Liverpool : le pari Keïta

08/09/17 à 12:00 - Mise à jour à 13:31
Du Sport/Footmagazine du 06/09/17

Jürgen Klopp, le manager de Liverpool, a obtenu gain de cause : Naby Keïta va remplacer Emre Can. Du moins à partir de la saison prochaine.

Liverpool : le pari Keïta

Naby Keïta : un transfert inhabituel de Leipzig à Liverpool. © belgaimage

Dietrich Mateschitz (73 ans), le propriétaire autrichien du RB Leipzig avait martelé qu'en aucun cas Timo Werner, Emil Forsberg et Naby Keïta ne partiraient car il voulait découvrir les possibilités sportives réelles de Ralph Hasenhüttl (ex-KV Malines et Lierse) avec le vice-champion d'Allemagne en Ligue des Champions.

Malheureusement, le contrat, valable jusqu'en 2020, du médian axial guinéen comportait une clause de transfert valable à partir de la saison prochaine. Liverpool a accepté de battre son record et a versé quelque 52 millions d'euros pour le récupérateur, qui le rejoindra donc le 1er juillet 2018. Keïta (1m72), transféré en 2016 de Salzbourg, un autre club de Mateschitz, est le moteur de Leipzig. International à 24 reprises, il a marqué huit buts et délivré autant d'assists en 31 matches de Bundesliga.

À Liverpool, l'aspirateur parfait va gagner douze millions d'euros par an. Il était tout en haut de la liste de Jürgen Klopp (50 ans), qui veut anticiper le départ éventuel d'un de ses préférés, Emre Can (23 ans), bientôt en fin de contrat. L'international allemand (15 caps), généralement aligné aux côtés du capitaine Jordan Henderson (27 ans), se distingue par son gros moteur, sa puissance physique et sa technique. Toutefois, le médian d'origine turque, à Anfield Road depuis 2014, refuse de prolonger son contrat et flirte depuis un certain temps avec la Juventus.

Le RB Salzbourg se frotte les mains aussi : le champion d'Autriche, qui a loupé pour la dixième fois sa qualification pour le bal des champions, encaisse 10 % de la somme du transfert. La presse allemande considère que ce deal est risqué : qu'adviendrait-il si Keïta s'occasionnait une grave blessure ? " Je ne veux pas penser à un scénario de ce genre ", a réagi Klopp, piqué au vif.

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