Privés de la catégorie du meilleur journaliste sportif, les Moustiques d’Or ont consacré Stéphane Pauwels. Le chroniqueur de Studio 1 a été élu meilleur impertinent devant plusieurs personnalités françaises (Stéphane Guillon,…). Un prix de nature à accroître la place qu’il prend à la RTBF ? Jean-Paul Philippot, administrateur général, répond.

Ce Moustique d’Or est-il mérité ?

Je n’ai pas à juger le choix du téléspectateur. Mais je m’associe à la joie et à la fierté de Stéphane. Ce prix souligne ses qualités mais aussi celles de toute l’équipe de Michel Lecomte.

Pourquoi est-il mis à toutes les sauces sur la RTBF ?

L’expression est exagérée ! La mission de Pauwels se concentre principalement autour du foot.

Il est chroniqueur pour Sans chichis, il anime Les deux font la paire sur Vivacité…

Oui, mais c’est parce qu’il offre un regard et un ton décalés dans les émissions auxquelles il participe.

Que voyez-vous comme avenir pou lui ?

La carrière d’un homme médiatique est longue. Elle peut être constituée de plusieurs vies. Stéphane doit éviter un écueil important : la dispersion. Il appartient d’abord à une équipe : celle de La Tribune. Il y est à sa juste place. Il bénéficie d’une liberté de parole et d’une impertinence qui complètent à merveille le travail des journalistes.

Lui rêve pourtant d’animer son propre talk-show.

Je le répète : en télé, une carrière ne prend jamais une direction fixe. Mais il ne doit pas négliger le plaisir du moment présent.

Ce serait envisageable à moyen terme ?

Je n’ai pas l’habitude de parler au conditionnel. La grille de cette année est établie. C’est tout ce que je sais. Avant d’envisager cette option, il doit bonifier quelques-uns de ses talents.

Comme ?

Ses responsables et moi lui réservons nos remarques pour un futur tête-à-tête.

Il n’a pas non plus que des amis…

La meilleure réponse, c’est le Moustique d’Or qu’il a reçu. C’est logique : quand on critique là où ça fait mal, on s’attire inévitablement des inimitiés. Pour moi, ce n’est pas grave. Et la critique n’est pas de nature à le freiner. En cas de coup dur, il a droit à tout mon soutien. Le jour où il sera victime d’une injustice flagrante, nous le signalerons.

Et s’il décide un jour de quitter le navire ?

C’est très mal le connaître ! Ceux qui s’en prennent à lui doivent savoir qu’à travers son personnage, ils touchent toute une entreprise. Dans ce genre de situation, nous nous serrons tous les coudes. A l’image du foot, j’ai envie de dire à ses détracteurs : – Arrêtez de jouer l’homme et concentrez-vous plutôt sur le ballon.

Vous avez repéré une erreur ou disposez de plus d’infos? Signalez-le ici