Quel retour pour les Diables après l'EURO ?

30/03/16 à 10:33 - Mise à jour à 10:38

Source: Sportmagazine

Les leçons du fiasco post-Brésil ont été tirées. Il y aura une fête si les Belges vont au moins en quarts de finale en France.

Quel retour pour les Diables après l'EURO ?

Les Diables Rouges lors de leur retour du Brésil. © BELGAIMAGE

" Dès la fin du match contre l'Argentine, j'ai eu tout le monde au téléphone. J'ai dit : -Si vous voulez organiser quelque chose à Bruxelles, faites-le, mais c'est dangereux. " Marc Wilmots revient sur le come-back chahuté des Diables après la Coupe du Monde, sur les têtes d'enterrement des joueurs à leur descente d'avion à Zaventem, sur leurs bouderies lors de la réception organisée à la va-vite devant le Palais royal.

Le coach réfléchit déjà à ce qui pourrait être fait cet été. " A l'époque, on n'avait plus participé à un tournoi depuis douze ans, ça a joué. Personne n'était vraiment préparé. Maintenant, on sait, on a eu le temps d'y penser. On voit déjà ce qu'on pourrait faire. Si on ne sort pas de notre poule ou si notre parcours s'arrête en huitièmes de finale, je ne pense pas qu'il y aura une fête. Si on va jusqu'en quarts, je ne sais pas. Si on est en demis, le discours sera le même qu'au Brésil : on fera quelque chose.

Avec le recul, je vois que les gens nous ont compris. Si tu leur expliques bien, ça passe mieux. Le fan day à Ostende a été un vrai succès. C'est ce genre d'événement qu'il faut organiser. Tu fais plaisir à des enfants pendant une heure, tu leur donnes quelque chose, ils peuvent recevoir un autographe ou faire une photo avec un joueur. Pour moi, c'est bien plus intéressant et enrichissant, pour tout le monde, que de faire un tour sur la Grand-Place dans un car découvert.

Me balader en bus et faire olé olé, ça ne m'intéresse pas, ce sont des couillonnades. C'est juste bon pour les photographes et pour les chaînes de télé qui n'ont pas les droits sur nos matches. Parce que, oui, cette affaire de droits télévisés a aussi joué un rôle dans le matraquage qu'on a eu après le retour du Brésil. "

Par Pierre Danvoye

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