Vers une révolution du tennis ?

08/12/17 à 13:00 - Mise à jour à 13:16

Source: Sportmagazine

L'Association of Tennis Professionals (ATP) veut rendre le jeu plus attractif et plus rapide. Ce qui ne plaît pas à Rafael Nadal.

Vers une révolution du tennis ?

Rafael Nadal n'apprécie guère les innovations que veut instaurer l'ATP. © BELGAIMAGE

" Nous devons respecter la tradition mais nous voulons aussi attirer une nouvelle génération de supporters. Le sport doit être attrayant. Je ne pense pas que les gens aient encore envie de regarder les mêmes joueurs pendant cinq heures ", a déclaré le président de l'ATP, Chris Kermode, à la veille des Next Gen Masters, qui opposaient les meilleurs joueurs de moins de 21 ans à Milan. Pendant le tournoi, l'ATP a testé quelques nouveautés.

Tous les matches se sont déroulés en trois sets gagnants -ce qui n'est le cas que dans les grands chelems et en Coupe Davis- mais les sets ont été réduits à quatre jeux avec un tiebreak à 3-3. L'avantage a été supprimé dans tous les jeux : celui qui marquait le point à 40-40 avait gagné le jeu. Autre point fort : quand une balle de service touchait le filet, on continuait à jouer, comme en volley-ball.

Les juges de lignes ont été remplacés par Hawk-Eye, le système informatique utilisé depuis 2006 dans les tournois pour rectifier les décisions arbitrales. On n'a autorisé qu'un seul time-out médical, les joueurs ont pu se faire coacher pendant les matches, mais durant un temps limité, et les spectateurs n'étaient pas obligés de rester collés à leur siège pendant les rallyes.

Enfin, dans le coin du court, un shot clock veillait à ce que les joueurs ne dépassent pas la limite de 25 secondes -cinq de plus que dans les grands chelems- entre deux points. Cette mesure prendra cours à l'Open d'Australie, qui débute le 15 janvier. Au grand dam de Rafael Nadal, connu pour dépasser les limites de temps. " Si les spectateurs veulent des points courts et préfèrent les joueurs qui ne réfléchissent pas à leur tactique, c'est une idée fantastique ", a réagi le numéro un espagnol avec une bonne dose de cynisme.

Par Chris Tetaert

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