La triste première du Qatar, la série de Valencia et peu de tirs: voici trois chiffres à retenir du match inaugural de la Coupe du monde

Enner Valencia, captain Ecuador. (Photo by Eric Verhoeven/Soccrates/Getty Images)

La Coupe du monde a ouvert son grand bal ce dimanche soir avec une rencontre, où les joueurs locaux ont été largement dominés par l’Equateur (0-2). Mais, outre une cérémonie d’ouverture où l’on a vu Morgan Freeman dialoguer avec un cul-de-jatte et un supporter équatorien ironiser sur les fans qataris après un premier but annulé pour son pays, que faut-il retenir de ce match inaugural ?

1- Jamais le pays hôte n’avait connu la défaite d’entrée

Avant le coup d’envoi, les rumeurs et les mauvaises langues voyaient bien une équipe du Qatar, qui préparait ce grand jour depuis des mois voire des années, réussir une surprise lors de ce match d’ouverture de la Coupe du monde. Le premier but, annulé à juste titre, des Equatoriens a relancé les aficionados de complot en tout genre sur les réseaux sociaux, mais un pénalty attribué à El Tri et une seconde réalisation ont fini par faire retourner les vestes. La réalité du football s’était rappelée au bon souvenir de tous.

Dès lors, les « complotistes » du début de rencontre se demandaient si les Qataris avaient tout simplement le niveau pour participer au Mondial ? Se seraient-ils qualifiés dans une zone Asie, loin d’être la plus relevée, alors qu’ils sont quand même champions d’Asie en titre ? Même si au vu du parcours de l’Italie, un titre continental n’assure pas un billet automatique pour le Mondial. Bref, les commentaires sont partis dans tous les sens et au final seule la réalité chiffrée restera.

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Et celle-ci est implacable pour Al-Annabi (les Bordeaux) puisqu’ils sont devenus le premier pays dans l’histoire des Mondiaux, à concéder un revers pour la première rencontre de l’hôte dans sa compétition. Il y a quatre ans, la Russie avait laminé l’Arabie Saoudite, alors que le Brésil avait souffert pour venir à bout de la Croatie sur fond de polémique arbitrale. En 2010, les Sudafricains avaient partagé contre le Mexique et les Allemands avaient largement dominé le Costa Rica pour leur entrée dans leur compétition. En 2002, la Corée du Sud était venue à bout de la Pologne alors que le co-organisateur japonais avait arraché le partage contre nos Diables rouges. Enfin, signalons qu’en 1994, les Etats-Unis, qui n’avaient pas plus que le Qatar une grande tradition de soccer derrière eux, avaient partagé contre la Suisse (1-1) pour leur entrée dans leur Coupe du monde.

Le Qatar, dont c’était le premier match en Coupe du monde, voulait éblouir le monde autrement que par ses stades super chers. C’est complètement raté.

50%- Enner Valencia reçu cinq sur cinq

Michy Batshuayi prend déjà ses anciennes habitudes sur le banc de touche depuis qu’il a débarqué à Fenerbahçe cet été. Batsman, qui va finir par être surnommé Benchman à force, subit la concurrence d’un Equatorien, Enner Valencia. L’attaquant n’a aucun lien de parenté avec Antonio Valencia, ancien latéral droit d’El Tri, qui avait aussi arpenté le couloir droit de Manchester United pendant des années.

Enner Valencia a connu le Mexique (Pachuca et Tigres) et l’Angleterre (West Ham et Everton) avant de poser ses valises en bordure de Bosphore à la fin du mois d’août 2020. A Fenerbahçe, le capitaine de l’Equateur a trouvé l’environnement parfait pour exprimer ses qualités. Il a marqué douze fois en 34 rencontres lors de son premier exercice sur la rive asiatique d’Istanbul, alors que la saison dernière, il s’était contenté de sept roses plantées. Cette année semble être celle de la consécration, puisqu’en seulement 12 duels de Süper Lig, celui qui a désormais l’âge du Christ a fait trembler les filets adverses à… 13 reprises, sans compter deux autres réalisations en Europa League. De quoi expliquer la présence de Batshuayi sur le banc. Ce dernier n’en veut d’ailleurs pas à son rival qu’il a d’ailleurs félicité sur Twitter après son doublé lors du match d’ouverture de la Coupe du monde.

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Un doublé et un record pour Enner Valencia, puisqu’il a ainsi marqué les cinq derniers buts de l’Équateur en Coupe du monde. Seuls le Portugais Eusebio en 1966, l’Italien Paolo Rossi en1982 et le Russe Oleg Salenko en 1994 ont fait encore mieux avec six buts de suite. Après s’être retrouvé deux fois à terre, Valencia a cédé sa place à la 77e place et son sélectionneur a rassuré le pays en indiquant qu’il serait opérationnel pour le prochain match. Remco Pasveer et les Pays-Bas seront-ils les prochaines victimes d’un Valencia qui pourrait ainsi égaler le record de six buts consécutifs et pourquoi pas le dépasser par la suite ?

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Notons aussi qu’en ouvrant le score sur un pénalty, Enner Valencia a signé une autre première, puisque jamais dans l’histoire de la Coupe du monde le tout premier but du tournoi n’était tombé après un tir du point des onze mètres. Valencia a aussi converti 50% de ses tirs en Coupe du monde (5 buts sur 10 tirs), égalant ainsi le meilleur taux de conversion de tirs par un joueur ayant planté au moins cinq roses dans le tournoi, depuis l’édition 1966. Il s’agit de l’Italien Alessandro Altobelli qui affichait exactement le même ratio (5 buts sur 10 tirs).

11- On avait jamais aussi peu tiré

On ne s’attendait pas à un grand spectacle ce dimanche au vu de l’affiche programmée, même si les Equatoriens, souvent méconnus et sous-estimés, ont donné des indications selon lesquelles ils pourraient en surprendre plus d’un au cours de ce Mondial. Après avoir rapidement mené 0-2 contre des joueurs locaux complètement dépassés et tétanisés par la pression, El Tri s’est contenté du service minimum, même s’il aurait pu planter une troisième rose dans son jardin.

Il n’empêche, on avait jamais aussi peu tiré au but au cours d’un match d’ouverture de la Coupe du monde. Cinq fois pour le Qatar et six pour l’Equateur. La chaleur n’était pourtant pas suffoquante au Al Bayt stadium (environ 25 degrés) et le stade était climatisé, même si c’est surtout la La Banana Mecánica qui a refroidi l’ambiance.

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Insolite: un supporter équatorien provoque puis se réconcilie avec les fans locaux

Il y a avait de « l’ambiance » dans les tribunes, même si vu la tournure des événements, le stade s’est vidé assez rapidement. Ce supporter équatorien n’avait pas froid aux yeux au moment d’invectiver les fans locaux après un but annulé pour les siens. Apparemment, ils se sont réconciliés à la fin. On ne dira pas que cela sent la sincérité. Chacun se fera son avis.

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La cérémonie d’ouverture n’a pas vraiment impressionné non plus. On retiendra le medley d’hymnes de la Coupe du monde, dont celui de 1998, « La copa de la vida«  de Ricky Martin, qui a servi de caution LGBT pour le tournoi, ainsi qu’un joli dialogue inattendu entre l’invité d’honneur Morgan Freeman et un cul-de-jatte qatari. Après avoir incarné Nelson Mandela dans un film consacré à la victoire de l’Afrique du Sud lors de la Coupe du monde de rugby, l’acteur américain sera donc aussi monté sur scène pour le plus grand événement du ballon rond. L’appel du cachet.

AL KHOR, QATAR – NOVEMBER 20: Morgan Freeman (L) and Ghanim Al Muftah perform during the opening ceremony prior during the FIFA World Cup Qatar 2022 Group A match between Qatar and Ecuador at Al Bayt Stadium on November 20, 2022 in Al Khor, Qatar. (Photo by Shaun Botterill – FIFA/FIFA via Getty Images)