Stéphane Pauwels sonne Marco Simone

Source: Sportmagazine

Marco Simone, ancien attaquant du Milan AC, du PSG et de Monaco, a remplacé Laurent Banide à la tête de l'équipe de l'AS Monaco, qui évolue en Ligue 2. Ancien chroniqueur sur Canal +, il n'avait pas hésité à allumer Didier Deschamps...

Stéphane Pauwels sonne Marco Simone

© REUTERS

Didier Deschamps s'est vengé ! Il a déclaré : "Marco va voir la différence entre critiquer sur un plateau de télévision et puis être entraîneur sur un banc de touche". Marco Simone : Ecoute Steph, j'ai été joueur, agent de joueurs, consultant, et maintenant, je deviens entraîneur et compte m'investir à 100 %, comme je l'ai toujours fait. A partir du moment où j'étais payé par Canal pour donner mon avis, je n'allais pas manier la langue de bois. Et franchement, Didier a totalement raison quand il dit ça. C'est sûr que ce sont deux métiers totalement différents. Mais bon, les entraîneurs, en général, tu ne peux jamais les critiquer et ils ont toujours raison. C'est un peu lourd à la fin.

Et justement, tu deviens entraîneur...

Il faut toujours accepter la pièce dans laquelle tu joues. Maintenant, je suis prêt à accepter les critiques. Je ne suis pas fou non plus. Si mon équipe joue mal, je le dirai et ne me réfugierai pas derrière l'un ou l'autre argument. En plus, entraîner Monaco a toujours été un rêve. C'est le club de mon c£ur et j'ai donc décidé de prendre mes responsabilités. J'aurais pu rester tranquillement chroniqueur, mais j'ai voulu aider l'ASM.

Et ça ne va pas être de la tarte... Vous êtes avant-derniers pour l'instant. Franchement, pourquoi t'as repris le club ?

Il faut savoir que je connais très bien le Prince Albert de Monaco. C'est lui qui m'a sollicité. Le club doit essayer de retrouver son identité. Il a déjà fait le vide au niveau salarial en revoyant les rémunérations. Le Prince vit mal la situation de son club. Ce n'est pas bon non plus en termes d'image pour le Rocher. En plus, il s'est récemment marié et son cadeau, ça a été une descente en L2. Le Prince veut maintenant réintégrer les jeunes dans l'équipe et a fait revenir Ludovic Giuly pour les encadrer.

Et vous avez d'ailleurs un attaquant belge, Yannick Ferreira Carrasco, remarqué à l'Euro - 19 en Hongrie. T'en penses quoi ?

C'est un vrai talent et il progresse, comme tous nos jeunes. Ils ont d'ailleurs gagné la Coupe Gambardella, le tournoi de jeunes le plus prestigieux de France. Yannick est aux portes de l'équipe première, mais franchement, un jeune comme lui, le lancer maintenant dans une équipe qui ne tourne pas, ce serait lui couper la tête. J'ai eu récemment la fédé belge au téléphone et ils m'ont confirmé qu'il avait bien joué face au Pays de Galles (victoire 3-0) et face à la Slovaquie (0-0).

Dis, tu penses honnêtement que tu vas réussir à faire remonter Monaco en L1, cette saison ?

En L2, c'est la guerre. Le jeu est principalement axé sur le combat physique et collectif. La plupart des joueurs de L1 n'auraient même pas le muscle pour y évoluer. Il faut vraiment être costaud. En plus, il y a plein de prétendants à la montée, comme Sedan, Le Mans, etc. La plupart des formations sont des anciens pensionnaires à long terme de L1, qui ont aussi des gros budgets. Donc, ça va être compliqué. Mais il y a quand même trois montants.

Pour finir, tu prends ton pied dans tes nouvelles fonctions ?

C'est différent. De tous les secteurs du foot que j'ai connus, c'est clairement le plus dur. Si ton équipe joue bien, c'est grâce aux joueurs. Si elle joue mal, c'est ta faute. En fait, t'es un fusible prêt à sauter. Et lorsque j'étais chroniqueur, je le savais...

Propos recueillis par Tim Baete

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