"Pour Ostende, c'est un rendez-vous unique avec l'histoire"

18/03/17 à 10:00 - Mise à jour à 17/03/17 à 14:24

Source: Sportmagazine

Ce samedi, au stade Roi Baudouin, Yves Vanderhaeghe a l'occasion d'écrire deux pages d'histoire avec Ostende: enlever la première coupe de Belgique du club tout en forçant sa première qualification européenne. Il a préfacé cette finale pour Sport/Foot Magazine.

"Pour Ostende, c'est un rendez-vous unique avec l'histoire"

Yves Vanderhaeghe : "Si nous montrons en finale ce que nous avons affiché à Genk pendant 90 minutes, nous gagnerons." © BELGAIMAGE

Ce samedi, Yves Vanderhaeghe débarque dans la capitale avec Ostende, pour affronter Zulte Waregem en finale de la coupe de Belgique. Il a déjà loué un bus pour sa famille et ses amis. Il a également répété à maintes reprises: quand on dispute une finale de coupe, il faut la gagner.

"Francky Dury ne dit-il pas la même chose? Ça me paraît logique. On met tout en oeuvre pour gagner car la déception est immense en cas de défaite. En plus, la victoire donne accès à la phase par poules de l'Europa League. Six matches de coupe d'Europe d'un coup! C'est unique, non? Ostende n'a jamais encore vécu ça. C'est un rendez-vous unique avec l'histoire."

Marc Coucke serait en tout cas ravi, ce qui n'a pas toujours été le cas en coulisses, cette saison, d'après nos sources. Il veut que tout aille vite.

YVES VANDERHAEGHE: Ce serait historique. Le président rêve de ça, c'est ce qu'il exige à terme et nous approchons de notre objectif. Mais nous devons rester réalistes: nous avons 50% de chances. Reste que le président serait certainement plus heureux, dans ce cas de figure, qu'après notre revers 3-0 à Saint-Trond. J'aime la pression. Elle fait partie du jeu. Elle peut être positive quand on sait la gérer. Certains y parviennent mieux que d'autres. Comme moi, le président est un battant, il veut gagner. On le remarque à tous les efforts qu'il a consentis pour le club ces dernières années. Il ne supporte pas la défaite. Mais nous ne devons pas oublier que nous bossons bien depuis deux saisons. Nous placer parmi les six premiers, saison après saison, est tout sauf évident. Voyez ceux qui ont loupé les PO1... En parler est une chose, réussir est une autre paire de manches. Le président veut que le G5 devienne un G6, soit le G5 plus Ostende, mais notre vitrine est toujours vide. Jamais Ostende n'a gagné de trophée. Pas à pas, nous sommes en train de construire quelque chose de beau. Nous voulons toujours gagner mais nous ne devons jamais croire que ça coule de source. Je rappelle régulièrement au groupe qu'il faut rester modeste.

Qu'as-tu retenu des deux matches de championnat disputés contre Zulte Waregem cette saison? Ils se sont tous deux achevés sur le score de 1-1.

VANDERHAEGHE: Nous nous valons. A Waregem, nous nous sommes forgé quelques superbes occasions en première mi-temps mais sans parvenir à plier le match. Ensuite, Zulte est revenu, ce qui est logique. On ne peut pas dominer pendant 90 minutes. Y parvenir en finale serait super mais en général, c'est utopique.

Cette saison, tu as fréquemment entamé les conférences de presse d'après-match avec un constat: les joueurs n'étaient pas prêts, leur réveil avait sonné trop tard, etc. C'est manifestement un point faible à Ostende: vous n'êtes pas affûtés d'emblée.

VANDERHAEGHE: N'est-ce pas parce que nous pensons pouvoir tout résoudre grâce à notre technique?

Une solution de facilité?

VANDERHAEGHE: Oui. Du coup, nous sommes rapidement menés. Mais nous avons aussi démontré le contraire. Je ne savais pas mes hommes capables de ce qu'ils ont montré à Genk. S'ils parviennent à rééditer ça pendant 90 minutes en finales, nous pouvons la gagner.

Tes joueurs étaient surmotivés à l'idée de disputer la finale de la coupe?

VANDERHAEGHE: Peut-être. Ils ont compris que le match aller n'avait pas été suffisant. Ils étaient déçus de leur prestation. Nous leur avons montré, par des images, qu'ils avaient été trop spectateurs. Chacun a travaillé, a couru et a fait son boulot mais personne n'a émergé. Nous avons regardé Genk faire circuler le ballon. Je leur ai dit: "Les gars, si vous n'allez pas au ballon, vous ne le prendrez pas! Vous pouvez vous entraîneur tactiquement autant que vous voulez mais si vous ne comprenez pas que vous devez aller au duel et que vous laissez passer votre homme, ça n'ira jamais. C'est de ces extras qu'il s'agit. Nous nous y exerçons. A ce moment-là, nous jouions tous les trois jours et la préparation des matches était très courte mais nous avons introduit une série de séances spécifiques, en exerçant la pression vers l'avant et j'ai retrouvé cet élément à Genk dès la première minute. Un entraîneur essaie toujours que ses footballeurs le fassent à chaque match mais ça doit aussi venir d'eux.

ParChris Tetaert, Christian Vandenabeele et Frédéric Vanheule

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Yves Vanderhaghe dans votre Sport/Foot Magazine

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