Standard, l'éclaircie peut-elle perdurer ?

26/10/17 à 12:00 - Mise à jour à 24/10/17 à 15:07
Du Sport/Footmagazine du 25/10/17

Le six sur six enregistré face à Courtrai et Mouscron a redonné du baume au coeur à tout un club. Analyse d'une tentative de sortie de crise.

Standard, l'éclaircie peut-elle perdurer ?

Edmilson Junior a retrouvé des couleurs, au propre comme au figuré. À l'image du Standard. © BELGA

On pouvait s'étonner de la descente de Bruno Venanzi après la défaite, certes sur le fil, du Standard à Anderlecht au soir du 1er octobre. Beaucoup d'ailleurs ont ironisé de cette prise de parole qui se voulait rassurante mais qui suivait un peu glorieux 9 sur 27, et qui renforçait encore un peu plus l'image d'un club aux abois depuis trop longtemps. Deux semaines plus tard, au lendemain d'une victoire encourageante face à Courtrai, la presse balançait la double prime offerte aux joueurs. Cette fuite tombait évidemment très mal, d'autant qu'elle ne semble non pas venir du groupe des joueurs mais bien de l'intérieur du club.

Quelques jours avant la rencontre face à Courtrai, le président du Standard a retrouvé une deuxième fois le vestiaire rouche et a fait passer un message fort envers un groupe et un staff auxquels il croyait encore et toujours. Et il a alors terminé son speech par l'annonce de primes doublées lors des trois prochaines rencontres (Courtrai, Mouscron, et Antwerp). Bruno Venanzi savait le moment important afin de relancer une saison très mal en point. Il y eut aussi la rumeur d'une obligation de 9 sur 9 pour Ricardo Sa Pinto auquel cas il passait à la trappe. Ce bruit de couloir a rapidement grossi mais semble, d'après nos informations, très peu crédible.

Le soutien (moral et financier) du Président envers ses joueurs a eu l'effet escompté puisque le Standard a enchaîné deux succès de rang, et surtout une première victoire à l'extérieur, ce qui n'était plus arrivé depuis le 11 décembre 2016 (si l'on ne prend pas en compte les PO2) Le retour aux affaires de Junior Edmilson et de Orlando Sá est indissociable de ces bons résultats. Le Belgo-Brésilien, qui fut hospitalisé une dizaine de jours début septembre suite à une hémorragie digestive et qui a craint de plus graves complications, apporte sa technique, son abattage et de la profondeur à une formation qui en manquait cruellement. Malgré un nouveau contrat (très rémunérateur) paraphé en fin de mercato, l'attaquant portugais n'est toujours pas un bourreau de travail à l'entraînement mais il semble indispensable à la pointe de l'attaque alors que Sa Pinto a longtemps déploré le manque de réalisme de son équipe.

La présence de Christian Luyindama derrière est aussi un élément de réponse important à ces signes évidents d'optimisme. Le défenseur congolais se loupe encore trop souvent ballon au pied mais sa présence physique rassure et permet aussi au bloc de jouer plus haut et d'activer le pressing, l'arme prioritaire du coach portugais. À l'Antwerp, Sébastien Pocognoli, de retour de suspension, devrait retrouver le brassard de capitaine et sa place sur le flanc gauche alors qu'Alexander Scholz (qui semble sortir peu à peu la tête de l'eau après avoir connu un passage mentalement difficile) et Réginal Goreux sont de retour aux affaires. La concurrence s'est donc accrue derrière.

L'absence de solutions se pose davantage au milieu de terrain puisque la longue absence de Merveille Bokadi ne laisse pratiquement que Razvan Marin et Uche Agbo comme solutions sérieuses pour les deux postes du milieu. Sa Pinto a longtemps réclamé, en vain, le renfort d'un numéro 8. Un manque qui devrait être comblé durant le mercato hivernal.

Par Thomas Bricmont

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