Paris-Roubaix - Tom Boonen fait ses adieux au monde cycliste par une 13e place

09/04/17 à 21:06 - Mise à jour à 21:08

Source: Belga

(Belga) Une masse impressionnante de supporters autour de son bus, tant au départ à Compiègne qu'à l'arrivée à Roubaix, une acclamation assourdissante, et une émotion visible: Tom Boonen a fait dimanche ses adieux au monde cycliste sur le lieu de ses plus grands exploits.

"Je ne m'y attendais pas du tout, à cet accueil. Ces quinze derniers jours, ce furent des montagnes russes émotionnelles, mais il semble que les gens profitent des derniers instants de course que je leur offre. Même si je n'ai pas gagné", a-t-il lancé devant les journalistes, s'exprimant aussi bien en flamand, qu'en anglais ou en français. Boonen, 36 ans, a été animateur de la course, mais il a finalement pris la 13e place d'un Paris-Roubaix remporté pour la première fois par le champion olympique Greg Van Avermaet. "C'était très difficile aujourd'hui, j'étais très marqué. A la fin, nous avions +Stybi+ (le Tchèque Zdenek Stybar, son coéquipier chez Quick-Step) devant. Ça pouvait m'offrir quelques possibilités, mais tout le monde était très fatigué donc personne ne pouvait combler le trou", a-t-il analysé. En revanche, pas de place pour les regrets. "Pas une minute." Et il ne s'imaginait pas arrêter sa carrière dans un autre endroit que ce vélodrome mythique. "Pour moi, c'est la plus belle course du monde. Et je sens que c'est le moment pour moi, je le sens depuis l'an dernier", a-t-il soufflé, lui qui avait échoué à un souffle d'un cinquième succès sur Paris-Roubaix en 2016, battu à la surprise par l'Australien Mathew Hayman au sprint. "Je peux encore faire de belles courses et me motiver, mais c'est le moment et je suis heureux que ce soit terminé". Il avoue à demi-mots avoir été rattrapé par l'émotion pendant la course, sur la fin du parcours. "Au panneau des cinq derniers kilomètres, c'est là que je me suis dit ce sont les cinq derniers kilomètres de ma carrière." A-t-il cru pouvoir s'imposer une dernière fois pour des adieux en forme de triomphe? "Oui, jusqu'aux quinze derniers kilomètres", et le redoutable secteur pavé du Carrefour de l'Arbre, dernière grosse difficulté du parcours. "Derrière le premier groupe, il n'y avait pas d'équipe capable de faire quelque chose", son équipe Quick-Step disposant de Stybar à l'avant. Et maintenant? "Je vais aller chercher ma voiture", glisse-t-il malicieusement. (Belga)

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