Les supporters du FC Liège ne veulent pas d'un club trop bling-bling.

14/10/15 à 17:29 - Mise à jour à 15/10/15 à 11:07

Source: Sportmagazine

La direction du Matricule 4 fait du bon boulot et les fans espèrent que le club va conserver le côté populaire qui lui a permis de survivre à 20 ans de galère.

Les supporters du FC Liège ne veulent pas d'un club trop bling-bling.

Rocourt. © PG

Le FC Liège accueille Tirlemont, dimanche prochain, mais à Rocourt, les supporters du Matricule 4 ne parlent déjà plus que du match au Beerschot, le samedi suivant. Une rencontre entre deux clubs qui rêvent de retrouver leur glorieux passé et qui comptent encore de nombreux fans. Même si Liège, avec ses 1.000 abonnés, est encore loin de rivaliser avec les 3.000 fidèles du Kiel.

" Il y a plusieurs explications à cela ", dit Raphaël Schmitz, trésorier du club des supporters Johan 1892. " La taille des deux villes, bien sûr, mais aussi le fait que cela fait bien plus longtemps que Liège n'évolue plus en D1. Nous avons sauté une génération, nos supporters vieillissent. Enfin, le Beerschot a conservé son stade tandis que nous avons été SDF pendant 20 ans. "

Un stade, Liège en a désormais un. Mais autant les supporters en sont heureux, autant ils avouent ne pas encore s'y sentir chez eux. Et s'ils sont très satisfaits du travail abattu par la nouvelle direction pour remettre le Matricule 4 sur les bons rails, ils aimeraient tout de même que le FC Liège conserve le côté populaire qui lui a permis de survivre à 20 ans de galère.

" Le bling-bling, nous n'aimons pas trop ", dit Raphaël Schmitz. " Nous sommes un peu les Max Havelaar du foot. Bien entendu, nous sommes conscients que le club a besoin d'investisseurs pour retrouver la D1 mais nous pensons que cela ne doit pas empêcher de bonnes relations avec les supporters qui, il faut le rappeler, ont tout de même réuni plus de 75.000 euros qui ont permis de sauver le club de la radiation et de favoriser sa reprise. C'est évidemment moins que ce que peuvent apporter des entreprises (on évoque un budget business de 100.000 euros par an, ndlr) mais ce n'est pas négligeable. A Charleroi, la campagne Carolos Are Back a prouvé qu'il était possible de vivre ensemble. "

Pour Raphaël Schmitz et pour Lambert Serlez, responsable de la " Section Naniot ", les supporters sont conscients du fait que la direction du club a travaillé sur de nombreux dossiers en même temps mais ils espèrent tout de même qu'on ne s'occupera pas d'eux en dernier. " Ce que nous demandons avant tout, c'est un interlocuteur au sein du club. "

Un certain Lahoucine Knar, aurait été engagé à cet effet. Nous avons cherché à le joindre mais nos tentatives sont restées vaines...

Par Patrice Sintzen

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