Rednic a (encore) réussi son pari

30/01/18 à 12:00 - Mise à jour à 29/01/18 à 16:13

Mircea Rednic est en passe de sauver l'Excel. Mais tout n'est pas rose pour autant au Cannonier.

Rednic a (encore) réussi son pari

Mircea Rednic. © BELGA

Mouscron est sauvé. Et bien plus tôt que les trois dernières saisons. Ce n'est pas encore mathématique, mais avec 11 points d'avance sur un Malines en état de mort cérébrale à 6 matches de la fin, c'est dans la poche. Et puis Malines doit encore se farcir Anderlecht, Gand, Charleroi, le Standard et Waasland Beveren.

De là à dire que tout va bien au Canonnier... Non ! A la mi-décembre, on avait coincé Mircea Rednic dans un recoin du stade, juste après la victoire contre Ostende qui venait après une série inquiétante de 4 points sur 30. Il ne nous avait pas caché qu'il avait des divergences de vues avec sa direction. Extraits. " Si la direction a paniqué, c'est son problème (...) Mon contrat est clair : maintenir Mouscron. Je veux que tout le monde voie les choses en face (...) Durant l'été, on n'a pas dépensé un euro en transferts (...) Il me faut des renforts en janvier. " Il nous expliquait aussi qu'il n'avait pas apprécié que le directeur sportif, Jürgen Röber, l'apostrophe publiquement sur le terrain après le match contre Saint-Trond : " Ce n'était pas le bon moment. "

Il y a un an, le Roumain avait repris une équipe condamnée puis l'avait finalement sauvée. Cette fois, Mouscron devrait pouvoir vivre sereinement ses derniers matches. Mais il y a quand même un parfum de petite crise. La relation Röber - Rednic n'a rien de chaleureux. Et puis, on vient d'avoir l'affaire Jonathan Bolingi. Presque viré du Standard en été, accueilli par Rednic, sensation du début de championnat avant de connaître un gros passage à vide : un seul but au cours des quatre derniers mois. Mais il a osé dire à son coach, avant le match de mi-semaine dernière contre Courtrai, qu'il voulait partir. En décembre déjà, Rednic nous disait que le Standard, auquel il appartient toujours, lui avait monté la tête. Aujourd'hui, il dit : " Bolingi oublie vite que c'est grâce à moi qu'il s'est fait un nom. "

Par Pierre Danvoye

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