Pepe fait de la résistance, première africaine et mimétisme entre Maradona et Messi : 8 chiffres à retenir des quarts de finaliste de la Coupe du monde

On peut toujours compter sur Lionel Messi et Kylian Mbappé pour affoler les compteurs.

Il ne reste plus que huit rencontres à disputer jusqu’à l’apothéose du 18 décembre. Et surtout plus que huit pays en lice pour la couronne mondiale. Nous avons décidé de résumer leurs parcours en 8 chiffres marquants concernant, soit l’équipe, soit ses stars. Le tout agrémenté de quelques autres petites statistiques à retenir.

Le chiffre des Pays-Bas – 20

Le paradoxe de la cuvée oranje 2022 mise en bouteille par le vinificateur Louis van Gaal est d’avoir proposé l’un des jeux les plus ennuyants et cyniques de la compétition et d’avoir offert la plus belle séquence collective amenant un but.

Contre les Etats-Unis, Memphis Depay a dépossédé Klaas Jan Huntelaar de sa deuxième place de meilleur buteur de l’histoire des Pays-Bas en plantant sa 43e tulipe dans les parterres internationaux au terme d’une séquence longue de 20 passes ininterrompues. C’est d’ailleurs un record pour les Oranje dans leur histoire, malgré les quelques générations dorées qui se sont succédées.

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Van Gaal a aussi pu compter sur le réveil de Denzel Dumfries sur le flanc droit. Plutôt discret lors du premier tour, le piston de l’Inter est devenu le premier batave à marquer un but et à délivrer deux passes décisives lors d’une rencontre de Coupe du monde. Mais ce n’est que le troisième joueur néerlandais de l’histoire à être impliqué dans 3 goals ou plus en Coupe du monde. Et les deux précédents ne sont évidemment pas des manchots puisqu’il s’agit de Johan Cruyff lors de la Coupe du monde 1974 et de la légende d’Anderlecht, Robby Rensenbrink lors de l’édition 1978. Deux éditions où les Néerlandais avaient atteint la finale. Heureux présage ?

Le chiffre de l’Angleterre – 11

Il était, jusqu’à ce match contre le Sénégal, l’une des rares stars mondiales à ne pas encore avoir ouvert son compteur. Pourtant, Harry Kane brillait à la passe décisive, lui qui excelle plus souvent comme faux numéro 9 grâce à ses décrochages que comme pur avant-centre finalement. Il en avait distillé trois lors du premier tour avant de céder le relais à Phil Foden contre les Lions de la Teranga. Ce dernier est d’ailleurs devenu, à 22 ans et 190 jours, le plus jeune élément depuis Ronaldo à la Coupe du monde 1998 (contre le Danemark), à délivrer deux assists dans un match à élimination directe. La star brésilienne n’avait que 21 ans et 284 jours.

Pour sa part, Kane fait trembler les filets, inscrivant ainsi son 11e but dans un tournoi majeur. C’est son septième en Coupe du monde, après les six de 2018 auxquels il faut ajouter quatre réalisations lors du dernier Euro.

L’attaquant de Tottenham a laissé sur place Gary Lineker et ses 10 roses plantées dans les compétitions majeures. Un vrai « hero of the day.« 

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Si le choc des générations est d’ailleurs l’un des débats récurrents de cette Coupe du monde, où certaines sélections peinent parfois à faire cohabiter des joueurs aux âges bien différents, ce n’est pas le cas de l’Angleterre. L’avenir doré incarné par les pieds soyeux de Jude Bellingham a offert à l’expérimenté Jordan Henderson un but tout cuit contre le Sénégal. Depuis 1980, jamais l’écart d’âge entre deux joueurs anglais directement impliqués dans une réalisation en Coupe du monde n’avait été aussi grand. Henderson est en effet de 13 ans et 12 jours l’aîné de Bellingham.

Le chiffre de la France – 250

Chez nos voisins du sud, nous aurions pu nous attarder sur le 52e but d’Olivier Giroud sous le maillot bleu, ce qui lui permet de dépasser Thierry Henry en tête du classement des meilleurs artificiers de la sélection française. Nous aurions aussi pu évoquer les 142 matches d’Hugo Lloris, qui a égalé Lilian Thuram comme joueur le plus « capé » de l’équipe aux deux étoiles mondiales. Le portier de Tottenham a aussi rejoint Henry et Fabien Barthez comme élément à avoir effectué le plus d’apparitions pour les Bleus en Coupe du monde.

Mais ces statistiques éclipseraient la nouvelle grande prestation de Kylian Mbappé, auteur d’un superbe but contre la Pologne. A 23 ans et 349 jours, le numéro 10 des tricolores est devenu le plus jeune joueur à inscrire cinq goals en phase à élimination directe de la Coupe du monde, depuis un certain Pelé en 1958. La légende brésilienne était bien plus jeune encore puisqu’elle n’affichait que 17 ans et 249 jours à l’époque sur sa pièce d’identité.

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Mais surtout, la deuxième réalisation de KM7 contre les Aigles Blancs était la 250e de sa carrière professionnelle, en seulement 360 apparitions. Pour atteindre ce nombre de pions, Cristiano Ronaldo avait dû patienter 510 rencontres. Mbappé a aussi battu le record de Lionel Messi, qui avait planté sa 250e rose après 379 duels. On refera les comptes entre les deux quand le natif de Bondy comptera aussi 1000 rencontres professionnelles à son actif.

La stat de l’Argentine – 67

On l’a répété et répété, Lionel Messi a disputé contre l’Australie sa 1000e rencontre chez les professionnels. A cette occasion, il en a profité pour faire trembler les filets pour la première fois dans une rencontre de Coupe du monde de la phase à élimination directe. Mais marquer pour La Pulga est généralement une seconde nature. Une frappe placée mais pas spécialement puissante sortie de son pied gauche a suffi pour battre Mathew Ryan et lui procuré la sensation un filet qui tremble pour la 789e fois de sa carrière. Le capitaine argentin a aussi distullé 338 passes décisives au cours de sa carrière. Mais ce n’est pas le chiffre que nous retiendrons cependant.

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Messi continue de poursuivre le mimétisme avec la star argentine de toujours, Diego Maradona. A l’exception de la Coupe qu’El Pibe de oro a pu brandir victorieusement en 1986, les deux hommes affichent des statistiques étonnamment similaires. Les deux hommes sont respectivement impliqués dans 15 et 16 buts dans leurs matches de Coupe du monde. La Pulga a tenté plus de dribbles (194 contre 188), mais les deux numéros 10 de génies ont crée exactement le même nombre d’occasions en Coupe du monde: 67. Le duo compte aussi 103 touches de balle dans la surface adverse.

Le chiffre du Brésil – 10

Alors qu’il s’était contenté de trois petits buts lors de la phase de poule, le Brésil a rappelé à tout le monde, contre une naïve Corée du Sud, qu’il possédait toujours la meilleure division offensive du tournoi avec quatre buts tombés en 45 minutes. De retour sur les terrains après sa blessure à la cheville, Neymar est devenu, en convertissant un pénalty avec sa maîtrise habituelle, le troisième divin canari à faire trembler les filets au cours de trois éditions du mondial. Il n’y a que Pelé et Ronaldo qui y étaient parvenus avant lui.

Auteur d’un doublé, dont un ciseau de classe mondiale contre la Serbie, Richarlison a planté la troisième rose des siens contre les Guerriers Taeguk et sa troisième du tournoi. Depuis que Tite l’a installé en pointe au détriment d’un Gabriel Jésus ou d’un Roberto Firmino, la recrue onéreuse de Tottenham cet été n’a cessé d’augmenté sa productivité.

Ainsi, ses 10 dernières roses plantées l’ont été au cours de ses 9 dernières sorties sous la liquette auriverde. Pour atteindre le même total avec Everton et les Spurs cette année, celui qui s’était révélé à l’América Mineiro a eu besoin de 37 rencontres.

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Notons enfin que le Brésil en remplaçant Alisson Becker pour Weverton, le troisième gardien, est devenu le premier pays dans l’histoire de la Coupe du monde à avoir utilisé 26 éléments différents au cours d’un même tournoi. Il s’agissait évidemment de la première fois que la FIFA autorisait autant de membres dans les noyaux de chaque pays. En Russie, il y a quatre ans, la liste ne pouvait encore comprendre que 23 joueurs. Elle était encore de 22 lors de l’édition 1994 aux Etats-Unis.

Le chiffre de la Croatie – 3

Commençons tout d’abord avec une statistique sur la réussite des pénalties et des tirs au but. De 80% pour les premiers, elle tombe à 70% pour les seconds. L’ordre des tireurs a aussi son importance puisque sur les six dernières séances en Coupe du monde, la deuxième équipe à frapper l’a à chaque fois emporté au bout du compte. La Croatie n’a pas démenti cet adage contre le Japon, elle qui était déjà sortie vainqueure de deux de ses six séances rien que lors du Mondial 2018. En revanche, l’Espagne a arrêté la série le lendemain en s’inclinant contre le Maroc.

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Dominik Livakovic a d’ailleurs bien assuré la succession de Danijel Subasic puisqu’il a arrêté trois tentatives japonaises lors du 1/8e de finale. C’était aussi le cas pour ce dernier qui s’était interposé sur trois tirs danois au même stade de l’épreuve quatre ans plus tôt à Nijni Novgorod. Avant les gardiens du temple à damier, il y avait Ricardo Alexandre Martins Soares Pereira qui avait mis en échec trois tireurs anglais lors de la Coupe de l’édition 2006. Et pas toujours avec les gants pour ceux qui s’en souviennent.

Enfin, cette qualification du dernier finaliste pour le cercle des huit meilleurs pays de cette édition du Mondial au Qatar est l’occasion de mettre sous les projecteurs cet ancien animateur de la Jupiler Pro League : Ivan Perišić. Aucun autre joueur dans la jeune histoire de la Croatie n’avait marqué 10 fois dans les Coupes du monde et championnats d’Europe.

Le chiffre du Maroc – 1

Le Maroc a fait tomber l’ogre espagnol qui avait tant enfumé les observateurs après sa victoire, finalement trop facile, contre un trop faible Costa Rica (7-0). Il n’y a pas que la Belgique qui s’est cassée les dents sur Sofyan Amrabat, sentinelle irréprochable et sur l’axe central de fer composé par Nayef Aguerd et Romain Saïss.

Les hommes de Luis Enrique n’ont jamais été capables de bouger un bloc parfaitement organisé, compact et très fort en reconversion offensive. Tout ça malgré…710 passes effectuées en plus que leur adversaire du jour, mais un seul tir cadré en plus. Une partie du mérite revient certainement au sélectionneur Walid Regragui, nommé il y a seulement trois mois en remplacement d’un Vahid Halilhodzdic qui était en froid avec certains cadres comme Hakim Ziyech. Celui-ci est revenu en grâce sous le nouveau régime et a apporté sa contribution, surtout sur phase arrêtée.

Ce quart de finale est historique pour le Maroc qui n’avait jamais atteint ce stade de la compétition. C’est seulement la quatrième nation africaine à s’y hisser, mais la première avec un coach africain à la baguette. C’est Valeri Nepomniachi, un entraîneur soviétique qui avait mené le Cameroun parmi les huit meilleurs pays de l’édition 1990. En 2002, le Français Bruno Metsu guidait le Sénégal qui avait été éliminé au même stade et en 2010, le Serbe Milovan Rajevac était assis sur le banc d’un Ghana, sorti en quart par l’Uruguay.

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Regragui devient ainsi le premier entraîneur africain, et forcément marocain, à réussir cette prouesse, qui plus est avec son pays natal. L’homme de 47 ans avait été champion du Qatar en 2020 avec Al-Duhail et un certain Edmilson Junior. Avant de reprendre les rênes des Lions de l’Atlas, le technicien avait aussi remporté la Ligue des Champions d’Afrique avec le Wydad Casablanca. Il s’était aussi paré des lauriers nationaux avec la même formation.

Soulignons enfin la première mi-temps d’un Sofiane Boufal qui avait gratté le coup franc amenant le premier but du Maroc contre la Belgique. L’ailier d’Angers a réussi 5 dribbles en 45 minutes, soit plus que les 21 autres acteurs de ce duel (4). Aucun autre Marocain n’a d’ailleurs réussi de dribble lors de ce premier acte.

Le chiffre du Portugal – 39

C’était l’image du début de match: Cristiano Ronaldo était sur le banc du Portugal pour le 1/8e de finale contre la Suisse. C’est d’ailleurs contre cette même Nati que la star portugaise s’était assise pour la dernière fois sur le banc au coup d’envoi d’un match de la Seleçao das Quinas dans un tournoi majeur. Le choix de Fernando Santos de mettre un terme à la série de 31 titularisations consécutives de CR7 dans ce type de duel était une surprise pour les médias et observateurs étrangers, mais pas pour ceux du Portugal.

La décision d’aligner Gonçalo Ramos, qui n’avait disputé que 10 minutes lors des 3 premières sorties, s’est finalement avérée la bonne. Petit détail cocasse, il ne lui a fallu que 17 minutes pour marquer dans une rencontre à élimination directe de Coupe du monde, là où son aîné n’y est toujours pas parvenu en 534 minutes. L’attaquant formé à Benfica s’offrira même un triplé, le tout premier du tournoi, en seulement 67 minutes. En 84 minutes au total, Gonçalo Ramos aura déjà égalé le total au Qatar de Messi, Cody Gakpo, Bukayo Saka, Marcus Rashford, Giroud, Richarlison, Alvaro Morata et Enner Valencia… C’est aussi le premier joueur à s’offrir un triplé lors de son premier match comme titulaire en Coupe du monde depuis Miroslav Klose pour l’Allemagne, en 2002.

Mais ce n’est pas parce qu’il se passait des services de son capitaine aux 194 matches et 118 buts sous le maillot lusitanien que Santos se privait d’expérience dans son équipe. Le vétéran Pepe figurait au coup d’envoi et reprenait le brassard de Ronaldo. Un choix payant puisqu’il a planté le deuxième but des siens d’une tête rageuse avec une détente impressionnante pour un joueur aussi âgé.

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Pepe s’offre surtout un record puisqu’il devient, à 39 ans et 283 jours, le joueur le plus âgé à marquer en phase à élimination directe de Coupe du Monde. Roger Milla était jusqu’ici le détenteur de la marque de référence, même s’il reste toujours le plus ancien pour le but marqué en phase finale, à 42 ans et 31 jours. Il n’en avait « que »… 38 et 34 jours lors de son doublé en 1/8e de finale contre la Colombie.