Mujangi Bia : " Au Standard, tout le monde parle derrière tout le monde "

10/06/15 à 09:00 - Mise à jour à 09/06/15 à 16:35

Source: Sportmagazine

Mal-aimé, caractère difficile, bad boy, agitateur, autant de qualificatifs qui collent aux basques de Geoffrey Mujangi Bia. Mais pourquoi tant de haine ? Entretien vérité.

Mujangi Bia : " Au Standard, tout le monde parle derrière tout le monde "

Pour Geoffrey Mujangi Bia, le Standard n'a jamais rien fait pour que sa situation change avec les supporters. © BELGAIMAGE

Comment expliques-tu la saison compliquée du Standard ?

Geoffrey Mujangi Bia: Le foot, c'est un peu comme le casino. Si tu veux gagner gros , il faut miser gros. Mais au Standard, on met 2 euros et on espère en gagner 100.000. On a vendu pour près de 20 millions d'euros et les nouveaux sont arrivés trop tard. Luzon n'a pu travailler la tactique que fin août. La Ligue des Champions fut sacrifiée. Comment veux- tu travailler correctement dans de telles conditions? La gestion était mauvaise. Un club doit avoir une certaine structure sur plusieurs années. Mais si tu chamboules tout chaque année et que tu changes de coach tous les trois mois, ça devient compliqué.

Il paraît que c'était le Club Med ?

C'est ridicule. Un jour, un joueur a craché dans le vestiaire et Ivan (Vukomanovic) n'a pas crié sur le joueur en question. Mais ce n'est pas son problème à Ivan. Lui c'est le terrain. Et je retiens surtout qu'avec lui, on a battu deux fois Anderlecht, on a remporté 70% des points. On a reprorché des bêtises à Ivan. Mais au Standard, de toute façon, tout le monde parle derrière tout le monde. Même les dirigeants entre eux. Comment veux-tu avancer dans un tel contexte?

Ça a été compliqué avec les supporters.

Un dirigeant m' a dit qu'on ne pourrait jamais régler mon cas avec les supporters. Le club n'a jamais rien fait pour que ma situation change. On pourrait même porter plainte pour préjudice moral (il rit). Je rigole mais je suis sérieux. Dans un contrat, le club a aussi des obligations. C'est devenu grave à un moment. Avant même que je ne touche la balle, on me sifflait. Même quand un équipier me faisait une mauvaise passe, c'est moi qui prenais.

Par Thomas Bricmont

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Geoffrey Mujangi Bia et son cousin Pelé Mboyo dans votre Sport/Foot Magazine

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