Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l'ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd'hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter. © EMILIEN HOFMAN

Les cinq hectares du cimetière accueillent les sépultures de quelques grands noms belges ou étrangers. De l’architecte Victor Horta au sculpteur Constantin Meunier, en passant par l’entrepreneur Ernest Solvay et, moins connu, à Luigi Bigiarelli, le fondateur du célèbre club italien SS Lazio. Place centrale de la cinquième commune la plus peuplée de la capitale (86 000 habitants), le cimetière d’Ixelles étend ses frontières jusqu’aux abords du complexe sportif Albert Demuyter.

Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l'ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd'hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter.
Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l’ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd’hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter.© EMILIEN HOFMAN

Certaines de ses zones sont néanmoins totalement vierges de tombes, comme derrière la tribune du terrain de foot. De quoi envisager une expansion des infrastructures sportives ? Que nenni. Très discret, un espace de 80 m sur 18 m est en effet réservé à l’inhumation des cendres d’animaux. À ce jour, seuls 16 emplacements sur les 60 disponibles sont occupés. Mais les morts ne se réveillent pas.

Matricule 42

Une chopinette de 12,5 cl dans la main, Julien Van Bienst préfère concentrer son discours sur les avancées du RSC Ixelles.  » Notre terrain synthétique est en fin de vie, nous allons le changer l’été prochain « , précise le président, un oeil vissé sur l’échauffement de ses ouailles. Ancien capitaine de la Première, le sexagénaire a repris le Matricule 42 en 2008 avec le challenge de passer de la P4 à la P1 en dix ans. Objectif réussi.

Ce samedi, l’affrontement avec le Sporting Bruxelles est le 45e duel de l’ancien Corpore Sana d’Ixelles depuis sa relance au sein de l’élite du Brabant. Un juste retour des choses pour un des clubs les plus anciens du pays, créé en 1909 mais qui n’a évolué que 25 saisons au niveau national.

Au coin de la buvette, un petit homme au pas hésitant est surpris par les portes automatiques qui mènent à l’extérieur.  » C’est la première fois que je viens ici « , concède-t-il.  » Je suis là pour analyser la prestation de l’arbitre.  » Le superviseur profite des quelques minutes qui le séparent du coup d’envoi pour découvrir la terrasse. La vue y est imprenable. Sur le terrain, mais aussi sur les immeubles de l’avenue de Beaulieu et sur les arbres du campus de la plaine de l’ULB.

Les universitaires constituent une réelle source d’approvisionnement du club. Ce mariage a déjà permis à Julien Van Bienst de voir évoluer des joueurs pas vraiment prévus pour le niveau provincial.  » Le meilleur qui soit passé par ici était néo-calédonien « , sourit le président.  » Il était tellement bon que même Anderlecht le voulait. Mais lui n’avait qu’une seule idée en tête : obtenir son diplôme de kiné. Il est resté trois saisons chez nous.  »

Loge VIP et rôle social

Ancien T2 de Felice Mazzù au White Star, Philippe Droeven est le coach des Vert et Blanc depuis deux ans et demis.  » J’aime bien mon fauteuil, mais quand je suis sur le terrain, mes pieds brûlent de passion, je vis.  » Né au bout de la rue du stade et employé communal, Droeven tient à porter haut les couleurs de son club.

 » Les Ixellois ne viennent pas spécialement voir les matchs, mais ils parlent énormément des résultats. Parfois même au collège communal, donc j’aime autant arriver le lundi au boulot avec une victoire en poche.  »

Sur le terrain, les locaux ont bien du mal à se défaire du Sporting Bruxelles, pourtant avant-dernier (1-1). De quoi désoler Hélène, 85 ans, installée sur sa chaise en face d’une grande vitre, sa ‘loge VIP’.

 » Je viens à pied jusqu’au stade. Je suis une vraie fan de foot : quand je retourne chez moi, j’allume la TV et c’est reparti. À une époque, j’allais voir jusqu’à trois matchs sur le week-end : Anderlecht, l’Union et Ixelles.  »

Moins remuant que son coach en bord de terrain, le président Van Bienst en profite pour insister sur le rôle social joué par son RSCI.  » Je préfère voir les jeunes d’Ixelles – doués ou pas – sur mon terrain plutôt que de les voir traîner en rue. Et puis je suis heureux de retrouver cette technique bruxelloise héritée des parties dans les agoras et parcs. Ça me rappelle l’époque où, gamin, je quittais la maison le matin avec mon ballon pour revenir le soir, fourbu.  » Le coin n’est donc pas qu’un cimetière des éléphants.

Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l'ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd'hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter.
Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l’ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd’hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter.© PHOTOS : EMILIEN HOFMAN
Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l'ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd'hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter.
Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l’ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd’hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter.© PHOTOS : EMILIEN HOFMAN
Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l'ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd'hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter.
Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l’ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd’hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter.© PHOTOS : EMILIEN HOFMAN
Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l'ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd'hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter.
Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l’ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd’hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter.© PHOTOS : EMILIEN HOFMAN
Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l'ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd'hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter.
Tenu sur les fonts baptismaux autrefois par Rodolphe William Seeldrayers, futur président de la FIFA, le RSC Ixelles fête ses 110 ans cette année. A l’ombre du cimetière regroupant quelques sépultures fameuses, il fait la part belle, aujourd’hui, aux universitaires fréquentant le campus du Solbosch, situé à distance de tir du stade Albert Demuyter.© PHOTOS : EMILIEN HOFMAN

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