Swann Borsellino : "J'aimerais qu'on rende le foot plus intelligent"

22/06/18 à 14:30 - Mise à jour à 14:44

Pour apporter un peu de piquant à son Place Diables Rouges, Benjamin Deceuninck a recruté un consultant venu de France.

Swann Borsellino : "J'aimerais qu'on rende le foot plus intelligent"

Swann Borsellino. © RTBF

Votre C.V. mentionne un passage au magazine So Foot...

J'ai travaillé huit ans pour ce magazine. J'ai débuté à 17 ans et j'y ai effectué pas mal de tâches : journaliste, rédacteur en chef et gestion du site Internet,... À 17 ans, j'ai aussi participé pour la première fois à La Tribune, du temps où Stéphane Pauwels était encore consultant... Je suis resté en contact avec Michel Lecomte et Benjamin Deceuninck. Par la suite, j'ai eu l'occasion de venir quelques fois en plateau, lors de certains matches des Diables ainsi qu'à l'EURO. Ce qui est certain, c'est que je ne veux pas être le Français de service. Benjamin Nicaise a déjà rempli ce rôle avant moi...

C'est quoi le style " Swann Borsellino " ?

J'ai toujours un bon mot quand je suis avec mes amis... Ma mère dit aussi que je suis drôle. Mais bon, ce sont mes amis et ma mère... (il rit). Je ne sais pas comment fonctionne la presse belge. Mais ce que je regrette dans les débats actuels sur le foot, c'est l'obsession du mal et du bien. On critique avec du noir et du blanc, sans nuance. Je veux être capable de proposer une bonne analyse ou un portrait de joueur, avec un contenu travaillé. Aujourd'hui, il y a tellement de moyens de s'informer qu'une plus-value est nécessaire. On peut y arriver en créant une histoire, en insérant une touche humoristique,... Je ne dis pas qu'il faut viser le Prix Nobel de littérature ! Mais la forme a son importance. Il y a un juste équilibre à trouver entre le langage footballistique et le côté plus fun de la narration. J'aimerais qu'on rende le foot plus intelligent.

Que faites-vous désormais ?

Je travaille pour Puma et Bros (entreprise de communication centrée sur le sport : athlètes, marques..., ndlr)

Vous êtes passé du côté obscur de la scène médiatique...

Il y a des similitudes dans le fait qu'on me demande aussi de raconter des histoires. Durant le Mondial, les soirées de la RTBF seront mes seules activités journalistiques.

Que connaissiez-vous de la Belgique avant de travailler pour la RTBF ?

Plus jeune, j'avais l'habitude de participer à un tournoi organisé à Oupeye, dans la région liégeoise. Certains journalistes belges sont venus travailler à So Foot et La Ligue 1 a accueilli plusieurs joueurs de votre championnat. Au niveau footballistique, c'est toujours cocasse de devoir expliquer votre système de play-offs. Vu ce qu'ils représentent à l'étranger, les Belges ne peuvent plus se considérer comme un petit pays. Bref, je ne dois pas me forcer pour supporter les Diables (il sourit).

Par Simon Barzyczak

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