Milicevic : "On doit prendre exemple sur Anderlecht en Champions League"

09/07/15 à 10:00 - Mise à jour à 10:41

Source: Sportmagazine

Si la C1 constitue un point d'interrogation pour Gand, Danijel Milicevic veut prendre Anderlecht, qui y a fait bonne figure l'an dernier, comme référence.

Milicevic : "On doit prendre exemple sur Anderlecht en Champions League"

Danijel Milicevic va découvrir la Champions League cette année. © BELGA

Il habite dans le centre historique de Gand. Danijel Milicevic s'y sent à l'aise : le quartier est animé, on y trouve de bons petits restaurants et des bistrots accueillants. Mieux vaut s'y déplacer à pied, ou à vélo comme le font les étudiants. Il aime y flâner, arpenter ces lieux colorés ou simplement s'y mêler à la foule. C'est ici qu'il a fêté le titre au mois de mai, accompagné par près de 125.000 sympathisants enthousiastes. Et c'est ici qu'il se prépare à la nouvelle saison, qui sera placée sous le signe de la confirmation.

A ce jour, personne n'a encore quitté le club. Qu'est-ce que cela signifie, à vos yeux ?

Qu'on peut travailler dans la continuité. Tout le contraire de l'an passé, lorsque l'on a quasiment dû tout construire de zéro. La tactique, le coach : tout était nouveau. Je me souviens très bien du début de saison passée : les premières semaines, les premiers mois même, furent très difficiles. L'entraîneur a constamment dû nous guider.

Cela ne signifie-t-il pas, aussi, que personne n'est vraiment sorti du lot, que les scouts n'ont pas su sur qui se rabattre ?

Oui, sans doute. Le titre n'a pas été conquis grâce à de grands talents individuels, mais surtout grâce à un collectif très fort. Le niveau d'ensemble a été très homogène. C'était tantôt l'un, tantôt l'autre qui se mettait en évidence. C'est aussi ce qui a fait notre force.

Qu'attendez-vous de la C1 ?

C'est pour moi un grand point d'interrogation. La différence avec le championnat de Belgique est sans doute très grande : le jeu est plus rapide, les duels sont plus rudes. D'un autre côté : Anderlecht a fait bonne figure la saison dernière. Je pense que nous devons prendre les Bruxellois comme référence. Ils ont obtenu des résultats en formant un bloc. Nous devrons être encore plus attentifs aux détails, et surtout : être plus costauds. La C1 ne m'effraie pas, je suis simplement un peu... excité. Un peu comme au début des play-offs. Dans ces moments-là, on ne doit pas devenir nerveux, il faut surtout en profiter. Dans dix ans, ma carrière sera terminée, il ne restera plus que les souvenirs. J'estime que nous devons aussi regarder plus loin. Un one-shot n'apporte rien. Dans certains pays, des champions inattendus sont tombés dans les oubliettes après leur exploit. Cela ne peut pas nous arriver.

Cette équipe a-t-elle atteint son sommet ou peut-elle encore progresser ?

La saison dernière, nous avons parfois rencontré des difficultés lorsque l'adversaire exerçait un pressing haut, nous empêchait d'avoir la possession du ballon ou procédait par de longues passes. Je me souviens de la deuxième mi-temps contre Bruges en play-offs, lorsque nous menions 2-0 et avions été rejoints à 2-2. C'est ce point-là que nous devons travailler. Nous devons aussi améliorer l'efficacité dans les deux rectangles. Parfaire la finition en attaque, même si le problème était surtout récurrent en début de saison. Contre Genk, nous nous sommes créé 37 occasions, mais le match s'est terminé sur un 0-0. Et nous aurions même pu le perdre. Après janvier, c'était meilleur dans ce domaine. Nous nous sommes montrés plus efficaces, nous avons aussi joué davantage dans la verticalité, à la demande du coach. C'est une caractéristique des grandes équipes : sur une passe, elles parviennent à éliminer quatre ou cinq joueurs.

En résumé : Barcelone contre le Real Madrid.

De fait. Les accélérations, le jeu vertical : ce sont des aspects à travailler. Dans les deux sens : nous devons éviter que l'adversaire nous pose des problèmes en pratiquant de la sorte, mais nous devons aussi parvenir à jouer nous-mêmes de cette manière. Quelques matches de championnat ne suffiront pas, nous devrons beaucoup travailler ces aspects à l'entraînement.

Par Peter T'Kint

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