Beaucoup de Brésiliens et Mbappé: découvrez l’équipe-type de la Coupe du monde 2022 (jusqu’aux 1/8e de finale)

DOHA, QATAR - NOVEMBER 28: Casemiro, Richarlison and Thiago Silva of Brazil prepare for kick off prior to the FIFA World Cup Qatar 2022 Group G match between Brazil and Switzerland at Stadium 974 on November 28, 2022 in Doha, Qatar. (Photo by Maddie Meyer - FIFA/FIFA via Getty Images)

Nous vous avions demandé de désigner votre meilleur onze des 56 premières rencontres de cette Coupe du monde 2022. En voici les résultats.

Le gardien: Wojciech Szczęsny (Pologne)

La Pologne ne verra pas les quarts de finale et a été sèchement battue par la France en 1/8e. Cela n’enlève rien aux mérites de Wojciech Szczęsny, le dernier rempart des Aigles Blancs, surtout lors des trois matches de groupe. Celui qui se définissait comme la clé pour stopper Mbappé n’est pas arrivé à ses fins, mais a mis en échec Messi sur pénalty. Il en avait fait de même devant le Saoudien Salem Al-Dawsari dans le match précédent. Il fallait remonter à 2002 et l’Américain Brad Friedel pour trouver trace d’un dernier rempart repoussant deux pénalty. En plus de ce fait d’arme, Szczesny est aussi le gardien qui a « évité » le plus de buts dans cette Coupe du Monde, n’encaissant que 2 fois pour 6.3 Expected Goals cadrés subis, soit un différentiel de 4.3. Il n’était aussi que deuxième gardien à arrêter un penalty qu’il a lui-même concédé. Le dernier était le Français Joël Bats contre le Brésil en 1986.

Arrière latéral droit: Denzel Dumfries (Pays-Bas)

Plutôt discret lors du premier tour, celui qui s’était révélé sur le flanc droit néerlandais lors de l’Euro 2021 a sorti une prestation de patron contre les Etats-Unis en demi-finale. Dumfries est devenu le premier batave à marquer un but et à délivrer deux passes décisives lors d’une rencontre de Coupe du monde. Et le troisième joueur néerlandais de l’histoire à être impliqué dans 3 goals ou plus en Coupe du monde. Avant lui, Johan Cruyff et Robby Rensenbrink l’avaient déjà fait.

Défenseur central droit: Thiago Silva (Brésil)

Devenu symbole d’un PSG qui se trouait dans les grands matches après avoir symbolisé le Brésil fragile dans le money time, Thiago Silva a traversé la Manche voici deux ans où il a levé la Coupe aux grandes oreilles du côté de Chelsea. Désormais de nouveau en confiance, l’homme de 37 ans semble vivre une seconde jeunesse et étant le patron d’une défense auriverde qui ne concède que peu d’occasions à ses adversaires. Preuve que l’âge n’est pas toujours un problème en Coupe du monde. Ce n’est pas Pepe qui le contredira.

Défenseur central gauche: Josko Gvardiol (Croatie)

Si Silva incarne la vieille garde performante, Gvardiol représente la jeunesse affirmée. Le gaucher croate a livré quelques masterclass lors de ce premier tour et contre le Japon. Solide dans les duels, précis à la relance, le défenseur du RB Leipzig démontre qu’il est déjà prêt à rejoindre un top club dans les prochains mois. Les 21 ans qu’il affichera seulement à la fin janvier sur sa carte d’identité ne se voient pas vraiment sur la pelouse où l’on dirait qu’il joue depuis 10 ans au plus haut niveau. C’est limite si l’on se demande qui est le vieux briscard de l’axe central du Damier quand on le voit aux côtés de Dejan Lovren.

Arrière latéral gauche: Theo Hernandez (France)

Le dragster français de l’AC Milan a pris le relais de son frère Lucas, dont les ligaments croisés ont de nouveau lâché lors du premier match. Percutant balle au pied, précis au centre, Hernandez arpente inlassablement le flanc gauche et offre d’autres solutions à Mbappé en phase offensive. Il aussi devenu le premier défenseur de l’histoire de la Coupe du monde à offrir deux passes décisives dans deux rencontres consécutives.

Gvardiol, Gvardiol masqué ohé ohé. (Photo by Visionhaus/Getty Images)

Milieu défensif: Casemiro (Brésil)

Il y a quatre ans, sa suspension à Kazan contre la Belgique avait quelque peu aidé la génération la plus aboutie de l’histoire du football belge à s’offrir son plus exploit. Casemiro avait cédé le relais à Fernandinho qui avait coulé ce jour-là. La sentinelle du Real Madrid, lors de ses dernières victoires en Ligue des Champions, tente désormais de colmater les brèches dans un Manchester United toujours en reconstruction. Avec le Brésil, il a encore démontré toute son importance dans l’équilibre des candidats au titre et a même été décisif offensivement en marquant l’unique but des Divins Canaris contre la Suisse.

Milieu central: Jude Bellingham (Angleterre)

Hey Jude, don’t make it bad ! Jude Bellingham ne joue pas à Liverpool et ne doit pas avoir les titres des Beatles dans sa playlist sur Spotify. L’homme qui sait tout faire dans l’entrejeu anglais est devenu le plus jeune joueur de l’histoire de son pays à signer une passe décisive pour son pays. Et comme il s’en fout du choc des générations, c’est à Jordan Henderson, de 13 ans et 12 jours son aîné, qu’il a offert ce but.

Milieu offensif: Bruno Fernandes (Portugal)

Sorti d’un piteux Euro où il n’a jamais été en mesure d’être le meneur de jeu qu’attendait le Portugal, Bruno Fernandes a attendu le Mondial pour sortir ses meilleurs partitions. Celui qu’on disait moins présent à Manchester United en raison de l’ombre oppressante de son compatriote Cristiano Ronaldo semble avoir moins de difficulté à s’exprimer sous le maillot bordeau et vert. Directement impliqué dans trois des cinq buts lusitaniens du premier tour, il est resté plus en retrait lors du Gonçalo Ramos show des 1/8e. Précieux à la construction, il a néanmoins déposé un coup de coin sur la tête du vétéran et capitaine Pepe pour le 2-0. Preuve qu’il n’a pas spécialement de problème avec les anciens.

Bruno Fernandes, la plaque tournante du Portugal. (Photo by Florencia Tan Jun/PxImages/Icon Sportswire via Getty Images)

Ailier droit: Lionel Messi (Argentine)

La Pulga a 35 ans bien sonnés mais continue de régaler sur la pelouse. Pour son 1000e match chez les pros, Messi a signé son 789e but et la meilleure prestation individuelle jusque là selon les dires de Rio Ferdinand. Désormais entouré par la fougue des gamins formés à River Plate que sont Julian Alvarez et Enzo Fernandez, Léo pourra-t-il continuer son mimétisme étonnant avec le roi Diego Maradona. Les deux hommes sont respectivement impliqués dans 15 et 16 buts dans leurs matches de Coupe du monde. La Pulga a tenté plus de dribbles (194 contre 188), mais les deux numéros 10 de génies ont crée exactement le même nombre d’occasions en Coupe du monde: 67. Le duo compte aussi 103 touches de balle dans la surface adverse. Une seule différence les sépare mais elle est de taille: un trophée que le défunt Pibe de Oro a pu ramener en Argentine en 1986.

Ailier gauche: Kylian Mbappé (France)

Loin des polémiques de la capitale de l’Hexagone, KM7 enfile le bleu de chauffe et en fait voir de toutes les couleurs à ses adversaires. A 23 ans et 349 jours, il a marqué le 250e but de sa carrière professionnelle, en seulement 360 apparitions. Cristiano Ronaldo avait dû patienter 510 rencontres pour atteindre ce cap et Messi 379. Parfaitement épaulé par Theo Hernandez sur le flanc gauche et en parfaite harmonie avec Antoine Griezmann et Ousmane Dembélé avec lesquels il a combiné 14 tirs depuis l’ensemble du tournoi, Mbappé touche aussi plus de ballons dans la surface que bon nombre de sélections. L’arrière garde anglaise est prévenue. De toute façon, « vous êtes pas contents ? Triplé ! »

Avant-centre: Richarlison (Brésil)

Avant l’éclosion de Ramos et la révélation d’Alvarez, Richarlison avait assuré le spectacle en signant le premier chef-d’oeuvre de cette Coupe mondial avec un ciseau en suspension qui avait découpé la défense serbe. Le natif de Nova Venécia n’est pas seulement qu’un joueur qui devient beaucoup plus efficace en sélection qu’en club. Il est surtout un travailleur acharné qui réalise un boulot impressionnant et précieux en perte de balle et qui conserve suffisamment d’énergie pour repartir à l’abordage pour éventuellement conclure victorieusement une transition jouée à une vitesse supersonique et avec une touche de Joga Bonito.