Yuya Kubo, The Sushi Bomber

30/03/17 à 11:00 - Mise à jour à 28/03/17 à 16:36

Source: Sportmagazine

Le Japonais Yuya Kubo (23 ans) n'a pas tardé à s'illustrer dès son arrivée à Gand, plantant 5 buts en 7 matches. Cette adaptation rapide s'explique par son passage aux Young Boys Berne. L'Europe n'avait donc déjà plus de secret pour lui. Au départ, ça n'a pourtant pas été évident.

Yuya Kubo, The Sushi Bomber

Le Japonais Yuya Kubo s'est adapté à la vitesse de l'éclair au football belge. © BELGAIMAGE

Impact instantané. C'est de cette manière que l'on peut décrire l'apport de Yuya Kubo dans la qualification de Gand pour les play-offs 1. Arrivé durant le mercato hivernal, le Japonais a marqué dès son premier match contre Bruges, qu'il affrontera de nouveau ce dimanche. Le score était encore vierge lorsque le Japonais a trompé Ludovic Butelle sur coup franc, à la 53e minute. Il n'allait pas en rester là : il a encore planté quatre buts dans les six matches suivants. Le dernier était le plus beau. " Du Messi dans le geste ", s'est emballé la presse suisse. Le journal à sensation Blick a posté la vidéo sur son site internet. C'est ce même journal qui, après des débuts impressionnants, avait surnommé Kubo le SushiBomber.

Les personnes qui alimentent les réseaux sociaux à Gand l'ont directement remarqué aux chiffres : Kubo est hot. Tout ce qu'elles postent est suivi attentivement de l'autre côté de la planète. Les tweets qui concernent le Japonais sont donc systématiquement traduits en anglais. Sur le plan sportif, Kubo est une sensation. Il enchaîne les buts avec une belle régularité. Il n'est pas du genre à en inscrire quatre en un match, avant de rester muet pendant plusieurs semaines. Était-ce déjà le cas en Suisse ? Nous avons enquêté.

Kubo avait 19 ans lorsqu'il a posé les pieds sur le sol suisse. Christoph Spycher, qui a été international jusqu'en 2010 et qui est le directeur sportif des Young Boys depuis septembre 2016, était son équipier en 2013. " Il ne parlait que le japonais. Lorsque je l'ai reconduit à son hôtel, après un entraînement, j'ai essayé de lui parler en anglais. Peine perdue. En allemand, c'était encore pire. J'ai pensé qu'il connaîtrait de grosses difficultés d'intégration. "

Sur le plan footballistique, en revanche, Kubo ne rencontre aucun problème. Sa technique est étonnante et il joue des deux pieds. Spycher : " Mentalement, il était très fort aussi. Le club a fourni beaucoup d'efforts pour l'intégrer, mais Yuya y a mis du sien également : il a appris l'allemand très rapidement, recherchait le contact avec les autres joueurs et se faisait facilement comprendre sur le terrain. "

Comme à Gand, il a connu des débuts sensationnels. Les Young Boys tenaient leur nouvelle vedette. Pour faire face aux nombreuses demandes d'interview, une conférence de presse a été organisée. Mais les journalistes n'y ont pas appris grand-chose, si ce n'est que pour Kubo, la Suisse, c'était un peu le pays de Heidi : un personnage de dessins animés japonais.

Dominic Wuillemin, journaliste au Berner Zeitung : " En fait, nous n'attendions pas grand-chose de Kubo. Il représentait un investissement, tout au plus. Je pense que le club a déboursé 600.000 euros pour acquérir ses services. Nous pensions qu'il ne resterait pas très longtemps. Mais sa préparation a été très bonne et il a confirmé dans la foulée. Les comparaisons avec Shinji Kagawa de Dortmund ont fusé. "

Kubo suivait des cours d'allemand avec quelques équipiers étrangers, deux fois par semaine, mais pour le reste, il côtoyait peu de monde. Spycher : " Morana lui rendait visite de temps en temps, mais à part cela, il vivait seul. " Spycher s'en est étonné, lui qui a côtoyé Junichi Inamoto et Naohiro Takahara de 2005 à 2010 à l'Eintracht Francfort.

" Ils avaient leur propre physiothérapeute, leur propre accompagnateur, une personne qui gérait leurs relations avec les médias japonais, ... Il faut dire qu'ils étaient déjà internationaux. Ce n'était pas encore le cas de Yuya, qui a donc pu faire ses premiers pas dans une relative tranquillité, ce qui n'est peut-être pas plus mal. "

Par Peter t'Kint à Berne

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Yuya Kubo dans votre Sport/Foot Magazine

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