Ovono : "Proto ? Son arrivée n'était pas indispensable"

28/11/17 à 14:00 - Mise à jour à 14:21

Source: Sportmagazine

Didier Ovono a joué près de 100 matches pour Ostende, mais il a perdu sa place suite à une divergence de vues concernant sa participation à la CAN. Le portier gabonais a retrouvé un emploi au Paris FC, en Ligue 2, et revient pour la première fois sur ses péripéties côtières.

Ovono : "Proto ? Son arrivée n'était pas indispensable"

Didier Ovono a retrouvé de l'embauche au Paris FC. © BELGAIMAGE

Didier Ovono à propos...

...du bilan de son passage à Ostende : "Lorsque je suis arrivé, l'équipe était avant-dernière au classement. Lorsque je suis parti, elle était qualifiée pour l'Europa League. Ostende a tout pour devenir un club de pointe en Belgique, indépendamment de Marc Coucke. Mais, pour l'instant, le palmarès du club côtier se résume à deux lignes : finaliste de la Coupe de Belgique en 2017 et participation à l'Europa League en 2017. On a rendu fière toute une génération de supporters, qui se souviendra encore longtemps de ce déplacement européen : "On était là, à Marseille." J'ai donc écrit une page de l'histoire du club. Si je n'avais pas arrêté un penalty crucial contre Gand en quart de finale, il n'aurait jamais été question de finale."

...de Marc Coucke : "Coucke a beaucoup investi, mais sur le terrain, ce sont les joueurs qui ont presté. S'il n'y a pas de symbiose entre toutes les composantes d'un club, on n'arrive à rien. Ça n'enlève rien aux mérites de Coucke, évidemment, qui a géré le club d'une manière très intelligente. La côte belge avait besoin d'un grand club et Coucke, à sa manière, a fait en sorte qu'il puisse exister."

...de la raison de son départ : "Quelque chose s'est cassé avec Coucke lorsque je lui ai clairement fait comprendre que je partirais à la Coupe d'Afrique des Nations, pour défendre les couleurs du Gabon. Personne ne peut me reprocher d'avoir voulu privilégier mon pays, par rapport à mon employeur. Beaucoup de joueurs auraient agi de la même manière, à ma place. Ostende aurait voulu que je sacrifie la CAN alors que celle-ci de disputait dans mon propre pays et que je suis le capitaine de l'équipe. Comment aurais-je pu expliquer cela à ma famille et à mes amis ?"

...du mauvais début de saison d'Ostende : "À la fin de la saison dernière, c'était chacun pour soi. L'équipe s'est désintégrée, les joueurs ont téléphoné à leur agent parce qu'ils voulaient partir... Aujourd'hui, ce qui manque le plus à Ostende, ce sont des joueurs qui ont l'ADN du club. On en arrive au noeud du problème : le casting a été loupé. Un film devient une réussite ou un échec en fonction des acteurs. Sur ce point, on s'est souvent trompé à Ostende. Un mauvais casting débouche immanquablement sur un flop. Prenez le cas de Proto : son transfert a-t-il été une réussite ? Non, bien sûr. Son arrivée n'était pas indispensable, à mes yeux. À Ostende, on ne sait pas comment gérer les vedettes."

Par Alain Eliasy

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