Reynders fait vivre l'idée d'une rénovation du stade Roi Baudouin dans le projet Neo

28/06/18 à 12:18 - Mise à jour à 12:18

Source: Belga

Le vice-premier ministre MR Didier Reynders, qui exerce la tutelle sur Beliris, et qui ne cache pas ses ambitions à la tête de la Région bruxelloise, fait vivre jeudi dans les colonnes de l'Echo l'idée d'un stade Roi Baudouin rénové, avec une piste d'athlétisme amovible, s'inscrivant dans le cadre du projet commercial Neo sur le site du Heysel.

Reynders fait vivre l'idée d'une rénovation du stade Roi Baudouin dans le projet Neo

Pierre-Yves Jeholet et Didier Reynders, lors de la mission économique belge à Buenos Aires, à l'occasion du match de l'Argentine. © BELGA

Ce dossier de rénovation est poussé par l'entreprise bruxelloise de construction-rénovation Besix, même si des appels d'offres seront nécessaires en cas de concrétisation du projet.

Selon l'Echo, Unibail, le développeur privé de Neo n'a pas d'objection à ce que la rénovation du stade s'inscrive dans son projet de réaménagement du plateau du Heysel. Des réunions ont déjà eu lieu en ce sens, écrit le quotidien. "Dans tous les plans qu'on me montre, le stade est toujours bien en place. Il y a donc clairement un espace pour rénover le Roi Baudouin, il faut, pour la Belgique, pour Bruxelles, avancer dans cette direction. L'Union belge est contente qu'on relance cette démarche", indique Didier Reynders.

La nécessité d'un stade pour accueillir l'équipe nationale renvoie également à la question de la solidité financière d'un tel projet censé être le terrain d'activités tout au long de l'année, alors que les Diables Rouges n'y jouent que quelques matches par an. Il s'agira notamment de savoir si le futur stade ne devrait pas également accueillir un club résident. Le Sporting d'Anderlecht a besoin d'un nouveau stade. Son manque d'enthousiasme pour le projet de construction d'un stade national sur le parking C a contribué à faire échouer ce plan qui a fait l'objet d'une guerre de lobbying des grands constructeurs de stade. Entre-temps, le club d'Anderlecht s'est trouvé un nouveau patron.

"On verra si Anderlecht est intéressé. Je vais prendre contact avec Marc Coucke pour voir si Anderlecht doit ou veut être résident de ce futur stade. Ce n'est pas à moi de dire s'il faut un club résident", a encore indiqué Didier Reynders à l'Echo.

Le chef de file du MR bruxellois voit dans le projet de rénovation du Roi Baudouin des possibilités pour une offre artistique et le maintien de l'athlétisme.

L'idée est de travailler sur un stade avec une piste d'athlétisme amovible, de faire monter et descendre la pelouse afin d'avoir les événements d'athlétisme ainsi que des tribunes en bordure de la pelouse de football, écrit l'Echo. Il reste, entre autres, à examiner si le stade peut disposer d'une coupole permettant de le fermer, ce qui diminue les nuisances pour les riverains et permet d'attirer des grands concerts. Dans le projet, une salle de basket-ball et un terrain de hockey en salle devraient être adjoints, selon les défenseurs de cette option.

Didier Reynders a entrepris de convaincre le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close (PS), avec qui il entretient de bons contacts, de l'opportunité d'un tel projet. Les premières estimations évoquent un montant de 200 à 250 millions d'euros pour la rénovation complète du stade. Il reste à voir notamment comment réagira la Région bruxelloise.

La Région est à l'écoute de toute offre concrète

La Région bruxelloise a toujours été disposée à écouter et le reste à propos du dossier du stade national. Elle a attendu en vain le fédéral au cours des cinq dernières années. La piste une nouvelle fois avancée jeudi par le vice-premier ministre Didier Reynders, n'est pour le moment que celle d'un ministre du gouvernement MR-N-VA et manque de concret, a affirmé jeudi matin le cabinet du ministre-président Rudi Vervoort (PS).

"Il n'y a pour le moment rien de concret du fédéral qui est resté aux abonnés absents dans le dossier du stade au cours des cinq dernières années. Nous restons prêts à écouter toute proposition concrète. Mais cela doit être porté par l'ensemble du gouvernement fédéral, et pas seulement par un ministre, en pleine fièvre du Mondial. Il faut en outre que cela soit compatible avec le projet Neo de revitalisation du plateau du Heysel", a commenté le cabinet du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, jeudi matin.

Bruxelles ouverte à toute proposition finançable et respectueuse des procédures

La Ville de Bruxelles est toujours ouverte à toute proposition concernant l'avenir du stade national, que ce soit au Heysel ou ailleurs pour autant que les procédures soient respectées et que cela soit finançable, a affirmé jeudi matin le Premier échevin de la Ville de Bruxelles Alain Courtois (MR).

"Tout mon parcours politique a été guidé par l'affirmation selon laquelle il faut un stade national pour les Diables Rouges qui méritent mieux que le simple crochet dont ils disposent actuellement dans le stade Roi Baudouin. Peu importe où", a commenté Alain Courtois.

Alain Courtois a rappelé que lors de l'épisode précédent de rénovation du stade en 1996, plusieurs partenaires s'étaient mis d'accord pour financer la rénovation aux rangs desquels le Parc des Expositions, la Fédération de football et le gouvernement fédéral.

"J'imagine qu'il doit y avoir un projet de financement. Pourquoi s'y opposerait-on dans ce cas? Je rappelle que si c'est un projet privé, il faut un appel public d'offres", a-t-il encore dit.

Interrogé par ailleurs sur ce point, le Premier échevin a par ailleurs confirmé que le promoteur du projet de stade sur le parking C du Heysel, Ghelamco, avait introduit un recours toujours pendant, contre le refus de permis de construire un stade à cet endroit. Dans ce projet qui a connu une issue défavorable, la Ville a exécuté la décision d'un autre niveau de pouvoir, en l'occurrence la Région bruxelloise, a-t-il commenté.

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