Ligue 1 - Deux mois de prison ferme pour le défenseur du Paris Saint-Germain Serge Aurier

26/09/16 à 13:42 - Mise à jour à 13:45

Source: Belga

(Belga) L'arrière-droit international ivoirien du Paris Saint-Germain Serge Aurier, concurrent à ce poste du Diable Rouge Thomas Meunier, a été condamné à deux mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris lundi. Il comparaissait pour violences sur personne dépositaire de l'ordre public survenue lors d'une altercation avec des policiers à la sortie d'une boîte de nuit parisienne le 30 mai dernier.

Aurier, 23 ans, est également condamné à verser 300 euros pour dommages corporels, et 300 euros pour dommages moraux, ainsi qu'à 1500 euros de frais de justice. Sa condamnation qualifiée "d'aménageable" n'ayant pas été assortie d'un mandat de dépôt à l'audience, rien n'empêche au plan judiciaire le joueur, qui n'ira de toute façon pas en prison, de disputer son prochain match en Ligue des champions mercredi en Bulgarie sur la pelouse de Ludogorets Razgrad. Aurier, qui aurait donné des coups de coude à un policier, va faire appel a indiqué son avocate. A l'énoncé de sa peine, plus forte que les réquisitions du procureur, qui avait demandé deux mois assortis du sursis ou de travaux d'intérêt général, Serge Aurier a accusé le coup, restant un long moment comme pétrifié sur sa chaise. La sévérité apparente de la sanction peut s'expliquer par le fait que Serge Aurier était sous le coup d'une condamnation de 3 mois de prison avec sursis pour récidive de conduite sans permis, en date du 23 mai 2016. L'altercation s'était déroulée lors du contrôle de son véhicule, mal garé, au petit matin du 30 mai, à la sortie d'une boîte de nuit de la capitale. A l'audience, un policier de la BAC (Brigade anticriminalité) qui avait bénéficié d'un jour d'incapacité totale de travail, a expliqué que le joueur avait refusé de sortir de sa Porsche Cayenne aux vitres fumées, puis lui avait asséné un coup de coude au thorax. Comme lors de l'enquête, le latéral a nié les violences, affirmant avoir été frappé par le policier "en premier". Après quelques heures en cellule de dégrisement, il avait déposé une plainte pour violences policières, classée sans suite. (Belga)

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