Vanderhaeghe: "Dès que je suis devenu entraîneur, j'ai su qu'un jour je serais limogé"

12/12/17 à 16:00 - Mise à jour à 13/12/17 à 10:19

Source: Sportmagazine

Yves Vanderhaeghe, le nouvel entraîneur de La Gantoise, se veut combatif. "On est trop gentil."

Vanderhaeghe: "Dès que je suis devenu entraîneur, j'ai su qu'un jour je serais limogé"

Yves Vanderhaeghe © BELGAIMAGE

Yves Vanderhaeghe à propos...

...de son limogeage d'Ostende : "J'assume ma part de responsabilités dans ce qui s'est passé à Ostende mais les autres doivent le faire aussi. Dès que je suis devenu entraîneur, j'ai su qu'un jour je serais limogé. Ça fait partie du métier. (...) Comment je l'ai appris ? Le président m'a téléphoné mais des journalistes me l'avaient déjà dit. Il a expliqué qu'il ne le sentait plus et qu'on pouvait en discuter. J'ai refusé. Quand c'est fini, c'est fini, point. Que peux-tu dire quand tu as été viré?"

...d'Adnan Custovic, son ex-T2 et successeur à la Côte : "Il espère qu'on restera amis ? Il a apparemment des doutes, malgré trois années fantastiques. C'est éloquent. On m'a dit qu'il avait obtenu la garantie de recevoir sa chance comme T1 quand il a prolongé cet été. Il valait sans doute mieux que je ne l'apprenne pas plutôt sinon j'aurais demandé un autre assistant."

...de sa vision : "Il faut réduire le noyau. On a 32 joueurs, c'est trop. J'aimerais en conserver 25 plus les gardiens. Heureusement, on dispose d'assez d'espace et d'un staff étoffé, capable de manager ce grand groupe. On essaye d'être aussi correct que possible, de ne négliger personne. Entretenir le moral des blessés et des déçus est un travail quotidien. Je suis entraîneur principal depuis trois-quatre ans mais je pense être en bons termes avec tous mes joueurs."

...de la différence de mentalité par rapport à son époque : " Les gars du Mondial 2002 étaient des hommes d'action, qui voulaient se montrer sur le terrain. On prenait les choses en main et on continuait à travailler après une défaite. On n'avait pas le choix. Quand ça allait moins bien, on le reconnaissait ouvertement. Ce n'est plus aussi évident maintenant. De nos jours, il faut que les jeunes aiment ce qu'ils font. C'est du travail sur mesure. De mon temps, c'était comme ça et pas autrement. On pouvait aller au front avec des gars comme Eric Van Meir, Gert Verheyen, Bart Goor, Didier Dheedene, Jacky Peeters, Bernd Thijs... Cette mentalité, cette rage de vaincre, cette combativité étaient en eux. Aujourd'hui, il faut motiver les gens plus souvent. Dans certains exercices, je veux voir plus d'attention, la vitesse d'exécution requise en match. S'entraîner à un rythme moins élevé n'apporte rien. Il faut donc essayer de relever la barre. J'ai toujours eu cette motivation. Mais attention : plusieurs joueurs possèdent cette qualité ici. Brecht Dejaegere se donne toujours à fond. Je remarque aussi que le noyau est très motivé, qu'il veut à tout prix être dans le top six. D'autres attendent impatiemment leur chance, comme Birger Verstraete. Ça me tranquillise car j'aime les hommes qui trépignent et qui ne demandent qu'à jouer."

Par Christian Vandenabeel et Frédéric Vanheule

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