Stade national: "Nous payons la facture de l'échec politique"

30/01/18 à 14:20 - Mise à jour à 14:20

Source: Belga

Chris Van Puyvelde, directeur technique de l'Union belge de football (URBSFA), a saisi le refus d'accorder un permis environnemental pour la construction et l'exploitation du nouveau stade national de football, sur le parking C du Heysel à Bruxelles, pour souligner un problème belge. "Nous payons sur le plan sportif la facture de l'échec politique. Et puis je dis: pauvre Belgique", a déclaré Van Puyvelde, mardi à Belga.

Stade national: "Nous payons la facture de l'échec politique"

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"Notre pays est reconnu internationalement pour sa formation de footballeur et son développement des talents. La Belgique n'est à la traîne que dans le domaine des infrastructures. Je ne vois pas cela uniquement à Bruxelles. C'est un problème national. Nous payons sur le plan sportif la facture de l'échec politique. Ailleurs, ces problèmes ne se produisent pas. Et puis je dis: pauvre Belgique."

"Il y a assez de promoteurs et de clubs qui veulent construire des stades en Belgique. Mais ici et là, cependant, des problèmes surgissent et la politique s'y immisce. Les dossiers sont toujours englués dans la bureaucratie."

"En Chine, ils n'ont pas le savoir-faire, mais s'ils veulent y construire un stade, cela prendra trois semaines", explique Van Puyvelde, avec un certain sens de l'exagération. "Nous avons ce savoir-faire et, en fin de compte, le concret, la partie la plus facile, ne se produit jamais. Je voudrais élargir la question. Ce n'est pas seulement un problème avec le stade national. En Belgique, nous devons nous poser la question générale de savoir ce que nous voulons faire de notre infrastructure footballistique. On parle d'un sport qui a prouvé qu'il fait bouger les gens."

"Je ne voudrais pas non plus me concentrer trop sur un stade national en Belgique, comme l'Eurostadion ou le stade du Roi Baudouin. Même après l'expiration du contrat en mai, il y a encore suffisamment de stades en Belgique qui répondent aux normes internationales. Nous pouvons encore disputer les rencontres prévues au stade du Roi Baudouin. Il n'y a donc pas de problème à cet égard. Pour l'URBSFA, c'est juste déficitaire", poursuit Van Puyvelde.

"Nous sommes dépendants des autres, c'est très clair. L'URBSFA veut simplement que les Diables Rouges puissent jouer sur un bonne pelouse et dans un stade magnifique. Notre football et nos Diaboles Rouges sont un produit d'exportation. A l'étranger, on ne parle plus seulement de bière et de chocolat, mais aussi de football. Tout le monde connaît nos joueurs. Il est temps que tout le monde dans ce pays se rende compte de l'image internationale du football. Même le ministre des Affaires étrangères nous implique dans ses missions. Il est donc ennuyeux qu'il soit impossible de construire un stade à Bruxelles, à Bruges ou ailleurs."

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