Simon Mignolet : "Quand tu joues à Liverpool, tu dois accepter les critiques"

26/03/15 à 11:42 - Mise à jour à 11:41

Source: Sportmagazine

Après quelques semaines compliquées, le portier de Liverpool s'est ressaisi, au point d'apparaître actuellement comme un des maillons forts d'un club en pleine bourre. Sport/Foot Magazine l'a rencontré au centre d'entraînement des Reds.

Simon Mignolet : "Quand tu joues à Liverpool, tu dois accepter les critiques"

Simon Mignolet avec Thibaut Courtois à l'entraînement des Diables Rouges. © BELGA

Dans ta saison, il y a les dernières semaines compliquées de 2014 et un début 2015 euphorique. As-tu vécu la partie la plus noire de ta carrière ?

Simon Mignolet : Non, je ne vais jamais dire que ce fut la période la plus difficile de ma carrière. Il y a toujours des moments où ça tourne moins bien. Mais c'est vrai que j'ai été déçu quand l'entraîneur m'a dit avant le match contre Manchester United que je n'allais pas débuter. D'abord parce que c'était contre United, à Old Trafford, et que j'ai toujours envie de jouer ce genre de rencontres ; ensuite parce qu'outre notre élimination en Ligue des Champions contre Bâle, j'avais gardé ma cage inviolée les deux matches précédents en Premier League. J'espérais ma mauvaise passe terminée et voilà que je me retrouvais sur le banc. Je me suis remis en question mais directement après, j'ai préféré penser positif et profiter de cette épreuve pour revenir plus fort. Heureusement, ça n'a pas duré trop longtemps. Manchester United, c'était le 14 décembre et le 26, je retrouvais mon poste contre Burnley. Et depuis lors, j'ai disputé de bons matches, on a gardé le zéro à de nombreuses occasions (NDLR : 10 fois depuis le 26 décembre dont 7 fois en championnat), j'ai été décisif par mes arrêts et on a pris beaucoup de points. Je suis satisfait de la manière avec laquelle j'ai répondu après ma mise à l'écart.

N'as-tu pas craint le timing, à seulement deux semaines de l'ouverture du mercato ?

Pas spécialement. Quand une chose pareille se produit à Liverpool, tous les journalistes pensent que c'est la fin pour toi. Moi, je n'ai jamais réfléchi de la sorte. Je suis un homme positif. J'ai voulu me servir de cette période comme remplaçant pour me calmer, me reposer et revenir plus fort. Et c'est exactement ce qui s'est produit.

C'était pourtant la première fois que tu recevais autant de critiques...

... (Il coupe) Non, ce n'est pas vrai. A Saint-Trond, après ma première saison et la relégation du club, les dirigeants s'étaient déjà dit qu'ils devaient prendre un gardien expérimenté pour remonter en D1. Ils avaient alors acheté Tom Muyters. Finalement, j'ai joué, gagné le championnat, et suis devenu un héros aux yeux des supporters. A Sunderland, lors de ma première saison, j'ai débuté puis cédé ma place à Craig Gordon qui revenait de blessure, puis retrouvé ma place. Mais à l'intersaison, le club a acheté Keiren Westwood (NDLR : aujourd'hui gardien de Sheffield Wednesday) ; tout le monde pensait qu'il allait jouer. Ce ne fut pas le cas. Ici, aussi, après ma mauvaise passe, tout le monde a cité untel ou untel pour me remplacer - on a bien évoqué 50 gardiens - et finalement, j'ai retrouvé ma place.

Et comment as-tu vécu le fait de lire chaque semaine dans les journaux le nom d'un remplaçant potentiel ?

A Liverpool, il faut accepter cela. Chaque jour, dix transferts potentiels sont évoqués dans les journaux. C'est le lot des grandes équipes.

Par Stéphane Vande Velde, à Liverpool

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