Wimbledon, n°1 des médias sociaux

10/07/15 à 09:00 - Mise à jour à 08/07/15 à 14:57

Source: Sportmagazine

Facebook, Twitter ou Instagram : Wimbledon est le tournoi du Grand Chelem qui compte le plus de suiveurs sur les réseaux sociaux.

Wimbledon, n°1 des médias sociaux

D'après une étude, Wimbledon aurait 4,1 millions de followers sur les réseaux sociaux. © AFP

Wimbledon a beau être traditionnel, voire même un tantinet rétrograde dans maints domaines (tenue blanche pour les joueurs et joueuses, silence de cathédrale sur les gradins), le tournoi n'en est pas moins en avance sur son temps (et sur la concurrence) sur le plan des médias sociaux.

D'après une étude de Repucom, leader mondial en matière de marketing sportif, The Championships compte, de toutes les épreuves de Grand Chelem, le plus grand nombre de suiveurs sur Facebook, Instagram et Twitter : 4,1 millions. Soit 400.000 de plus que Roland-Garros.

Ces fans se manifestent aussi sur les plates-formes usuelles. Ainsi, lors de la finale hommes de l'année passée, pas moins de 585.000 tweets ont été envoyés. Le French, comme on appelle le rendez-vous de la Porte de Saint-Cloud dans le jargon, et l'Open d'Australie, ont dû se contenter de nettement moins : 346.000 pour Roland et 335.000 pour le grand rassemblement des antipodes.

Ce qui frappe aussi, c'est que 34 % des tweets londoniens contiennent une photo ou une vidéo. D'après Wim Mathues, manager commercial chez Repucom, ce n'est pas un hasard. "Wimbledon met sur son site et sur ses réseaux sociaux pas mal d'images d'archives, de petits films et d'infographies", dit-il. "C'est ce que nous appelons des fan stories. Au cours du mois précédant le tournoi, chaque tweet officiel est accompagné d'une photo ou vidéo. C'est une manière de créer un lien avec les suiveurs. Et un moyen aussi, bien sûr, d'attirer des sponsors."

Ces partenaires ne sont, certes, pas très visibles autour des terrains du All England Lawn Tennis and Croquet Club. "Mais via les fan stories, le feed-back est plus grand que par le biais de la pub traditionnelle", observe Mathues. "De cette façon, les organisateurs peuvent limiter à la fois le nombre de panneaux dans les allées ou autour des terrains, tout en renforçant malgré tout leur image. L'époque n'est plus très éloignée où, sur des images d'archives disséminées via Twitter, on mentionnera "sélectionné pour vous par tel ou tel sponsor..."

Par Jonas Créteur

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