Yannick Ferrera estime qu'on n'a pas encore vu le vrai potentiel du Standard

08/09/15 à 16:25 - Mise à jour à 16:25

Source: Belga

C'est "par ambition sportive" que Yannick Ferrera a quitté Saint-Trond pour rejoindre le Standard, a affirmé mardi le nouvel entraîneur du club de Sclessin, qui a signé un contrat de deux ans

Yannick Ferrera estime qu'on n'a pas encore vu le vrai potentiel du Standard

Yannick Ferrera © BELGA

"L'ambition de Saint-Trond était de vivre une saison tranquille, celle du Standard est de remporter des trophées et cadre mieux avec la mienne", a dit Ferrera. "Saint-Trond m'a demandé si un contrat (amélioré) était de nature à me faire changer d'avis. J'ai répondu non. Je vois que le club avait pris les devants en proposant à mon ex-assistant (Chris O'Loughlin, ndlr) de prendre ma succession et en faisant venir Benni McCarthy comme adjoint. C'est peut-être la preuve qu'on ne croyait pas en moi à long terme et ça me conforte dans ma décision."

Ferrera précise que quitter Saint-Trond n'a pas été facile. "Tourner le dos à un groupe qui s'est battu et a écouté pendant deux ans ainsi qu'à des supporters qui ont scandé mon nom, ça fait mal mais je dois penser à ma carrière." Une carrière qui fait de lui, à 34 ans, le plus jeune entraîneur de l'histoire du Standard.

"Si j'échoue, on dira que c'est parce que j'étais trop jeune. A 22 ans déjà, on me riait au nez quand je disais que je voulais devenir entraîneur parce que je voyais que j'étais trop limité comme joueur. Je n'ai pas de passé de joueur de D1 mais, en 12 ans, j'ai eu plus de temps d'analyser des matches qu'un joueur qui termine sa carrière à 36 ans et devient entraîneur un an plus tard."

Yannick Ferrera a passé la journée de mardi à discuter avec de nombreuses personnes au sein du club, dont son nouvel adjoint Eric Deflandre. Il a confié que des tractations étaient en cours concernant l'arrivée de William Still, qui était son vidéo-analyste à Saint-Trond. Il donnera son premier entraînement mercredi. "Mardi, le groupe était divisé et j'ai préféré m'adresser en même temps à tout le monde."

Divisé, le vestiaire l'est sans doute aussi après les mauvais résultats du début de saison. "On me dira sans doute qu'il n'est pas difficile de faire mieux qu'un 7 sur 18", dit Ferrera. "C'est vrai qu'il y a du travail mais pour avoir déjà vu beaucoup de matches du Standard cette saison et la saison dernière, j'ai confiance dans le potentiel de ce groupe. Tous les postes sont dédoublés, avec des profils différents, ce qui va permettre de développer plusieurs types de jeu. Il y a des qualités individuels, des joueurs expérimentés, des ailiers percutants et plusieurs joueurs capables de marquer. Par contre, j'ai constaté que, trop souvent, certains joueurs ne sont pas concernés par l'attaque et d'autres, par la défense. Ca ne peut plus se produire."

Ferrera admet "vivre un rêve" et n'avoir pas "réalisé tout de suite" qu'il venait de signer dans un des trois grands clubs belges. "Mais si on ne travaille pas, les rêves s'envolent vite", dit-il, affirmant ne pas craindre la pression. "Je ne vais pas changer, je donnerai le meilleur de moi-même en me disant que ça peut ne pas suffire mais en étant convaincu que ça devrait être suffisant. A Saint-Trond aussi, beaucoup de joueurs avaient de la personnalité et ça provoquait parfois des conflits quand il fallait les tirer de leur zone de confort. Mais les joueurs intelligents finissent par comprendre que c'est pour leur bien et les guéguerres ne s'éternisent pas."

Du point de vue du système de jeu, il sait que le Standard ne pourra pas se contenter d'attendre le contre comme Saint-Trond l'a fait depuis le début de saison. "Mais au cours des deux dernières saisons, en D2, Saint-Trond a souvent dû faire le jeu aussi et il a su le faire. Le Standard est armé pour cela, même si beaucoup de joueurs n'ont pas encore exprimé tout leur potentiel cette saison." Et quand on lui demande quelle place le satisferait, il répond: "Je suis venu pour la première place. Évidemment, on ne va pas trouver la bonne formule tout de suite. J'y verrai plus clair après les 20 premières journées. L'important, dans un premier temps, est de se qualifier pour les play-offs I. Après, tout est possible."

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