Mur brésilien, trentenaires croates, Messi seigneur des années et complexe anglais: voici quelques chiffres à retenir de la deuxième journée de la phase de groupe

Plus de seize ans séparent ces deux images entre le premier et dernier but de Lionel Messi en Coupe du monde. © Getty images

Nous voici à mi-tournoi puisque seize matches de la phase de groupe viennent de se terminer. Que faut-il en retenir des 16 derniers ? Une longue attente rapidement comblée pour le Canada, des Néerlandais qui ne font pas honneur à leurs aînés, une armada brésilienne qui impressionne là où on ne l’annonçait pas, un Messi qui traverse les années, des Croates qui se moquent des critiques sur l’âge et des Français qui égalent Zidane. Voici quelques chiffres, parmi tant d’autres, que nous avons retenu pour vous résumer la deuxième journée de la phase de groupe de cette Coupe du monde 2022.

Une si longue attente comblée si rapidement

68 secondes pour effacer 36 ans d’attente, c’est le temps qu’il aura fallu à Alphonso Davies pour marquer le premier but du Canada en Coupe du monde. Contre la Belgique, le latéral gauche du Bayern Munich en avait fait de trop, loupant d’ailleurs un pénalty face à Thibaut Courtois.

Ce dimanche, il aura conclu sa première possibilité contre la Croatie, prouvant que la zone Concacaf disposait des pays les plus réveillés d’entrée de match. La réalisation la plus rapide en phase de groupe d’un Mondial est à mettre au crédit de l’Américain Clint Dempsey, qui avait trouvé l’ouverture après seulement 29 secondes contre le Ghana lors de l’édition au Brésil en 2014.

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Pour la 100e sous le maillot canuck du vétéran Atiba Hutchinson, le Canada n’a pas encore écrit l’histoire en décrochant sa première victoire, ou même son premier point. Il restera une dernière chance contre le Maroc ce jeudi, où alors il faudra encore attendre quatre ans. L’avantage, ce serait alors de s’offrir cette première à domicile devant les supporters canucks puisque le Canada co-organise le prochain mondial en compagnie du voisin américain et du Mexique.

Quand le soccer contrarie le football

Les Anglais revendiquent depuis toujours la paternité du sport roi à l’échelle du monde. Au Etats-Unis, on le sait, le football n’est pas la même discipline que le soccer. D’ailleurs les fans étasuniens ont un chant intitulé « It’s called soccer » qui possède le don d’irriter les pères du « Beautiful game » outre-Atlantique. Mais en attendant sur le terrain, ce sont les joueurs de soccer qui contrarient le plus les Anglais puisque leurs trois confrontations à la Coupe du monde se sont terminées à chaque fois sur un score de parité. Il n’y a que contre le Brésil, le plus pays le plus titré dans le sport qu’ils ont « créé », que le Three Lions ont joué encore plus de matches sans connaître le goût de la victoire. Beautiful game.

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L’armada offensive est un mur

Le Brésil est l’un des grands favoris annoncés de cette Coupe du monde, notamment en raison de son armada offensive impressionnante sur le papier. Neymar, Vinicius Jr, Richarlison, Rodrygo, Antony, Gabriel Martinelli, Raphinha ou Gabriel Jésus. Et tout ça en pouvant se permettre le luxe de laisser des Roberto Firmino à la maison. Cependant, contre la Suisse, le salut est venu des pieds d’un milieu de terrain défensif, Casemiro, qui a transpercé le rideau défensif de la Nati avec une grosse frappe. La Seleçao n’a encore fait trembler les filets au Qatar qu’à trois reprises.

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Tout le paradoxe de Divins canaris qui impressionnent surtout sur le plan défensif en concédant très peu de possibilités à leurs adversaires. Ainsi en 180 minutes de jeu, Alisson Becker n’a pas dû salir ses gants puisqu’il n’a pas vu les attaquants adverses réussir une seule frappe cadrée. Une performance que seule la France avait réalisé en 1998 lors de sa Coupe du monde après les duels contre l’Arabie Saoudite et l’Afrique du Sud.

La dernière fois que le Brésil avait concédé un tir cadré de son adversaire remonte donc au 6 juillet 2018 à Kazan et la 41e minute de ce Brésil-Belgique resté dans nos mémoires. Kevin De Bruyne tentait alors une frappe enroulée sur laquelle le portier brésilien effectuait une claquette pour la détourner. Une autre époque…

Les Néerlandais peinent offensivement

Historiquement réputés pour leurs stars offensives, les Pays-Bas peinent depuis des années à retrouver des joueurs du niveau de leurs glorieux années, malgré un Cody Gakpo épatant.

Contre l’Equateur, nos voisins du nord ont vécu un match assez similaire à celui des Diables rouges contre le Canada. Une possession finale identique de 54%, beaucoup de tirs subis (15 contre 22 aux Canucks), mais surtout beaucoup moins de frappes tentées (2 contre 9 pour nos Diables rouges). Le résultat final est aussi moins favorable que pour les nôtres puisque les Néerlandais ont perdu deux points dans l’aventure. Mais avec un but, on peut en revanche dire qu’ils ont fait preuve d’un réalisme maximal.

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En ne tirant que deux fois au but, dont un but de Gakpo, contre la Tri, les Oranje ont signé le plus faible nombre de tentatives en Coupe du monde depuis l’existence des stats Opta en 1966.

Les jeunes et les vieux de la semaine

Contrairement à une croyance bien ancrée dans notre pays, il n’y a pas d’âge pour briller, que celui-ci soit avancé ou non. Les joueurs suivants, et en particulier un Argentin, vont d’ailleurs le prouver.

Kudus voit double

Mohammed Kudus est ainsi devenu, lors de la victoire contre la Corée du Sud, le deuxième plus jeune joueur africain de l’histoire à signer un doublé dans l’histoire de la Coupe du monde. A 22 ans et 118 jours, le Ghanéen est cependant 227 jours plus vieux que le Nigérian Ahmed Musa, qui avait réussi cette prouesse contre l’Argentine en 2014.

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La Next Gen française égale Zidane

La nouvelle génération française s’est hissée à la hauteur de la légende Zinédine Zidane, après la victoire contre le Danemark. Kylian Mbappé, auteur d’un but de la cuisse a fait trembler les filets internationaux pour la 31e fois de sa carrière, comme l’ancien héros de la victoire de 1998. Antoine Griezmann lui a d’ailleurs adressé sa 26e passe décisive en équipe de France. C’est aussi le nombre réalisé par Zizou sous les couleurs tricolores.

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Lionel Messi, seigneur des années

A 35 ans et 155 jours, Lionel Messi a porté l’Argentine contre le Mexique. L’Albiceleste se relance ainsi après sa désillusion initiale contre l’Arabie Saoudite. La Pulga est devenu le joueur le plus âgé de l’histoire à signer un but et un assist dans le même match d’un Mondial. Et qui est le plus jeune ? Toujours Léo, qui avait déjà réussi la même performance contre la Serbie en 2006. Il n’avait alors que 18 ans et 357 jours. Preuve que la classe est éternelle peu importe l’âge.

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A noter aussi que Messi a désormais marqué autant de buts en Coupe du monde que l’idole absolue Diego Maradona (8). Seul Gabriel Batistuta fait mieux en Coupe du monde pour l’Albiceleste puisqu’il a fait trembler les filets à 10 reprises dans la compétition. Lionel Messi a aussi effectué sa 21e apparition en Coupe du monde. Là aussi, il égale Maradona qui était le joueur argentin à avoir disputé le plus de rencontres dans un Mondial. Il ne reste désormais plus à La Pulga qu’à remporter le titre mondial afin que le mimétisme entre les deux légendes du foot argentin et mondial se poursuive.

Buteurs en série

L’histoire de la Coupe du monde, ce sont des records et des séries. Illustration notamment avec Aleksandar Mitrovic, l’attaquant serbe que l’on avait connu il y a quelques années à Anderlecht. Dans le match contre le Cameroun où les deux défenses avaient oublié les principes élémentaires du placement, quatre anciens de Jupiler Pro League se sont distingués. Jean-Charles Castelletto, passé par le FC Bruges, avait ouvert le score pour les Lions Indomptables à la demi-heure de jeu avant que Strahinja Pavlovic (ex-Cercle) et Sergej Milinkovic-Savic (déniché par Genk) ne renversent la vapeur pendant les arrêts de jeu du premier acte.

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Mitrogoal pour sa part a inscrit le troisième but des siens. Ce dernier est une véritable machine à marquer depuis deux saisons à Fulham où il a déjà planté 9 roses en 12 apparitions en Premier League cette saison. Lors du dernier exercice avec les Cottagers, il avait même fait trembler les filets à 43 reprises en 46 sorties, toutes compétitions confondues. En sélection nationale aussi, l’ancien attaquant d’Anderlecht fait parler la poudre puisqu’il a planté 51 roses dans les parterres internationaux en 78 apparitions. Dont sept au cours de ses six dernières sorties sous le maillot des Aigles, toutes compétitions confondues. Il est aussi devenu le premier joueur de son pays à marquer plus d’un but en Coupe du monde puisqu’il avait déjà secoué les filets adverses en 2018, contre la Suisse.

L’invité surprise allemand

Il fêtera ses 30 ans le 9 février prochain et évoluait encore en Bundesliga 2 la saison dernière. Appelé pour la première fois en équipe nationale allemande le 10 novembre dernier, Niclas Füllkrug n’a pas traîné avant de déposer sa carte de visite au sein d’une équipe qui peine à conclure ses occasions depuis quelques années. Buteur pour sa première apparition sous le maillot allemand le 16 novembre dernier lors de la victoire en amical contre Oman, l’attaquant du Werder Brême a permis à la Mannschaft d’égaliser contre l’Espagne ce dimanche. Un but typique de la Bundesliga pour celui qui a trouvé le chemin des filets à 10 reprises dans le championnat allemand cette saison.

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Avec ce goal, Niclas Füllkrug a surtout effacé des tablettes l’un des héros du football allemand du XXIe siècle: Mario Götze. Encore présent au Qatar, le milieu de terrain de l’Eintracht Francfort était le dernier remplaçant de la Mannschaft à avoir été décisif lors d’un Mondial. C’était évidemment ce but synonyme de victoire en Coupe du monde lors de l’édition 2014 et cette victoire dans les prolongations contre l’Argentine. Et dire que la saison passée encore, Füllkrug devait se contenter de l’antichambre de l’élite allemande où il avait facturé 19 buts en 33 sorties, contribuant largement au retour du Werder Brême en Bundesliga.

L’Enner fait désormais la chanson

C’est l’un des héros de ce début de Coupe du monde. Contre les Pays-Bas, Enner Valencia a déjà inscrit son troisième but consécutif dans ce Mondial. Il a surtout marqué les six dernières réalisations de l’Equateur dans l’épreuve puisqu’il était aussi l’auteur des trois dernières de la Tri lors de l’édition 2014 de la Coupe du monde.

Le capitaine équatorien rejoint ainsi Eusebio, Paolo Rossi et Oleg Salenko, qui ont marqué six fois consécutivement pour leurs nations respectives. Le Portugais l’avait fait lors de l’édition 1966, l’Italien lors du sacre de la Squadra Azzurra en 1982 et le Russe en 1994, avec notamment un quintuplé contre le Cameroun. La différence, c’est que Valencia a eu besoin de deux éditions (2014 et 2022) pour réaliser cette série.

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Il rejoint aussi deux autres légendes du football mondial avec ce nouveau but puisque seuls Lionel Messi et Cristiano Ronaldo ont marqué autant de buts en phase de groupes que Valencia (6) au cours de cette période. Et encore pour CR7, il s’en est fallu d’une mèche de cheveu trop gélifiée pour qu’il ne porte pas son compteur à sept contre l’Uruguay. Pour le plus grand bonheur de son compatriote Bruno Fernandes.

Les trentenaires croates

Alors que les débats n’ont jamais été aussi intenses concernant les éléments les plus âgés de la génération dorée des Diables rouges, ceux de leur prochain adversaire, la Croatie, continuent de porter le Damier. Contre le Canada, les finalistes du dernier Mondial se sont facilement imposés 4-1 en alignant Dejan Lovren et Ivan Perisic (33 ans), Andrej Kramaric (31 ans et double buteur), Marcelo Brozovic (30 ans), sans oublier le capitaine Luka Modric (37 ans).

Mais c’est un joueur un peu plus jeune qui a livré une prestation impressionnante contre les Canucks: Matteo Kovacic. Le roquet est devenu l’un des pions importants de Chelsea ces deux dernières saisons où il couple sa capacité de récupérateur à celle d’élément créatif.

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Contre le Canada, il a ainsi réussi 5 tacles et créé quatre occasions de but tout en gardant un niveau de précision de passes de l’ordre de 93%. Ce dernier était même de 100% après le premier acte. Une telle performance n’avait plus été vue sur un terrain de la Coupe du monde depuis 1990 quand l’Allemand Lothar Matthaüs avait fait encore mieux contre, l’ex-Yougoslavie. Le futur vainqueur de cette édition italienne de la Coupe du monde avait même réussi six tacles, créé cinq occasions et réussi 95% de ses passes. Autant dire qu’il sera un des joueurs qui risque de faire mal à des Belges qui seront au pied du mur ce jeudi et privé d’Amadou Onana. Notons pour être complet sur le petit masterclass de Matteo Kovacic contre le Canada, que le joueur de Chelsea a réussi 100% de ses passes longues, qu’il a gagné 70% de ses duels au sol, réussi 3 passes clé. Le tout en 57 petites touches de balle. Les Diables rouges savent désormais à quoi s’en tenir ce jeudi.

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Lui est en principe déjà bien connu dans notre pays. Ivan Perisic, 33 ans, a offert deux goals à Andrej Kramaric contre le Canada. L’ancien joueur de Roulers et surtout du FC Bruges a été directement impliqué dans 15 buts de la sélection au damer lors des Coupes du monde et Championnats d’Europe. Il a ainsi marqué 9 fois et délivré 6 passes décisives. Preuve que les années ne sont pas toujours le problème dans une équipe qui performe moins bien.

Pénalty sauvé et clean-sheet, déjà un record sur ce Mondial

Lors de la première journée, Guillermo Ochoa et Thibaut Courtois avaient réussi à arrêter un pénalty et à conserver leurs filets inviolés au terme des 90 minutes de jeu. Ils ont été rejoints lors de la deuxième journée par Wojciech Szczesny, le gardien de la Pologne. Celui qui défend aussi les perches de la Juventus a « vengé » l’échec de Robert Lewandowski devant le portier mexicain en s’interposant devant la tentative aux onze mètres Salem Al Dawsari, l’homme qui avait offert un jour férié au peuple saoudien grâce à un coup de canon synonyme de victoire historique contre l’Argentine.

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C’est donc le troisième portier dans ce Mondial à réussir le combo pénalty sauvé et clean-sheet. Ce qui constitue aussi un record dans la compétition si l’on se fie aux statistiques enregistrées depuis 1966.