Waseige : " J'aime que mes textes swinguent comme un riff de guitare "

03/03/16 à 10:00 - Mise à jour à 02/03/16 à 15:45

Vous aimez les chroniques de notre consultant Frédéric Waseige ? Cela tombe bien : la Renaissance du Livre a sorti Fred on tour, un recueil de 215 de ses textes parus dans Sport/Foot Magazine.

Waseige : " J'aime que mes textes swinguent comme un riff de guitare "

Les chroniques de Frédéric Waseige bientôt publiées à la Renaissance du Livre. © BELGAIMAGE

Dans votre profil, vous vous présentez avec dérision : " joueur aux 400 matches (1 bon), consultant aux 130 matches (2 bons), journaliste aux 600 matches (3 bons). " On pourrait ajouter que vos chroniques sont au moins lues par une personne puisque c'est la maison d'édition qui vous a sollicité pour le livre...

Avec cette présentation humoristique, je voulais montrer qu'il faut savoir rire de soi avant de rire des autres. C'est une forme de lucidité. On peut être sérieux sans se prendre la tête. Pour ce qui est du livre, j'ai été super fier et emballé de recevoir cette demande. J'admire beaucoup le travail des écrivains. L'éditeur m'a proposé de rédiger une biographie mais je n'avais pas le temps et je risquais de faire de la peine à trop de monde. Finalement, on a aussi pensé aux chroniques.

Si vous deviez ne retenir qu'une ou deux chronique(s) ?

" Rendez-vous avec les Dieux ", qui raconte un voyage à Moscou avec Mbo Mpenza. On avait croisé dans un ascenseur Emilio Butragueno après son jogging, Zinedine Zidane en train de courir dans une salle de fitness, José Mourinho... J'aime amener le lecteur dans des endroits qu'il ne connaît pas. Ce qui m'intéresse, c'est ce qui se passe trois minutes avant une interview : le joueur qui te confie quelque chose ou qui t'ignore complètement, etc. Une autre chronique dont on a beaucoup parlé, c'est celle du tifo avec Steven Defour. Non, ce n'était pas une bonne idée. Non, ce n'était pas du grand génie créatif. Mais j'ai voulu expliquer qu'il y avait des affaires plus graves dans la vie. Comme ces 13 jeunes Irakiens tués parce qu'ils avaient regardé du foot à la télé. J'ai demandé à mon fils de 15 ans si ce tifo lui donnait envie d'égorger les gens. Il m'a demandé si je le prenais pour un con.

La chronique que vous voudriez recommencer ?

Aucune, je ne regrette rien !

Qu'est-ce qui vous pose des difficultés dans l'écriture ?

J'aime écrire des phrases qui ont une sonorité particulière, avec des jeux de mots. C'est parfois biesse (sic) mais cela me fait rire. J'écris comme je parle et je veux que mon texte swingue, un peu comme un riff de guitare. Parfois, je dois me creuser la tête. Mais une fois que c'est parti, je ne m'arrête plus.

Vos séances de dédicaces s'annoncent originales...

Je compte me rendre dans des endroits typiques : resto, boucherie, snack, etc. Exemple : le jeudi 10 mars, je serai au restaurant San Daniele de mon ami Moreno Giusto: une tranche de mortadelle sera offerte en échange de l'achat d'un livre !

Par Simon Barzyczak

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