Pierre Bilic

Anderlecht « conseille » le Standard et Duchâtelet…

Le but du manager d’Anderlecht, Herman Van Holsbeeck, est clair: arracher Michy Batshuayi au Standard.

Par Pierre Bilic
Si tout va bien, les Mauves percevront 12 millions d’euros pour le transfert de Dieumerci Mbokani au Dinamo Kiev. Pour le remplacer, Anderlecht songe entre autres à Mboyo (Gand) et Batshuayi (Standard). Et cela donne lieu à d’étranges échanges via la presse.

Ces derniers jours, le manager d’Anderlecht, Herman Van Holsbeeck, a fait passer des messages importants. Il incite Gand à ne pas demander cinq millions d’euros pour Mboyo. Or, la cote de ce joueur monte à l’étranger, notamment du côté de Lille et de l’Angleterre, ce que Michel Louwagie, le manager des Buffalos, connu pour son sens des bonnes affaires, n’ignore pas.

Le Club Bruges s’intéresse à Tom De Sutter mais Anderlecht, qui ne désire pas renforcer cet adversaire, augmentera le prix du transfert si le joueur préfère la Belgique à l’étranger.

Mais c’est surtout entre Anderlecht et le Standard que le ton monte. Dans un premier temps, Van Holsbeeck a déclaré qu’il ne comprenait pas pourquoi Duchâtelet avait décidé de ne pas prolonger le contrat de Mircea Rednic au lendemain d’un beau succès contre Gand et d’une qualification européenne. Anderlecht avait fait « mieux » en se séparant d’Hans Croon en 1976 après avoir gagné la Coupe des Coupes. L’enjeu de cette bataille est connu: Batshuayi.

La perle noire du Standard intéresse fortement Anderlecht. Le Standard refuse de négocier, menace d’attaquer les Bruxellois s’ils contactent le joueur sans son autorisation. Anderlecht dément avoir rencontré Michy. Van Holsbeeck explique pourtant qu’il ne peut pas empêcher le manager du joueur de faire son travail. Et il ajoute des conseils pour Duchâtelet: « Ne gardez pas un joueur qui a envie de partir. Cela se termine toujours par un clash. Il n’y a alors que des perdants. Il est plus intéressant de trouver une solution qui arrange tout le monde. »

Batshuayi et Mboyo sont passés par les équipes de jeunes d’Anderlecht avant d’éclore ailleurs: il aurait été tellement plus simple, et moins cher, de les garder à cette époque-là…