Pourquoi jouer avec deux attaquants?

22/12/16 à 10:30 - Mise à jour à 20/12/16 à 15:58

Source: Sportmagazine

Les duos d'attaquants sont de plus en plus nombreux sur les pelouses de Pro League.

Pourquoi jouer avec deux attaquants?

Orlando Sa et Ishak Belfodil, un duo d'attaquants qui marche au Standard. © BELGA

Dès son arrivée à Sclessin, Aleksandar Jankovic a installé un 4-4-2 en bord de Meuse. Le début d'une mode qui a même atteint, l'espace d'une rencontre, le stade Constant Vanden Stock, où René Weiler a associé Lukasz Teodorczyk et Hamdi Harbaoui face à Westerlo. Les duos d'attaquants font peu à peu leur retour sur les pelouses belges. Ce week-end, Genk - Standard et Saint-Trond - Gand se sont disputés avec deux attaquants de chaque côté.

Felice Mazzù, qui a aligné de concert David Pollet et Chris Bédia face à Mouscron pour tester à nouveau un 4-4-2 qu'il affectionne, explique son raisonnement : "Mes gars doivent être conquérants. En plaçant deux attaquants, je voulais leur faire passer un message." Le 4-4-2 placerait donc naturellement le bloc plus haut sur le terrain. Les Zèbres l'ont d'ailleurs expérimenté à leurs dépens lors de leurs deux précédentes sorties à domicile, quand le Standard puis Genk sont venus les enterrer devant leurs seize mètres avec un duo offensif qui pesait de tout son poids dans le rectangle.

"Le 4-4-2 sème l'incertitude chez l'adversaire. Est-ce qu'il prend le risque que ses arrières centraux jouent homme contre homme, ou est-ce qu'il fait reculer son milieu défensif ?", poursuit Mazzù.

Les vertus offensives du 4-4-2 sont nombreuses. Elles permettent également de passer sous silence les difficultés à la construction d'un milieu de terrain, en passant par les flancs pour accumuler les centres, comme c'est le cas au Standard.

À Saint-Trond, Ivan Leko a même décidé d'opter pour un 5-3-2, relançant les Canaris après une longue série noire. Face à des ailiers improductifs, le Croate a choisi ce système pour sublimer Yohan Boli, plus à l'aise quand il n'est pas seul en pointe. Une autre raison de passer à deux devant.

Par Guillaume Gautier

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