il est même devenu le quatrième joueur dans l’histoire de la compétition à marquer à trois reprises de lors sa première sous un nouveau maillot. C’était déjà le cas au Borussia Dortmund et à Salzbourg (contre le Racing Genk d’ailleurs). Avant lui, seuls Fernando Morientes, Javier Saviola et Zlatan Ibrahimovic avaient réalisé pareille prouesse. Que du beau monde.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

Le maestro semaine : Mohamed Kudus, monsieur 100%

L’Ajax a brillé contre les Glasgow Rangers, bourreaux de l’Union Saint-Gilloise lors des tours préliminaires. Malgré le départ de plusieurs cadres importants, Alfred Schreuder, le coach auquel Carl Hoefkens a succédé à la tête du FC Bruges, a réussi à mettre en place une équipe déjà percutante. Les Rangers n’avaient plus encaissé 3 buts ou plus en première mi-temps d’un match de Champions League depuis octobre 1995, contre la Juventus. C’est donc la deuxième fois qu’ils subissent cette mésaventure.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

Si Edson Álvarez a inscrit le 50e but d’un joueur mexicain dans la compétition, et le premier depuis Hirving Lozano pour Naples en novembre 2019, c’est pourtant Mohammed Kudus qui est le grand bonhomme de la soirée. Le Ghanéen a non seulement marqué et délivré un assist, mais il n’a pas non plus raté une seule de ses 26 passes au cours du match, une performance assez rare pour un joueur offensif. Il a aussi réussi toutes ses tentatives de dribbles.

L’ infatigable de la semaine: Robert Lewandowski, l’homme qui voit triple

Robert Lewandowski s’est déjà emparé de la tête du classement des buteurs en s’offrant un triplé contre le Viktoria Plzen. Il en profite aussi pour redépasser Karim Benzema au classement des meilleurs buteurs de l’histoire de la compétition. Le Polonais est aussi devenu le premier joueur à réussir un triplé en C1 en portant trois maillots différents. Il en avait réussi un avec le Borussia Dortmund et quatre avec le Bayern Munich avant d’en faire de même dès sa joyeuse entrée avec le FC Barcelone.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

Le remplaçant de la semaine : Giovanni Simeone, au nom du père

Victor Osimhen n’a pas été en réussite contre Liverpool, malgré la belle victoire finale des siens. Le Nigérian, passé par Charleroi voici quelques saisons, a d’abord raté un pénalty avant de devoir céder sa place à Giovanni Simeone. Simeone comme Diego, puisque c’est en effet son fils. S’il est né à Buenos Aires, a été formé et est devenu pro à River Plate, c’est pourtant en Italie qu’il a effectué la majeure partie de sa carrière. Un pays où son célèbre paternel avait joué 8 ans sous les couleurs de trois clubs (Pise, l’Inter et la Lazio). El Cholito a évolué pour Genoa, la Fiorentina, Cagliari et Hellas Vérone qui l’a loué depuis cet été à Napoli. Et trois minutes après sa montée au jeu, Simeone junior a fait trembler les filets. Un but qui intervient un quart de siècle et 361 jours après le doublé de Diego Simeone contre le Steaua Bucarest pour ses débuts en C1. C’était en 1996 à l’Atlético Madrid, un club dont il est désormais l’entraîneur depuis 11 ans. Voilà qui méritait bien un bisou de Giovanni sur son poignet gauche où est tatoué le logo de la Ligue des Champions. L’art de la symbolique.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu
Axel Witsel, excellent pendant toute la rencontre, a permis au remplaçant Antoine Griezmann de faire la différence contre le FC Porto. (Photo by Angel Martinez/Getty Images)

La stat cocasse de la semaine : l’histoire se répète entre l’Atlético Madrid et le FC Porto et le triste record de l’OM

Antoine Griezmann , grâce à Axel Witsel, a délivré le Wanda Metropolitano à la 90’+11″. Le Français avait remplacé Saul Niguez à l’heure de jeu et permet aux Colchoneros d’être en tête de leur groupe avec le FC Bruges. Cet Atlético Madrid-FC Porto est seulement le 2e match de l’histoire de la Ligue des champions où 3 buts sont inscrits à partir de la 90e minute (hors cas de prolongation). L’unique précédent est, et ce n’est pas une blague, un match entre…. le FC Porto-Atlético Madrid, qui s’était déroulé en décembre 2021. Et là aussi, c’étaient les Madrilènes qui avaient émergé au bout du suspense.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

Pour son retour sur la piste aux étoules, Marseille a connu sa 40e défaite en Ligue des Champions, en 74 matches. Le bilan sur les 16 dernières apparitions des phocéens est même plus dramatique avec 15 défaites… Dur pour le seul club français qui a eu le droit de brandir un jour la Coupe aux grandes oreilles. D’autant plus qu’un seul club a atteint la barre des 40 défaites en C1 plus rapidement : Anderlecht. Quand les Belges détiennent un record, c’est malheureusement rarement pour de bonnes raisons.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

Et pour rester dans l’Anderlechtois, Chancel Mbemba était aligné au coeur de la défense centrale olympienne. Le Congolais a été exclu à l’occasion de son premier match de Ligue des Champions sous le maillot de l’OM. C’est d’ailleurs la première fois dans l’histoire que ce scénario se produit pour une nouvelle recrue du club de la Canebière.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu