Le grand Power Ranking de la Coupe du monde 2022 au Qatar : qui sont nos favoris au terme de la deuxième journée de la phase de groupe ?

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Jules Monnier Jules Monnier est rédacteur pour Sport/Foot Magazine

On a classé pour vous les 32 participants au Mondial qatari, en fonction de leurs chances de victoire finale. Voici l’évolution de notre classement après le deuxième match disputé par les nations présentes.

C’est une mode très américaine. Le Power Ranking, ou « classement de puissance » en traduction littérale, est un classement évolutif au fil d’une compétition, en fonction du sentiment de puissance renvoyé par chacun de ses participants.

Pour cette Coupe du monde, Sport/Foot Magazine se prend au jeu : avant le premier coup de sifflet, puis après chacune des trois journées de la phase de poules, les 32 (puis seize) nations alignées sur les terrains qataris seront classées par notre rédaction.

Pour découvrir notre premier classement, à quelques heures du coup d’envoi de cette Coupe du monde 2022, vous êtes au bon endroit.

32. Qatar (=)

Le pays organisateur débarquait avec une sélection essentiellement issue de son championnat national, et des joueurs rassemblés de longue date pour un stage censé leur donner un avantage collectif sur la concurrence. Un plus dont les locaux n’ont pas pu profiter lors du match d’ouverture, logiquement perdu contre l’Équateur. Pas plus que contre le Sénégal. L’affrontement face aux Néerlandais n’est donc plus qu’un match de gala.

31. Costa Rica (=)

Ils sont bien loin, les exploits de l’été 2014. La plupart des héros, eux, sont par contre toujours là. Avec huit ans de plus sur le passeport, et des carrières souvent sur le déclin. Contre l’Espagne (7-0), leurs lacunes ont été exposées en plein jour. Ils se sont repris en battant le Japon et sont désormais condamné à l’exploit face à l’Allemagne pour espérer voir les huitièmes.

30. Tunisie (-4)

Malmenés par la Guinée Équatoriale puis le Mali en qualifs, les Aigles de Carthage se sont montré séduisants contre le Danemark, ce qui leur a permis de décrocher un bon point. La douloureuse défaite contre l’Australie les voit néanmoins obligé de venir à bout de l’ogre français. Improbable même si les Bleus pourront faire tourner leur effectif.

29. Australie (+1)

Depuis la retraite de Tim Cahill, les Socceroos peinent à faire rêver les supporters. S’ils ont fait douter la France quelques minutes, les Australiens ont ensuite logiquement plié sous les coups de boutoirs de Kylian Mbappé et les siens. Le succès suivant contre la Tunisie leur permet toutefois d’entrevoir la qualification, mais ça passera par au moins un match nul contre des Danois bien supérieurs.

Les Australiens ont redressé la barre en dominant la Tunisie. (Photo by Clive Brunskill/Getty Images)

28. Pays de Galles (-6)

Pour ce qui est sans doute la dernière danse de Gareth Bale, les Dragons se sont pointé au Qatar avec une sélection de sans-grades, mais un collectif bien rôdé. Le nul arraché contre les Américains permettait d’entretenir les espoirs de qualif, mais tout s’est écroulé lors de la défaite (logique) contre l’Iran. La poursuite du tournoi passe donc par un succès contre le voisin anglais.

27. Cameroun (+1)

Éternel optimiste, le président Samuel Eto’o voyait ses Lionceaux revenir du Qatar avec le trophée. En vrai, la dernière victoire des Lions Indomptables en Coupe du monde remonte quand même à l’édition 2002. Si Eric-Maxim Choupo Moting n’a pas pu faire de miracles contre les Suisses, les Camerounais sont revenus de nulle part pour décrocher un point inattendu contre la Serbie. Problème, leur prochain adversaire n’est autre que le Brésil.

26. Canada (-11)

Enfin de retour sur la scène mondiale à quatre ans de « sa » Coupe du monde, le Canada peut misait sur sa star Alphonso Davies, mais également sur les frissons offensifs procurés par Jonathan David ou Tajon Buchanan. Des atouts qui n’ont suffi ni face aux Diables ni contre la Croatie. Même s’ils battent le Maroc, les Canadiens peuvent déjà faire le check-in de leur vol retour.

25. Corée du Sud (+2)

Si les Coréens ont tenu le choc face à l’Uruguay, ils ne se sont jamais montré dangereux face aux Sud-Américains et leur compteur de tirs cadrés est resté bloqué à zéro. Si Cho Gue-sung a rendu un temps l’espoirs aux Guerriers Taeguk face au Ghana via deux buts de la tête, la défaite (2-3) les contraint à un succès contre le Portugal.

24. Mexique (-3)

Toujours invité au stade des huitièmes de finale, systématiquement recalé à la porte des quarts, la sélection mexicaine avait été l’un des grands frissons de l’été 2018. Quatre ans plus tard, la hype est retombée aussi vite que celle d’Hirving Lozano et El Tri n’est pas parvenue à trouver la faille contre la Pologne avant d’être logiquement battue par Messi et les siens. Ça faisait longtemps qu’on n’avait plus vu une sélection mexicaine aussi peu séduisante.

Hirving Lozano n’a pas su sortir de l’ombre contre l’Argentine de Lionel Messi. (Photo by Stuart Franklin/Getty Images)

23. Arabie Saoudite (+1)

On les imaginait plutôt faibles, ils ont créé LA surprise de la première journée en venant à bout de l’Argentine. La chemise blanche d’Hervé Renard, la réputation de faiseur de miracles du cinquantenaire français à la tête de sélections inattendues ont encore frappé. Malgré la défaite qui a suivi contre la Pologne, un succès contre le Mexique suffirait pour voir les huitièmes.

22. Iran (+7)

Entre un tumulte gigantesque au pays, le spectre d’une élimination sur tapis vert, une sélection rendue hors-caméras par Carlos Queiroz face aux pressions du pouvoir local, la Team Melli ne débarquait pas avec un soutien indéfectible chez les Qataris. La défense, censée être le point fort, a complètement pris l’eau face aux attaquants anglais, mais l’Iran s’est brillamment repris contre le Pays de Galles et pourrait se satisfaire d’un nul dans la dernière rencontre tant attendue face aux États-Unis.

21. Pologne (+2)

Planter des buts avec le Bayern et le Barça, Robert Lewandowski sait faire. Sublimer sa sélection pour l’emmener loin dans un tournoi majeur, ça semble plus compliqué pour le buteur polonais. On a encore pu le constater avec son penalty manqué contre le Mexique. Mais Lewa s’est repris contre les Saoudiens et on attend avec impatience son match dans le match contre Lionel Messi.

20. Ghana (+5)

Le spectacle est au rendez-vous lors des matches des Black Stars. Après une défaite initiale face au Portugal (3-2), la sélection ghanéenne rajeunie est finalement venue à bout de la Corée grâce notamment à Mohammed Kudus. Les Ghanéens auront donc l’occasion d’exorciser leurs vieux démons en croisant la route d’un certain Luis Suárez pour un dernier match de phase de poules décisif.

19. États-Unis (+1)

Sergiño DestChristian PulisicWeston McKennie ou Giovanni Reyna n’ont pas encore 25 ans, mais jouent déjà dans de grosses écuries européennes. Autant de raisons de croire que le soccer est en bonne voie pour marquer les esprits à domicile en 2026. De là à déjà briller quatre ans plus tôt ? Après les nuls contre le Pays de Galles et l’Angleterre, ça passera par un succès contre l’Iran.

Le pays du soccer a contrarié celui du Beautiful game. (Photo by Simon Bruty/Anychance/Getty Images)

18. Sénégal (-2)

Même sans l’ailier du Bayern, Sadio Mané, les Lions de la Teranga restent redoutables, avec Kalidou Koulibaly derrière ou Edouard Mendy entre les perches. Ça n’a toutefois pas suffit face aux Néerlandais qui se sont imposés en fin de partie. S’ils ont ensuite logiquement battu un faible Qatar, les Sénégalais doivent à tout prix s’imposer contre l’Équateur pour rester encore un peu au Qatar.

17. Japon (-5)

Versés dans un groupe qui leur laissait peu de perspectives d’enfoncer les portes des huitièmes de finale, les Nippons se présentaient pourtant avec une foule de talents offensifs déroutants, et une défense où l’ancien Trudonnaire Takehiro Tomiyasu faisait la loi. L’exploit contre l’Allemagne a toutefois été gâché par la défaite qui a suivi contre le Costa Rica. Reste maintenant à affronter l’Espagne. Pas évident.

16. Uruguay (+1)

Si les héros historiques de la Céleste sont au crépuscule de leur carrière, la relève a les dents longues. Rodrigo BentancurDarwin Nuñez ou Federico Valverde ont déjà bien installé leur carte de visite sur la scène européenne, et sont déterminés à perpétuer l’histoire prestigieuse du premier champion du monde. S’ils n’ont pas pu étaler leurs atouts face à la Corée du Sud et au Portugal, une victoire contre le Ghana devrait leur ouvrir la porte des huitièmes.

15. Serbie (-1)

Envoyer le Portugal en barrages, il fallait le faire. Les Serbes s’y sont employés, en passant par le front de l’inévitable Aleksandar Mitrovic. L’intarissable buteur local est loin d’être la seule arme d’une sélection qui compte aussi sur la panoplie hors-normes de Sergej Milinkovic-Savic, les centres de Filip Kostic ou le buteur de la Juve Dusan Vlahovic pour faire trembler la planète. Après une défaite attendue contre le Brésil, les Serbes ont péché par excès de confiance contre le Cameroun et ça pourrait leur coûter cher. Ils sont condamnés à venir à bout de redoutables Suisses.

La Serbie a gaspillé une avance de deux buts contre le Cameroun, malgré trois buts marqués par des anciens de Jupiler Pro League. (Photo by Stu Forster/Getty Images)

14. Équateur (+4)

Très jeune, la moins réputée des sélections sud-américaines peut compter sur certains teenagers de talent. Son collectif accrocheur et dynamique est logiquement venu à bout de faibles Qataris avant de tenir tête aux Pays-Bas, ce qui leur permet de voir venir le Sénégal sereinement.

13. Belgique (-3)

Face au Canada, les Belges s’en sont sortis par le chas de l’aiguille. Contre le Maroc, les lacunes et le manque d’esprit d’équipe sont apparus au grand jour. Si rien n’est mathématiquement perdu, les hommes de Martinez devront afficher un tout autre visage pour espérer battre les vice-champions du monde croates et poursuivre leurs parcours.

Les Diables rouges arrêteront-ils leur chute contre la Croatie. (Photo by James Williamson – AMA/Getty Images)

12. Maroc (+7)

Avec ses dribbleurs-frissons, sa défense renforcée et un Yassine Bounou solide entre les perches, le Maroc a quelques solides atouts dans la manche. Sans oublier une paire de latéraux Hakimi – Mazraoui qui fait office de référence, à un poste où beaucoup de grandes nations sont sinistrées. Les vice-champions du monde croates ne sont pas parvenus à les bouger et la Belgique a sombré. Un nul contre un Canada déjà éliminé suffit pour passer en huitièmes.

11. Suisse (+2)

Si l’Italie, championne d’Europe en titre, est absente du grand rendez-vous mondial, c’est notamment parce qu’elle a buté sur l’expérimentée Nati en qualifs. Les Suisses avaient déjà fait tomber les Français au dernier EURO ou les Belges en Ligue des Nations. Ils ont longtemps tenu le choc face au Brésil avant de finalement s’incliner par le plus petit écart et ont leur sort entre leurs mains face à la Serbie.

10. Croatie (+1)

Finaliste en 2018, la Croatie peut toujours compter sur la forme éternelle d’un Luka Modric qui semble toujours aussi fort, quatre ans après son Ballon d’or. Les Croates ont même gratté une place dans le Final Four de la Ligue des Nations. Des résultats prestigieux qui n’ont pas aidé à trouver la faille dans la solide défense marocaine. Grâce au succès contre le Canada, les Croates peuvent se contenter d’un nul face à une Belgique en plein doute.

Matteo Kovacic, l’un des moteurs de la Croatie, était inarrêtable contre le Canada. (Photo by Matteo Ciambelli/DeFodi Images via Getty Images)

9. Danemark (-1)

L’un des collectifs les mieux rôdés du dernier EURO a poursuivi sur sa lancée depuis, avec une qualif acquise avec huit clean-sheets de rang et des mouvements toujours mieux rôdés sous les ordres du magicien Kasper Hjulmand. Les Danois peinent néanmoins à mettre la machine en route et ont été tenus en échec par la Tunisie avant de subir la loi de la France. Heureusement, le dernier adversaire, l’Australie, est plus qu’à leur portée.

Le Danemark de Christian Eriksen devra battre l’Australie pour se qualifier pour les 1/8e de finale. (Photo by Berengui/DeFodi Images via Getty Images)

8. Allemagne (+1)

Première des outsiders ou dernière des favoris, la Mannschaft a retrouvé quelques couleurs depuis qu’elle a été confiée à Hansi Flick. Avec déjà une Ligue des Champions sur la cheminée, le sélectionneur s’attaque maintenant au Mondial, avec une génération allemande avare en noms ronflants mais riche en talents au service du collectif. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça n’a pas fonctionné lors du camouflet face au Japon. L’affrontement contre l’Espagne a reboosté le moral et le Costa Rica ne doit pas constituer un problème pour les Teutons.

Un homme qui évoluait encore en D1 allemande l’an passé a sauvé la Mannschaft contre l’Espagne. (Photo by Robbie Jay Barratt – AMA/Getty Images)

7. Pays-Bas (-2)

La dernière fois qu’on a confié des Oranje à Louis van Gaal, il est parvenu à emmener Ron Vlaar et Bruno Martins Indi à une séance de tirs au but d’une finale mondiale. Huit ans plus tard, le Pélican retente le coup, avec moins de talent devant mais une défense où Virgil van DijkMatthijs De Ligt et Jurrien Timber peuvent faire trembler presque tous les attaquants du monde. Malgré un match piège contre le Sénégal, les Néerlandais l’ont emporté avant de se contenter d’un nul face à l’Équateur. Ils ne doivent faire qu’une bouchée du Qatar.

Cody Gakpo, la belle surprise des Néerlandais, mais sans doute la seule. (Photo by Harry Langer/DeFodi Images via Getty Images)

6. Argentine (=)

Depuis qu’il a enfin brisé sa malédiction albicéleste en remportant la Copa América, Lionel Messi fait danser sa Selección. Sa forme étincelante du début de saison avec le PSG n’est sans doute pas un hasard : la Pulga veut enfin mettre un terme au débat sur le plus grand joueur de l’histoire en soulevant la Coupe du monde. Une mission qui n’aurait pas pu plus mal débuter qu’avec cette humiliante défaite contre l’Arabie saoudite. Le succès suivant face au Mexique permet toutefois à la bande à Léo d’avoir son sort entre ses mains au moment d’affronter une Pologne largement à sa portée.

Lionel Messi continue de porter une argentine qui a retrouvé des couleurs contre le Mexique. (Photo by VCG/VCG via Getty Images)

5. Angleterre (-1)

Sur le papier, les Three Lions restent sur une demi-finale de Coupe du monde et une finale d’EURO. Sur le terrain, les hommes de Gareth Southgate n’avaient pas encore vraiment convaincu au point de les hisser parmi les grands favoris de l’automne qatari. Le secteur offensif emmené par Jude Bellingham et Phil Foden a fait parler la poudre face à l’Iran, mais est resté muet face aux States. Reste à assurer face aux Gallois avant de jauger vraiment cette équipe durant la phase à élimination directe.

Contre un adversaire plus costaud, l’Angleterre affiche déjà certaines limites. (Photo by Visionhaus/Getty Images)

4. Portugal (+3)

Sur le papier, la sélection est l’une des plus excitantes du tournoi. Une foule de talents offensifs sans cesse renouvelée, à l’image d’un Rafael Leão, buteur contre le Ghana. L’équipe doit cependant composer avec un Fernando Santos qui la confine à un jeu minimaliste, et semble parfois déjouer à cause de la présence d’un Cristiano Ronaldo toujours précieux face au but, mais handicapant dans le jeu. Ça n’a pas empêché les Portugais de signer un brillant six sur six et de pouvoir faire tourner contre la Corée du Sud.

Cristiano Ronaldo et Bruno Fernandes n’étaient pas trop les meilleurs amis du monde à Manchester United, mais cela ne s’est pas trop vu contre l’Uruguay. (Photo by Odd ANDERSEN / AFP) (Photo by ODD ANDERSEN/AFP via Getty Images)

3. Espagne (-1)

Avec Luis Enrique, la Roja peut sans doute compter sur le meilleur sélectionneur du plateau. Décrié à chacune de ses sélections, Lucho répond avec ses résultats : une demi-finale d’EURO, une finale de Ligue des Nations, et encore une qualification pour le prochain Final Four. Tout ça permet de laisser Sergio Ramos ou Thiago Alcantara à la maison sans cesser d’être un prétendant majeur au titre mondial. Une statut confirmé d’emblée avec la raclée infligée au Costa Rica, suivi d’un emballant match nul contre l’Allemagne.

Alvaro Morata, un peu de sang neuf en pointe de l’attaque espagnole. (Photo by Markus Gilliar – GES Sportfoto/Getty Images)

2. France (+1)

Championne du monde en titre, la France défend son trophée sans son milieu de terrain de 2018, et sans son récent Ballon d’or Karim Benzema. Charge à Kylian Mbappé d’emmener un secteur offensif, très performant contre l’Australie, alors que Didier Deschamps empile les défenseurs centraux pour verrouiller l’autre extrémité du terrain. Attention, DD le pragmatique sait comment gratter un trophée et si en plus les Bleus parviennent désormais à battre leur bête noire danoise…

Kylian Mbappe aimerait offrir une troisième étoile à la France, sa deuxième sur un plan personnel. (Photo by Michael Regan – FIFA/FIFA via Getty Images)

1. Brésil (=)

La bande à Tite fait figure d’épouvantail pour parer son maillot jaune d’une sixième étoile. Époustouflant depuis le début de saison, Neymar Junior devait être le fer de lance d’une division offensive effrayante, mais est sorti sur blessure contre la Serbie et son absence s’est ressentie face à la Suisse. Avec Vinicius, Gabriel Jesus, Antony ou Raphinha, le Brésil est toutefois paré devant. Sans parler de Richarlison, double buteur d’entrée de jeu. Au milieu et derrière, les tauliers sont toujours là pour croquer les idées adverses, sans oublier un certain Alisson entre les perches pour jouer les faiseurs de miracles. Difficile de faire mieux dans le football de sélection que cette Seleção armée pour gagner.

L’armada offensive du Brésil a attendu que son salut vienne des pieds de l’un de ses besogneux contre la Suisse. (Photo by Marvin Ibo Guengoer – GES Sportfoto/Getty Images)

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